mercredi 24 septembre 2008

Tag littéraire


Un peu de présent dans mes récits du "passé", quoique ce passé ce ne soit pas si lointain... Question de vous rappeler que j'ai encore une vie, un présent, que ce n'est pas toujours très joyeux ni très rose, mais qu'il est tout de même digne de mention. ;o)

Cette semaine, j'assiste à des ateliers d'aide à l'emploi de l'Université de Montréal, "la planification de la recherche d'emplois" (ça, ça fait 2 mois que je le fais, mais il paraît que je dois maintenant me concentrer sur le "marché caché"... les emplois secrets, dissimulés aux yeux des non-initiés, hors-réseautage... tout est donc à recommencer, ou presque!), "le défi du curriculum vitae: la rédaction" (je me fais deux beaux cvs tout neufs, tout propres, tout courts (ce qui n'était pas le cas de l'ancien!), un chronologique, un par compétences, et demain j'évaluerai avec ma conseillère lequel est le plus "performant"), et demain, "préparation à l'entrevue: I". La préparation à l'entrevue "étape 2", ce sera des simulations et de l'observation des autres, ça s'annonce intéressant.

Bref, chéri et moi sommes plutôt désillusionnés par le peu de réponses que nous recevons, mais après ces ateliers et la "refonte" de nos cvs, je suis confiante: on aura davantage de feedback.

Quant au tag, il vient de Véro, qui l'a reçu d'Oum. Citer les lignes 5 à 10 de la page 123 du roman qui repose sur ma table de chevet.

Puisque je suis incapable de faire si court, et que cet extrait, que je viens de lire, n'est pas représentatif de la prose du roman, je vous en cite un autre extrait, plus long, mais ô combien inspirant.

Ma lecture en ce moment? Historique, évidemment. Dumas-esque, ajouterais-je. Après la saga des Trois Mousquetaires, oeuvre grandiose sur l'amitié masculine, l'esprit chevaleresque et les complots de Richelieu et de Louis XIV, après aussi le Comte de Monte-Christo et ses histoires de vengeance et d'amours déçues, je tombe avec délice dans La Reine Margot.

Donc, après le 17e siècle, après le 19e siècle, je retourne au 16e siècle, l'époque des poisons, des guerres de religions entre papistes et huguenots, une époque que j'ai beaucoup aimé étudier et un événement en particulier, le massacre de la Saint-Barthélémy, que j'ai particulièrement analysé pour en trouver "les coupables" (la machiavélique Reine-mère Catherine de Médicis est-elle la seule coupable? Son fils Charles IX a-t-il tiré de sa fenêtre sur les protestants fuyant le massacre? Les nobles protestants étaient-ils si prétentieux, si provocants? aaaah, comprendre les ressorts, les non-dits, les causes et conséquences de l'Histoire...je me demande pourquoi j'aime tant cela... peut-être par désillusion par rapport à la politique ennuyante d'aujourd'hui, alors que c'était si excitant, si imprévisible à l'époque?)

Bref, la reine Margot, fille de Catherine, soeur de Charles IX. Le soir de la Saint-Barthélémy, 24 août 1572. Le parti catholique (papiste), dans le Louvre, se prépare à passer sous le fil de l'épée la "tête" du parti protestant, la douzaine d'huguenots qui constitue la suite d'Henri de Navarre, qu'on vient d'unir à Margot dans l'espoir de rallier les 2 religions - officiellement - ou dans le but d'amener toutes les proies dans le même filet - officieusement.

Un beau jeune homme, La Mole, protestant, vient d'arriver à Paris pour rejoindre Henri de Navarre. Il arrive quelques jours plus tard que prévu, et n'est donc pas encore "identifié" comme faisant partie de la suite d'Henri, cette suite qui sera victime, au son de la tocsin de l'église d'à côté, à 2h du matin, des machinations de la famille royale, de Catherine, du roi Charles IX.

Le massacre commence. On tue bien sûr les nobles de la suite d'Henri, on tue l'amiral Coligny, pourtant appelé "mon père" par le roi Charles IX quelques jours auparavant. Les meurtres se passent dans les rues, les gens tentent de fuir. Les Parisiens s'éveillent, profitent de l'occasion pour se défouler, pour assassiner, les protestants évidemment, mais aussi, pourquoi pas, tous ces "gênants" qui nuisent, un voisin, un oncle dont on veut hériter; c'est le bain de sang.

La Mole réussit à échapper à son aubergiste qui prévoyait en faire sa première victime de la soirée. Il court à l'hôtel de l'amiral de Coligny pour l'avertir du danger, mais il est trop tard à son arrivée; on a déjà assassiné le vieil homme, on l'a jeté par la fenêtre, et la foule prend plaisir maintenant à le décapiter, le démembrer. Où est La Mole? Caché dans l'hôtel, piégé.


/////
p. 100:

"En ce moment, en effet, quelques cris de détresse qui semblaient poussés par une voix de femme se firent entendre; des reflets rougeâtres illuminèrent une des deux ailes formant galerie. On aperçut deux hommes qui fuyaient poursuivis par une longue file de massacreurs. Une arquebusade tua l'un; l'autre trouva sur son chemin une fenêtre ouverte, et, sans mesurer la hauteur, sans s'inquiéter des ennemis qui l'attendaient en bas, il sauta intrépidement dans la cour.

- "Tuez! tuez!" crièrent les assassins en voyant leur victime prête à leur échapper.

L'homme se releva en ramassant son épée, qui, dans sa chute, lui avait échappée des mains, prit sa course tête baissée à travers les assistants, en culbuta trois ou quatre, en perça un de son épée, et au milieu du feu des pistolades, au milieu des imprécations des soldats furieux de l'avoir manqué, il passa comme l'éclair devant Coconnas, qui l'attendait à la porte, le poignard à la main.

- "Touché! cria le Piémontais en lui traversant le bras de sa lame fine et aiguë."
- Lâche! répondit le fugitif en fouettant le visage de son ennemi avec la lame de son épée, faute d'espace pour lui donner un coup de pointe.
- Oh! mille démons! s'écria Coconnas, c'est monsieur de la Mole!
- Monsieur de la Mole! répétèrent La Hurière et Maurevel.
- C'est celui qui a prévenu l'amiral! crièrent plusieurs soldats.
- Tue! tue!..." hurla-t-on de tous côtés.

Coconnas, La Hurière et dix soldats s'élancèrent à la poursuite de La Mole, qui, couvert de sang et arrivé à ce degré d'exaltation qui est la dernière réserve de la vigueur humaine, bondissait par les rues, sans autre guide que l'instinct. Derrière lui, les pas et les cris de ses ennemis l'éperonnaient et semblaient lui donner des ailes. Parfois une balle sifflait à son oreille et imprimait tout à coup à sa course, près de se ralentir, une nouvelle rapidité. Ce n'était plus une respiration, ce n'était plus une haleine qui sortait de sa poitrine, mais un râle sourd, mais un rauque hurlement. La sueur et le sang dégouttaient de ses cheveux et coulaient confondus sur son visage.

Bientôt son pourpoint devint trop serré pour les battements de son coeur, et il l'arracha. Bientôt son épée devint trop lourde pour sa main, et il la jeta loin de lui. Parfois il lui semblait que les pas s'éloignaient et qu'il était près d'échapper à ses bourreaux; mais aux cris de ceux-ci, d'autres massacreurs qui se trouvaient sur son chemin et plus rapprochés quittaient leur besogne sanglante et accouraient. Tout à coup il aperçut la rivière coulant silencieusement à sa gauche; il lui sembla qu'il éprouverait, comme le cerf aux abois, un indicible plaisir à s'y précipiter, et la force suprême de la raison put seule le retenir. A sa droite c'était le Louvre, sombre, immobile, mais plein de bruits sourds et sinistres. Sur le pont-levis entraient et sortaient des casques, des cuirasses, qui renvoyaient en froids éclairs les rayons de la lune. La Mole songea au roi de Navarre, comme il avait songé à Coligny: c'étaient ses deux seuls protecteurs. Il réunit toutes ses forces, regarda le ciel en faisant tout bas le voeu d'abjurer s'il échappait au massacre, fit perdre par un détour une trentaine de pas à la meute qui le poursuivait, piqua droit vers le Louvre, s'élança sur le pont pêle-mêle avec les soldats, reçut un nouveau coup de poignard qui glissa le long des côtes, et, malgré les cris de: "Tue! tue!" qui retentissaient derrière lui et autour de lui, malgré l'attitude offensive que prenaient les sentinelles, il se précipita comme une flèche dans la cour, bondit jusqu'au vestibule, franchit l'escalier, monta deux étages, reconnut une porte et s'y appuya en frappant des pieds et des mains.

"Qui est là? murmura une voix de femme.
- "Oh! mon Dieu! mon Dieu! murmura La Mole, ils viennent...je les entends...les voilà... je les vois... C'est moi!... moi!...
- Qui vous?" reprit la voix.
La Mole se rappela le mot d'ordre.
"Navarre! Navarre!" cria-t-il.

Aussitôt la porte s'ouvrit. La Mole, sans voir, sans remercier Gillonne, fit irruption dans un vestibule, traversa un corridor, deux ou trois appartements, et parvint enfin dans une chambre éclairée par une lampe suspendue au plafond.

Sous les rideaux de velours fleurdelisé d'or, dans un lit de chêne sculpté, une femme à moitié nue, appuyée sur son bras, ouvrait des yeux fixes d'épouvante.

La Mole se précipita vers elle.

"Madame! s'écria-t-il, on tue, on égorge mes frères; on veut me tuer, on veut m'égorger aussi. Ah! vous êtes la reine...sauvez-moi."

Il se précipita à ses pieds, laissant sur le tapis une large trace de sang.

En voyant cet homme pâle, défait, agenouillé devant elle, la reine de Navarre se dressa épouvantée, cachant son visage entre ses mains et criant au secours.

"Madame, dit La Mole en faisant un effort pour se relever, au nom du Ciel, n'appelez pas, car si l'on vous entend, je suis perdu! Des assassins me poursuivent, ils montaient les degrés derrière moi, je les entends... les voilà! les voilà...!

- Au secours! répéta la reine de Navarre hors d'elle, au secours!

- Ah! c'est vous qui m'avez tué! dit La Mole au désespoir. Mourir par une si belle voix, mourir par une si belle main! Ah! j'aurais cru cela impossible!"

Au même instant la porte s'ouvrit et une meute d'hommes haletants, furieux, le visage taché de sang et de poudre, arquebuses, hallebardes et épées en arrêt, se précipita dans la chambre."

/////


Voilà! C'est la plus belle poursuite que j'ai lu de ma vie. Dumas a une faculté incroyable pour les récits de guerre, de sang, de poursuite à pied ou à cheval, c'est un écrivain qui dépeint magnifiquement bien l'esprit chevaleresque, la force virile, brute et même brutale, la masculinité dans tout ce qu'elle avait de combative et de guerroyante à l'époque.

J'espère que vous avez eu le courage de lire l'extrait jusqu'à la fin, et que vous avez apprécié. J'en suis à une centaine de pages plus loin, et le livre est définitivement très bon. Mais le meilleur, c'est Les Trois Mousquetaires...

Moi, toutes ces épopées historiques, ça me fait rêver... après tout, c'est grâce aux romans historiques que j'ai découvert mon intérêt pour l'Histoire... par la plume de certains auteurs qui avaient une plume particulièrement habile...

Que j'aimerais savoir écrire comme eux!!

mardi 23 septembre 2008

Paris Jour 3

Paris, 3 juin 2008


La veillée avait été difficile, alors le réveil l'a été d'autant plus. Nous avons quitté l'appartement assez tard (because les roesti devaient être dégustées avec soin), vers 13h. Nous voulions visiter l'Opéra en matinée, mais encore une fois, cette visite a été reportée au lendemain (pas pressés les touristes, paaas pressés, c'est bien la seule ville où nous n'avions pas la rage de tout voir, et c'était parfait comme ça, pour s'adapter doucement au voyage).
Il y a un endroit que je souhaitais visiter depuis ma première visite à Paris. En fait, avant même de mettre les pieds pour la première fois en France, j'y pensais déjà. Ça allait de soi, avec le "pélerinage à la Louis XIV" à Versailles (que j'ai visité 3 fois ;o))

Et j'ai nommé: La Basilique Saint-Denis, nécropole des rois et reines de France.

Située en banlieue nord de Paris, à une bonne heure du centre, il faut vraiment tenir à y aller, parce qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire dans le coin.
La Basilique St-Denis a été nommée ainsi en l'honneur de saint Denis (wow je vous en apprend des choses, ein?), premier évêque de Paris (Lutèce), venu d'Italie vers 250 pour évangéliser la France. Il aurait été décapité suite à la répression romaine anticatholique vers 272, à Montmartre. De là, la légende veut qu'il se soit relevé (oui oui!), qu'il ait pris sa tête, et qu'il l'ait porté sur 6 kilomètres, vers le nord, jusqu'à ce qu'il rencontre Catulla, une femme de la noblesse, et qu'il lui remit sa tête. Une fois son "fardeau" légué, son corps s'effondra, et on l'enterra à cet endroit précis. C'est là que Sainte Geneviève au Ve siècle construisit une église, puis en 630 on y mit à l'abri le corps de Saint Denis. À travers les siècles, la basilique évolua, et particulièrement sous l'influence et les géniales idées d'innovations architecturales de l'abbé Suger (XIIe siècle).
Dagobert fut le premier roi à y être enterré, mais c'est à partir du premier roi Capétien, Hugues Capet (mort en 996), que la basilique devint la nécropole officielle des rois et reines de France. C'était là qu'était rangée l'oriflamme (bannière servant de ralliement) en attendant la prochaine guerre ou croisade. Finalement, c'est là aussi qu'Henri IV, protestant, allât abjurer en 1593 dans l'espoir de conquérir plus facilement la couronne de France (son fameux et probablement erronné "Paris vaut bien une messe").
Tout ça, et bien plus, je l'ai appris auprès de notre guide; nous avons eu la chance inouïe d'arriver pile à l'heure de la visite guidée, qui a duré un total de 2h30. DEUX HEURES TRENTE d'informations passionnantes sur les rois et reines françaises, que pouvais-je demander de plus?!(Profitez du résumé!! ;o)) Anthony, notre guide, était une vraie mine d'information, malgré son état quelque peu débraillé (petit manque de professionnalisme, il prend le temps de nous préciser au début de la visite qu'il revenait d'un festival de musique pas mal "rock'n roll"). Tout de même, il nous a passionné tout le long de la visite; histoire de la monarchie, de la révolution, détails architecturaux, religieux, artistiques...

Il a parlé de tout ce que j'aime, la monarchie, la généalogie des rois (il les connaît tous par coeur, wow!), la loi salique (un des sujets de mon mémoire de maîtrise, je hochais la tête d'approbation), des détails croustillants et pas toujours très ragoûtants (mais on aime tellement ça!) sur l'état des corps des monarques lorsqu'ils ont été exhumés... Eh oui, moi qui pensait comme bien des gens que la Révolution française avait sauvagement et démentiellement détruit tous les tombeaux, par un mouvement de foule incontrôlable, j'ai appris que l'exhumation avait été faite méthodiquement, corps par corps, avec annotations sur l'état de chaque tombeau, corps, squelette, etc. Procès-verbaux à l'appui - datant environ de l'époque où Marie-Antoinette a été décapitée -, notre guide nous expliquait la procédure; on exhumait les corps, prenait des notes, puis on allait jeter les restes dans une fosse commune à l'extérieur. Et pour qu'il ne reste plus rien de ces souverains qui avaient dominé le pays pendant plus d'un millier d'années, on épandait de la chaux à grandes pelletées avant de refermer les fosses. SACRILÈGE, crie en moi l'historienne monarchiste. Ça fait mal juste d'y penser. Il faut bien sûr se recadrer sur l'époque, se dire que ces gens, enfin "libres" (mais ils ne l'étaient pas vraiment davantage), avaient "raison" d'avoir envie de mettre ces icônes sur un pied d'égalité, de leur faire subir le triste sort du peuple destiné à mourir souvent dans l'anonymat, ou du moins, sans la perennité que donnait le statut de monarque.
Louis XVI et Marie-Antoinette, qui n'ont pas de gisants.

Fait intéressant, la dépouille d'Henri IV, lorsqu'on l'a sortie de son tombeau, s'était conservée presqu'intacte, 200 ans après sa mort, alors que Louis XIV était tout noirci à ce qu'il paraît (bouhou!). Le guide nous a dit que c'était peut-être parce qu'Henri IV était mort assassiné, plutôt que de maladie, et s'est vidé bien vite de son sang (coup de poignard du fou Ravaillac, rue de la Ferronnerie, près de la Place des Vosges). (Image rare, j'ai dû prendre en photo ma photocopie, n'arrivant pas à la retrouver sur internet, et ne l'ayant jamais vu lors de mes recherches!)


En 1793, les monuments funéraires ont tous été mis au musée, doucement et avec soin, plutôt que violemment comme on le laisse souvent entendre (pourquoi? parce qu'ailleurs ça s'était passé comme ça, ou pour mettre l'emphase sur la joie et la violence qui régnaient pendant cet abolissement de la monarchie?). Lors de la Restauration de la monarchie, après la chute de Napoléon, on a creusé, repris les os, on les a ramené dans la basilique dans 5 cercueils (pour environ 150 corps à l'origine!!!), et les monuments ont été ramenés des musées avec leurs orants (figures en position de prière) et leurs gisants (les statues des morts entrain de souffrir et se tordre de douleur... très à la mode à l'époque! Quand on dit qu'ils n'avaient pas le même rapport à la mort que nous aujourd'hui...).


Monument funéraire d'Henri II et Catherine de Médicis...on remarque que Catherine s'est fait représentée au même âge qu'Henri II, alors qu'elle est morte bien après lui.

J'ai vu les monuments funéraires de François Ier et sa femme, Henri II et Catherine de Médicis, Louis XVI et Marie-Antoinette, et tout plein des héros des romans "Les rois maudits", Philippe le Bel, Mahaut, Louis X, Charles IV, Philippe V, Robert II d'Artois (fils de Mahaut), etc... quel dommage que Guillaume, à ce moment-là, n'avait rien lu encore des Rois Maudits!! Il s'est bien repris par contre, puisqu'il a lu la saga au complet pendant notre voyage (livres de poche parfaits). Et moi aussi d'ailleurs, tant qu'à acheter et transporter des livres, on maximisait nos achats en les lisant tous les 2, à un roman de décalage!

J'ai vu aussi une plaque de marbre qui m'a particulièrement touchée. Elle concernait Marie de Médicis, une des deux reines que j'ai étudié pendant 2 ans, lors de ma maîtrise. Je savais qu'elle était morte exilée par son propre fils, dans le dénuement et le mépris. J'ai lu ses lettres de supplications, qui sonnaient bien souvent comme des ordres de marâtre à son fils. Mais cette plaque, posée à l'emplacement de son tombeau, reine ramenée dans son pays d'accueil une fois seulement qu'elle a été bien morte, m'a particulièrement émue sur son sort (et c'était le but, il faut le savoir). Je vous la met en citation, puisque ma photo de la plaque est quasi illisible;

Le Louvre de Paris vit éclater ma gloire:
Le nom de mon époux, d'immortelle mémoire,
Est placé dans le ciel comme un astre nouveau.
Pour gendres j'eus deux rois, pour fils ce clair flambeau [Louis XIII]
Qui par mille rayons brillera dans l'histoire.
Parmi tant de grandeur (le pourrait-on croire?)
Je suis morte en exil; Cologne est mon tombeau!
Cologne, oeil des cités de la terre allemande,
Si jamais un passant curieux te demande
Le funeste récit des maux que j'ai soufferts,
Dis: ce triste cercueil chétivement enserre
La reine dont le sang coule en tout l'univers,
Qui n'eut pas en mourant un seul pouce de terre.


Cette femme, c'était une tempête. Une comploteuse, une manipulatrice. Une mère peu affectueuse, devenue veuve trop tôt pour que son fils bénéficie d'une image paternelle plus chaleureuse... Mais devenir veuve a été pour elle une révélation; de simple comploteuse et épouse chipoteuse, elle est devenue une grande conspiratrice, détenant tous les pouvoirs, grâce à son titre de régente. Son fils lui a pris le pouvoir de force, à 17 ans, en assassinant son favori, l'Italien Concini. Premier exil, retour en grâce quelques années plus tard, deuxième exil lorsqu'elle a recommencé à comploter; car cette fois elle s'attaquait à plus fort qu'elle, le cardinal de Richelieu, qui avait une emprise totale sur l'esprit du jeune roi. Cette mère partit en guerre contre son fils, monta des armées de rebelles contre l'armée royale, entraîna son deuxième fils, Gaston, dans ces guerres matricides, fraticides... mais échoua lamentablement. Reste que devant cette épitaphe, j'ai pensé à la femme ambitieuse (j'allais écrire "de tête", mais ce n'est pas tout à fait la bonne expression, elle était un peu écervelée parfois!), assoiffée et éprise du pouvoir qu'elle a détenu pendant 7 années et qu'on lui a enlevé brutalement, principalement à cause de son sexe, mais aussi à cause de ses incapacités et de ses incohérences. Catherine de Médicis, par contre - aucun lien, du moins direct, de parenté - une quarantaine d'années auparavant, aurait fait "un grand homme d'État".


La visite était tellement instructive, j'ai remercié le guide au moins 10 fois (après lui avoir pris une photocopie du croquis de la dépouille d'Henri IV, et pris le titre du livre qui recence l'état des corps, tel que noté en 1793... on peut sortir la fille du département d'Histoire, mais pas le feu de l'Histoire de la fille ;o)) (mais la désorganisation intrinsèque de la fille fait qu'elle ne sait plus où elle a mis ce précieux titre de livre)... grrr.


L'Histoire me manque maintenant... Le guide n'a même pas étudié l'histoire, il a fait l'école du Louvre un moment, mais il n'aimait pas alors il a lâché... et pourtant, il en connaît tellement, je lui donnerais sa maîtrise immédiatement, sans d'autres évaluations! (ah ces Français, bourrés de culture, ça leur sort par les oreilles!! et nous, pour atteindre leur degré de connaissances, toutes les années universitaires qu'il faut se taper!!! ;o) )


On a donc peu fait aujourd'hui (qu'est-ce que ce sera comme texte quand j'aurai eu une journée mouvementée!), mais mon âme d'historienne est comblée... On va essayer d'en faire plus demain, Guillaume va voir son ami Gaël ce soir, moi je resterai ici tranquille à jaser avec Bertrand et ses colocs, pour me remettre de ma journée...épuisée mais heureuse ;o)

mercredi 17 septembre 2008

Paris, Jour 2

2 juin 2008


Première journée de promenade à Paris; nous avons retrouvé avec plaisirs nos repères, nos coins favoris.

Nous avons commencé par la Place de la Concorde, avec ses deux magnifiques fontaines et son obélisque gigantesque. J'ai appris que cette place avait été inaugurée en 1763 et s'appelait alors "Place Louis XV", puis qu'à la Révolution on l'avait renommée "Place de la République".

C'est là, ironiquement, que le fils de Louis XV, Louis XVI, et sa femme Marie-Antoinette ont été guillotinés (à quelques mois d'intervalle). Ça faisait bizarre de penser que j'étais assise là où un roi et une reine avaient perdus la vie - mais aussi, tout simplement, deux êtres humains.

Je sais bien que pour les Français, ça a une saveur un peu festive, cette révolution et ce tranchage de têtes royales...*hahaha* Moi, l'historienne monarchiste, je trouvais que ça avait plutôt un relent de tristesse... je ne pourrais parler de nostalgie; comment être nostalgique d'une époque qu'on n'a pas vécue? Pire, comment être nostalgique d'une forme de gouvernement dont je n'ai jamais senti peser le joug, et dont je sais très bien tous les désavantages pour le petit peuple dont j'aurais fait partie?

Guillaume m'a fait remarquer à quel point la route est longue entre cette ancienne place de la Révolution et la Bastille, où étaient maintenu prisonnier le couple royal... Ça a dû être un chemin de croix assez pénible, en charette, à travers la foule enragée, assoifée de sang...

Mais toutes ces idées un peu macabres n'allaient pas ternir ma bonne humeur d'être à Paris. Nous avions une mission assez délicate; on m'avait remis, à la dernière minute de ma dernière journée de boulot, l'équivalent d'un mois de salaire, que j'avais demandé qu'on dépose dans mon compte bancaire avant mon départ (eh ben oui, je voulais être sûre de recevoir ma paye!). Faute de temps, on me l'a remis en espèce sonnante... en livres sterling, évidemment. Étant membre de la banque HSBC en Angleterre, et sachant qu'elle était présente en France, j'étais confiance de pouvoir déposer tout mon magot en sûreté à Paris dans mon compte londonien.

Erreur. Première banque HSBC, on me dit qu'ils ne prennent pas les espèces étrangères, surtout pas un aussi gros montant, et qu'il m'aurait fallu un compte FRANÇAIS. Je m'insurge; HSBC en France ou en Angleterre, n'est-ce pas la même chose? Eh non; même nom, pas *aucun lien* entre les deux. Devant ma "face de Carême", mes complaintes et bougonnements, on me réfère à la succursale HSBC sur les Champs-Élysées. Bon... pourquoi pas, après tout? C'est loin, hors-programme, et surtout hors-budget au point où notre niveau de tentation est à zéro sur cette avenue célèbre - qui ne me fait pas saliver, souffrir ou damner, comme certaines filles...les boutiques de luxe, lorsque mon argent est utilisé ailleurs, 40 jours d'avance...bof! - mais c'est tout de même divertissant, et comment dire non à l'Arc de Triomphe, hum? Toujours aussi impressionnant cet Arc, aussi massif, et si bien posé en perspective...

Nouvel échec bancaire sur les Champs-Élysées, on me fait comprendre que je devrai parcourir l'Europe avec des milliers de d'euros/livres dans mes poches jusqu'à épuisement des stocks. Très drôle. Pendant que je réfléchis à des transactions de toutes sortes et plutôt coûteuses - par exemple, envoyer l'argent par transfert "Western Union" à ma mère, qui le déposera dans mon compte québécois, et pourquoi pas après faire un transfert vers mon compte bancaire londonien, tant qu'on y est? - on retourne dans le coin qui nous intéresse vraiment... le Centre.

La pluie s'est mise de la partie, alors on a décidé d'aller farfouiller les bacs de livres de St-Michel... mais en arrêt à la station de l'Opéra, sur un coup de tête, on s'est élancés hors du train; nous n'avions jamais visité l'Opéra, malgré nos nombreux séjours à Paris, et malgré sa beauté extérieure qui aurait dû nous y attirer plus tôt. Finalement la salle de spectacle était fermée, nous y retournerons donc dans les prochains jours.

St-Michel donc, et ses bouquineries retrouvées avec plaisir, où Guillaume et moi pouvons passer des heures en quête de belles aubaines - et il y en a toujours! J'y ai acheté un roman sur la Guerre de Cent Ans, et un recueil de contes et fabliaux du Moyen-Âge... livres de poche pour se mettre dans le "bain" français.

Puis, épuisés de déshydratation et les pieds fatigués (entraînement intensif, nous en avons pour 40 jours, aussi bien s'habituer au plus vite!), nous avons acheté une giga-bouteille d'eau, et nous nous sommes dirigés....vers notre chocolatier préféré.

La Chocolaterie Peter Beier, 62 rue Monsieur le Prince - là où il y a les restos de sushis -, près du jardin du Luxembourg, est un endroit fabuleux. De la vitrine, une fontaine de chocolat nous attire à l'intérieur. En entrant, une odeur exquise, olfactivement organismique (oui oui!) nous saute au nez. Tout est blanc, murs, comptoirs, planchers, tablier du chocolatier. Et ce chocolatier (Lars de son prénom)... son chocolat et lui sont sur un pied d'égalité quant à l'attrait de l'endroit. Bref, on vient autant pour le personnage que pour les saveurs chocolatées. Danois, si mes lectures sont exactes. Roux pour ce qu'il en reste, une seule couette sur le front, un peu à la Arthuro Brachetti, un peu à la Tintin. Des lunettes extravagantes, "à l'envers", montures foncées - quoique j'ai lu qu'il possédait 10 paires! Il portait la moustache lors de notre dernière visite, nous étions étonnés de son "absence" cette fois-ci. Guillaume a tenté le dialogue, avec une petite touche de familiarité; avec ce genre de personnage, on a envie qu'il sache qu'on est des clients fidèles: "Vous avez coupé la moustache?"



Il faut savoir, le chocolatier, il ne parle presque pas. Malgré ses quelques années de présence en terre parisienne, il semble maîtriser imparfaitement le français, quoiqu'il se débrouille bien. Il a un accent prononcé, qui ajoute à son excentricité. Sa personnalité le rend encore plus difficile d'approche; lorsque vous commandez des chocolats, ne vous attendez pas à une interaction "normale". Il faut attendre qu'il soit "prêt", "dispos", et d'un autre côté, ne pas s'attendre à des conseils et du service attentionné. Il chantonne, valse même un peu derrière le comptoir, et soudain, il prend le chocolat que vous lui aviez demandé 5 ou 10 secondes plus tôt. Il répond parfois à nos interrogations sur ses chocolats... mais pas toujours avec le délai qu'on avait prévu. Un personnage, voilà. Qui n'a plus de moustache, donc. Surpris de notre question, pris à court dans sa façon régulière d'interagir avec les clients. Il a fait un signe d'impuissance, de surprise, et a répondu un laconique "Les femmes!" Sa femme, oui. Une danoise aussi probablement, au style un peu germanique, en fait. Froide, rousse, la mâchoire décidée, les lèvres minces, un peu pincées. Lors d'un précédent voyage, accompagnée des parents d'une amie qui étaient en visite, ces derniers avaient voulu prendre une photo du chocolatier. Elle avait refusé bien net. Il avait fallu prendre des photos de l'extérieur. Très protectrice de son petit mari. Elle a sûrement exigé "la fin de la moustache", et il a dû se plier. Mais là, on extrapole, parce que le personnage est si mystérieux, on prolonge ses courtes réponses, on développe, on imagine, on fabule.

Quant au plaisir gustatif de visiter la chocolaterie Peter Beier, il est immense. Guillaume m'offrait un chocolat chaud - on avait goûté un délicieux chocolat épicé, très piquant, âcre, et pas sucré du tout la dernière fois, une expérience très intéressante - mais avec la chaleur moite et grise de Paris, nous avons plutôt opté pour une glace maison, une nouveauté pour nous (puisque notre séjour parisien précédent était en automne). Et puisque nous voulions utiliser les toilettes (pas si faciles à trouver que ça à Paris, quoique tout de même plus que dans d'autres grandes villes européennes), nous avons pris l'option "Eat-in"; 6 euros la glace pour un joli petit verre transparent rempli... de délectable crème glacée. La mienne était à l'églantine (petit fruit rouge) et aux éclats de chocolat noir. Absolument divine, onctueuse, fruitée, sucrée, rafraîchissante, rugueuse sur la langue... PARFAITE. Guillaume avait choisi chocolat et pâte d'amande mélangée dans la crème glacée... c'était succulent aussi. On a eu la pièce du haut de la chocolaterie à nous seuls pendant un moment, et avec le soleil qui se pointait enfin, les balcons en fer forgé d'en face, l'animation de la rue, le décor blanc et chocolat de l'endroit... c'était génial.




Pour prolonger le plaisir, nous sommes ensuite allés nous asseoir au soleil dans le Jardin du Luxembourg, face au bassin et au Palais - l'actuel Sénat français. Là, avec la vue magnifique, le soleil chaud... je me suis mise à sommeiller de bonheur et de sucre.... (et essayant de lire mes contes et fabliaux, sans trop de succès!)



Après une heure, nous sommes rentrés, épuisés. Nous avons fait un arrêt à "notre" Franprix, celui près de la Maison des Étudiants Canadiens, dans le même quartier où vit maintenant Bertrand. Pour les roesti surtout (préparation en sachet de pommes de terre rapées, salées, qu'on fait cuire en galette dans la poêle, avec de l'emmenthal rapé par-dessus...on mange ça au petit déjeuner, et on est heureux ;o)). Si près de la MEC, nous y avons fait un petit arrêt... Ça a fait tout drôle de retourner dans mon "chez-moi parisien" après tout ce temps, un an et demi après mon départ. C'est plus tout à fait pareil, les copains n'y sont plus - du moins, la majorité -, pas grand chose n'a changé, ça reste un endroit plein de souvenirs agréables... mais... "Move Forward!"



Après un souper avec Bertrand, son coloc Julien et sa copine Malala et un invité, nous sommes retournés voir les vieux copains de la MEC qui y sont encore. "Débauche" habituelle - le vin n'est pas cher, vive la France!!! - mais il manquait les "essentiels", ceux avec qui on passait toutes nos soirées... Nous sommes rentrés à 1h30 du matin, et j'avoue que le regret était grand de ne plus avoir ma chambre à l'étage d'en-dessous, avec ma salle de bain, mon lit, mes trucs, mon confort, "mes affaires"... le chemin du retour aurait été moins long, premier constat d'un voyage de 40 jours sans le confort "de mes affaires"!!


Paris, Jour 1

1er juin 2008


Enfin, PARIS!!!

Comme je l'ai attendue, cette ville, comme je l'ai espérée!!

Ce matin, nous sommes partis de Londres, en vitesse mais bien préparés. Rien de semblable à mon départ après 4 mois de vie à Paris - 2 petites heures de sommeil, mal remise de la fête de la veille à la Maison des Étudiants Canadiens, un taux d'alcoolémie au-dessus de la limite permise pour survoler l'Atlantique, *hum*.

Eh non, cette fois, c'était bien organisé - merci à chéri, qui est en grande partie responsable! - et c'était parfait comme ça. On a quitté l'appart, le 43 Saltcroft Close, Wembley, sans trop de regret. Il me semble que le ciel était un peu gris, mais visuellement, dans mes souvenirs, il faisait un beau gros soleil. La porte franchie, je me suis à peine retournée; je n'avais aucun regret, même pas vraiment celui de ne pas avoir dit aurevoir à tout le monde - vu l'heure matinale - tant pis, me dis-je, on ne me regretta pas non plus de toute façon. Je voulais prendre des photos de la maison, de la rue qui était si jolie le matin au soleil, de notre taverne "THE TORCH", du stade Wembley (que je reverrai lors de la diffusion des Jeux Olympiques de Londres!), et puis finalement... non. La caméra était un peu loin dans le fond du sac, on partait, on s'en allait... peut-être que quand mes souvenirs deviendront flous, je regretterais de ne pas avoir pris de photos... mais à ce moment-là, je n'avais pas envie de regarder vers l'arrière, de m'arrêter.

Je ne laisse assurément pas que de mauvaises choses derrière moi, mais rien qui vaille la peine que je m'attriste, que je prenne le temps de bien faire mon deuil, de prendre une pause pour tourner la page. Ça viendra plus tard, si nécessaire.
Les dernières journées ont été assez stressantes, craintes de ne pas être payée au travail, craintes qu'on ne nous redonne pas le dépôt du loyer, craintes que les bagages restent à Londres alors que nous partions pour Paris le dimanche, etc... Alors ce départ, c'était une libération, une fuite vers l'avant, une joyeuse épopée hors de la routine londonienne, un recommencement, une dernière chance d'être "jeunes" avant d'entrer de plein pied dans les responsabilités "d'adultes".

En sortant de l'appart donc, mes premiers pas étaient plein d'allégresse, de promesses pour l'avenir, pour l'aventure, et oui, de joie de quitter l'Angleterre et quelques uns de ses mauvais souvenirs.

Le tour en ferry a été très agréable. Arrivés à Douvre, les falaises imposantes m'ont fait un dernier salut, telle la Britannie toute entière, fière et aristocrate. La Manche était toute en brume et en grisaille poétique, puis à la vue des côtes françaises, le ciel s'est mis au diapason de mon coeur; le soleil a percé, l'eau est passée du gris au turquoise, et Calais nous souriait, malgré sa réputation pluvieuse. C'était de la France dont on approchait à plein régime!


La traversée en bus par contre a quelque peu refroidi mes ardeurs; des kilomètres et des kilomètres (ou devrais-je dire, des lieues et des lieues!) d'autoroutes et de bitume, des champs et de la verdure, mais rien d'inspirant, rien qui rendait honneur à la richesse de la France. C'était le choix économique, mais 9h45 de bus, ça use, ça use!

Arrivée à la gare/station Gambetta, à l'ouest de Paris, quartier pas très festif pour accueillir mon enthousiasme débordant (quoiqu'un peu endormi par la route).

C'est l'odeur de Paris qui a réveillé mes sens. En fait, l'odeur du métro. Il y a de ces odeurs qui vous fouettent en plein visage, qui vous rappellent mille souvenirs... Odeurs que l'ont croit principalement associées à de vieux souvenirs, des souvenirs de chez-soi, et puis finalement, on se rend compte que le métro, ce bon vieux métro si efficace - tellement plus que celui de Londres! - a une odeur de dizaines d'occasions, de dizaines de découvertes parisiennes.


Cette odeur m'a fait sourire, elle officialisait, avant même que j'aie réellement mis le nez dehors, mon retour dans cette ville que j'adore. Quelle joie, quelle fierté presque, de pouvoir me dire que j'ai des repères, et une foule de souvenirs dans la Ville Lumière!

J'étais trop heureuse de retrouver Bertrand, qui vit, ma foi, dans un appartement digne de ce nom, et à la propreté presque décente! Il faut bien me comprendre; ce n'est pas que Bertrand n'est pas propre, c'est qu'il m'a habitué à un niveau de confort, disons, moindre. Là, nous nous sommes retrouvés dans un appart assez grand, que je pourrais qualifier de 3 1/2, seule petite lacune, pas de salle à manger, et une cuisine...extra-rudimentaire, mais relativement fonctionnelle. Et pour dormir, le luxe; un futon deux places dans une pièce "presque" fermée, le salon. Ça augurait bien, puisque nous allions dormir là pendant 6 nuits.

J'espère bien qu'on pourra profiter un peu de Bertrand cette semaine!!
J'ai hâte à demain... Paris... ma ville fétiche!!!

Ça fait longtemps...


Ça fait longtemps que je n'ai pas écrit ici. Plus de 2 mois, en fait, deux mois nécessaires à retomber sur mes pattes, retomber sur terre, mais aussi 2 mois à nier un petit bout de moi.

Je suis en période d'adaptation. Mais ai-je jamais cessé de l'être?
Débarquer dans une nouvelle école secondaire où je ne connaissais personne.
Changer de groupes d'amis, chercher ceux qui conviendraient le plus à ma personnalité, à mes affinités.
Partir à 17 ans pour les résidences étudiantes du cégep, puis celles de l'université... et pendant 7 ans, vivre dans mes petites boîtes, refaire mon chez soi à chaque mois de septembre, faire en sorte que par de petits détails de rien du tout, faire mon "nouveau lit" en y reposant ma nouvelle puis avec les années, vieille couette turquoise semée de fleurs mauves. Mettre ma vaisselle multicolore sous l'évier, dans les armoires, mettre mes conserves, mes biscuits au chocolat et un pot de sauce à spaghat dans le frigo.

L'ordinateur est aussi devenu une part de "mon chez-moi", un élément qui me branche sur le monde et sur les gens de l'extérieur, l'extérieur de ma petite chambre d'étudiante. Une fois l'ordinateur tout branché, connecté, ça va, j'ai mon mode de communication avec les gens "d'ailleurs".

Puis ce fut Paris, le déboussolement, la solitude, la recherche de logement, toute seule dans cette magnifique grande ville. Une fois installée en résidence, à la Maison des Étudiants Canadiens (ah, ces rassurantes résidences remplies d'étudiants prêts à échanger...et fêter!), j'ai fait mon "chez-moi", j'ai défait les valises, branché l'ordinateur portable, mis quelques livres sur l'étagère de la bibliothèque... et re-déboussolement à l'épicerie, pour chercher mes biscuits au chocolat, mes céréales ou tout simplement, mon savon.

Puis la fin des études, le déménagement temporaire dans un appartement où j'ai à peine eu le temps de déposer mes pénates, avant de repartir à l'aventure en Angleterre.

Deux longues semaines de recherche de logement, mais cette fois, un compagnon de voyage pour garder le moral, un support, un appui sur lequel je pouvais me reposer lorsque le découragement et le dépaysement m'envahissaient. La recherche d'emploi, qui a duré 1 mois et demi, le broyage de noir, les envies de tout foutre en l'air, de traverser la Manche pour retrouver un "bout de chez-moi", un terrain connu, la France. Une solution de rechange, un plan B à cette île qui ne semblait pas vouloir de moi.

Le dépaysement, je l'ai fait mien en partant à la découverte de l'Europe, j'y ai pris goût, je l'ai recherché longtemps, et je le chercherai probablement toute ma vie. Pour moi, c'est être confrontée à mes peurs, à mes valeurs, à ma culture, c'est sous-peser ce que mon bagage a de bon, et de moins bon. Ce qui doit être laissé derrière, ce qui rend mes valises physiques et mentales trop lourdes... mais bien sûr, en revenant, mes bagages sont toujours plus lourds; de souvenirs, d'ouverture d'esprit (par contre, ça, c'est léger), de regards nouveaux sur ce qu'est le monde.

Et me voilà au Québec, chez moi, à peu près aussi dépaysée ici que n'importe où ailleurs. Pas nouveau... mais un peu essoufflant. C'est difficile se faire des bases solides. Pour ça, il y a la famille, et une chance qu'elle est là; mais les amis, eux, partent et reviennent, disparaissent ou réapparaissent... c'est vrai que partir longtemps élimine souvent les "amis" qui n'étaient pas bien accrochés à nos bagages.

Une fois revenue ici, j'ai squatté, encore, cette fois chez la soeur de chéri. L'envie de m'ancrer me rebutait à m'installer encore une fois temporairement quelque part, mais le mois a passé vite, et bien. Nous voilà maintenant dans un nouvel appart, "bien à nous", officiellement, avec mon nom et celui de chéri sur le bail. Mais un bail court, un bail de 10 mois, un bail qui sera, ou non, renouvelé (on verra l'isolation cet hiver!). Mon chez-moi, le seul réel que j'ai, reste encore et restera sûrement longtemps la maison familiale. Je n'ai pas réellement d'autres attaches. 10 mois, c'est à peu près le temps que j'ai demeuré à Londres; était-ce chez-moi? Pas davantage.

Depuis 2 mois, je cherche du travail. C'est pour ça que je n'ai pas écrit ici; l'adaptation, le focus des énergies sur quelque chose de primordial, d'urgent, trouver une carrière, un endroit où m'installer et gagner de l'expérience, mais aussi et surtout maintenant, un gagne-pain.

Depuis 2 mois, rien. 5-6 entrevues, toutes abouties par un "non" plus ou moins poli. Des essais et des erreurs, des milliers de recherches, des promesses d'aide de toutes sortes qui tardent à venir, des conseils de toutes sortes, dont quelques uns qui m'ont fait rire, comme celui d'écrire un roman (et le rendement, il vient quand, dans un an ou deux?!), vendre mon corps ou devenir une heureuse perceptrice de l'assistance-emploi, communément appelée "bien-être social".

Alors j'ai décidé de renouer un peu avec ce que je suis, ce que j'aime. J'ai hésité longtemps à mettre mon carnet de voyage sur mon blog, de peur que personne ne commente, puisque tout ce que je raconterai sont des événements du passé, auxquels on ne se sent pas obligés de réagir.

Mais après tout, je m'en fous. J'ai pris la décision de le faire pour moi, de le faire comme un exercice d'écriture. Après tout, une autre idée un peu moins farfelue celle-là, est d'écrire sur mes voyages, et qui sait, peut-être arriver à vendre mes histoires, ou du moins, mes souvenirs visuels, auditifs, gustatifs, tactiles....


Alors à partir d'aujourd'hui, seront publiées, idéalement jour par jour, tel que vécues, mes histoires de voyage...


J'espère vous y amener un peu avec moi...

lundi 7 juillet 2008

Rapides nouvelles de Grece

Bonjour a tous!!!

Juste un tout petit bonjour pour vous dire que je relaxe un max a Santorin, une ile magnifique et paisible aux larges de la Grece.. La nature y est tres inhospitaliere, la vegetation pousse tres peu ici, et la plage est faite de sable noir, et le fond de la mer est en roche bien dure, mais il y a quand meme quelques poissons tres mignons...

Aujourd'hui nous avons loue une voiture pour faire le tour de l'ile a notre guise... Perissa est la ville ou est situee notre hotel (au Tony's Villa THE LEGEND...yen a qui ont un ego un peu superieur a ce que leur donne la realite...bon, pour 30 euros la nuit, il peut bien dire ce qu'il veut... mais un extra de 5 euros a lui payer si on veut l'air clim, chaque nuit??? pfff...c'est qu'il fait chaud en Grece!!). C'est selon nous la ou se situe notre principal centre d'interet; la plage. De longues plages de gros sable noir volcanique, avec parasols, chaises longues a perte de vue, et fond de l'eau tout en un morceau de roche; une surface lisse, tres dure, ou ne poussent que de rares algues. Le sable est brulant, il faut courir de la chaise a l'eau (position strategique donc, pas tres loin de la mer), mais l'eau est chaude (ou du moins, une fois "sauces"), et la vue splendide; un gigantesque piton rocheux delimite la plage a notre gauche... giga-montagne aride, mais majestueuse.

Mais Perissa n'est pas la seule attraction de l'ile; en fait, selon nos sources, les gens vivent plutot a Fira, la ville principale, et "debarquent" pendant la journee a Perissa, pour rentrer a Fira le soir et faire la rumba. Par contre, il n'y a pas encore foule sur nos plages, donc peut-etre que les touristes sont attendus pour plus tard dans l'ete... Les restos sur le bord de la plage sont loins d'etre pleins le soir aussi, et on se fait donc supplier a chaque 10 pas...

Donc bref... on s'est decides a visiter le reste de l'ile, et le moyen le moins complique, c'est la voiture...on aurait aussi pu prendre un 4 roues ou un scooter, comme presque tout le monde ici... mais le 4 roues m'inquietait un peu, vu la facon que les gens ont de conduire en fous ici... Alors on a pris une voiture, merci a notre hotel pas cher....

Et on a visite les rives de l'ile, on a monte presque tout en haut d'une montagne, on avait une vue a couper le souffle... puis on est alles visite Oia, une fabuleuse, magnifique, merveilleuse, epoustouflante ville a la pointe de l'ile... je vous conseille fortement de "googler" cette ville... mon dieu que c'etait beau, incroyable... On a pris un verre avec une vue... ah je ne reverrai jamais ca, je vous jure...on prenait un verre, on regardait et...on CAPOTAIT.

Puis nous sommes rentres, et nous avons fait un petit detour par une terrasse, pour voir le coucher du soleil sur la mer... on capote.

Demain, la plage encore...apres-demain retour en traversier, 9 heures... et apres-apres-demain...l'avion!!!!!!!

dimanche 29 juin 2008

Italia!!

Nous voila en Italie depuis quelques jours... (6? 7? J'ai perdu le compte...)
Nous avons d'abord fait un arret de 4 jours a Venise.

Je craignais que cette ville soit, comme plusieurs grandes destinations touristiques, "gachee" par les touristes. Que les images de romantisme, de gondoles, de petits ponts mignons, de canaux, soient detruites par cet amas de touristes qui envahissent les plus jolies destinations pour n'en laisser que des rues pleines a craquer et une bousculade generale qui ruine tout.

Eh bien non... Venise est assurement, apres Paris bien sur (on ne m'en fera pas demordre), la plus jolie ville de notre voyage. La plus attachante, la plus belle esthetiquement, la plus inspirante. Venise n'est que dedales, ponts, canaux, ruelles tortueuses, bref, un veritable labyrinthe de petites rues et de petites places toutes plus sympathiques les unes que les autres...

Armee de mon guide (c-a-d Guillaume avec son plan de la ville constamment a la main), j'ai pu profiter un max de la vue (et merci a cheri d'avoir ete celui qui dechiffrait la carte et l'itineraire a suivre pour nous rendre d'un point A a un point B, ce qui etait *toujours* un defi).

Seul point negatif; la chaleur accablante. Depuis que nous avons mis les pieds en Italie (et d'ailleurs le DIX HEURES de train a ete une torture du debut a la fin, je pense que je n'ai jamais eu aussi chaud, et que je ne me suis jamais sentie si impuissante face a la chaleur, enfermee dans des wagons non climatises, a haleter, m'eventer sans succes, fondre a petit feu...), c'est la canicule. Il fait en moyenne 33C, et croyez-moi, avec le soleil qui plombe sur la tete, on a l'impression qu'il fait 10 degres de plus. Resultat; durant toute notre exploration de Venise, nous avons rase les murs. Le moindre petit coin d'ombre nous etait salvateur, puisqu'on sentait immediatement la difference de temperature. Alors, a midi, c'etait intolerable, puisqu'il n'y a pas d'ombre. Mais a partir d'une heure, on avait environ 60cm d'ombre sur le bord d'un mur, et tout le monde, pas seulement nous, se battait pour marcher de ce cote-la de la rue/du canal.

Venise, pas de voiture. Du tout. Interdites, impossible de toute facon. Alors il y a un grand parking a l'entree de la ville (que nous n'avons pas vu), et le reste se fait a pied, ou a bord d'un bateau. Le transport en commun, ce sont les vaporetto, des bus sur l'eau. Mais c'est de l'attrape touriste, un seul aller coute 6,50 euros, et avec ca, pas de correspondance. Nous voulions faire un tour complet de la ville a bord d'un vaporreto qui faisait une boucle; on nous a dit au guichet que c'etait impossible, il y avait un terminus a mi-chemin, et tout le monde descend; pour continuer la boucle, il fallait repayer 6,50. Degoutant. Alors, nous avons utilise nous petites pattes pendant notre sejour... C'est vrai qu'une promenade en bateau, par cette canicule, ca aurait ete rafraichissant..mais tant pis, quand nous avions trop chaud, nous trouvions refuge dans les seuls oasis de fraicheur de la ville; les EGLISES.

3 euros par visite d'eglise, ou une passe de 16 eglises pour 9 euros... l'aubaine. Les eglises de Venise ne sont pas aussi belles que nous l'esperions... faut dire, apres avoir vu a peu pres TOUTES les eglises de Rome l'an dernier, nous sommes un peu blases cote eglise, c'est difficile de nous impressionner... *hum*. La plus jolie est aussi la premiere que nous avons vu; celle juste en face de notre premier hotel, la Dei Frari. Mais encore la... bon en fait, je pense que c'est une question de plafond et de dorures; les fresques des plafonds sont moins impressionnantes, et il n'y a pratiquement pas de dorures dans les eglises de Venise, ce a quoi nous ont habitue les eglises de France ou de Rome. Et a Rome, toutes les eglises ont du marbre (vrai.... ou faux!) a la grandeur, colonnes droites ou torsadees, murs, autels, etc...

Notre premier hotel etait hilarant (tout depend du sens de l'humour...). L'hotel des Gondeliers... Une chambre base, a l'allure moyen-ageuse, avec grosses poutres au plafond, deux petits lits twins, un plancher de la meme couleur que les poutres, un giga-miroir pour agrandir la chambre (qui en a bien besoin), une douche sans rideau qui necessite qu'on passe la moppe (exigence du proprio!!! et necessite, puisqu'il y a de l'eau jusque dans la chambre), et... des photos de GONDOLIERS PARTOUT DANS LA CHAMBRE!!! Pas des photos artistiques d'un homme au loin sur une gondole, au coucher de soleil... Non, des photos noir et blanc de calendrier de gondoliers... Guillaume a encore aujourd'hui l'assurance que le proprio etait gay et que nous sommes tombes sur un hotel a saveur homosexuelle... Qui sait, ein ;o) Moi...tous ces regards et ces (moyennement) belles gueules ne m'intimidaient pas, je ne vois rien de gay la-dedans...*hahaha*

Nous avons aussi visite la basilique Saint-Marc, San Marco, absolument fabuleuse, dans le style byzantin, donc recouverte, absolument partout, des plafonds aux planchers, de mosaiques a vous tenir la bouche ouverte tout le long de la visite... Les plafonds sont en mosaique d'or, bref, de minuscules petits carres dores, partout, partout, partout, avec des scences de l'Ancien et du Nouveau Testament... je ne saurais vous decrire vraiment, il faudra que vous regardiez sur Wikipedia (et ca en vaut la peine, je vous jure!). Nous avons aussi vu le tombeau de l'evangeliste Marc, oui oui, "THE" Marc, ne me demandez pas si c'est l'authentique, ce serait totalement heretique de votre part.




Et ca, c'est sans raconter tous les masques venitiens, leur specialite, que nous avons vu, les sculptures de verre souffle (leur autre specialite), les bijoux, les souvenirs de toutes sortes qui brillent dans les vitrines... et les faux sacs a main haute couture, vendus dans les rues par les Africains, sur de grands draps attaches aux coins par des cordes, ce qui leur permet de prendre leur marchandise en baluchon extremement rapidement, lorsque la police se pointe le nez au loin... Ils font du reel harcelement, pas moyen de jeter un furtif coup d'oeil aux sacoches sans se faire suivre dans la rue a grands cris de "Good price, good price! You know how much? Half price!!!" J'ai bien barguine un sac de 90 euros a 15 euros, mais puisque je suis une acheteuse reflechie, je n'arrivais pas a me persuader que le sac Prada que j'avais en main le valait reellement...alors je suis partie, brisant le coeur du vendeur, lui disant que je n'avais que 10 euros en poche... *zuuuuuut!*.

En ce moment, nous sommes a Florence, et nous appretons a quitter pour Naples. Florence est aussi une jolie ville, mais pas autant que Venise..nous nous attendions a plus de grands monuments, de "feeling" Renaissance, puisque l'Italie est le berceau de ce mouvement artistique, et Florence une des tres grandes et fameuses villes...ce ne fut pas reellement le cas; il y a bien une eglise ou deux qui ont des facades a couper le souffle, tout en marbre blanc et vert, dont la Santa Maria del Fiore, fabuleuse de l'exterieur... mais extremement decevante de l'interieur, les murs sont en platre blanc, moches. Si vous avez une minute, jeter un coup d'oeil au lien de la Santa Maria del Fiore, vous verrez une gigantesque tour...que j'ai escaladee, a mon corps defendant... 414 marches... la montee a fait en sorte que pendant 2 heures apres, mes jambes tremblaient de maniere incontrolable des que j'arretais de marcher... (tres enervant), et la descentre, absolument terrifiante, si ce n'avait ete de Guillaume qui a passer les 414 marches une marche devant moi, m'empechant tout a la fois de debouler, et de voir la hauteur vertigineuse de certains palliers...

Nous avons aussi visite le Pallazo Pitti, l'ancien palais des Medicis, au cout exorbitant de 12 euros, tout ca pour avoir le droit de visiter les appartements royaux, la collection Palatine, et...c'es tout. Il parait que les jardins sont absolument superbes aussi, mais pour ca, et pour avoir le droit de visiter la collection de porcelaine, de l'argenterie et des costumes, *wow, capotant*, AINSI que les jardins (wow le beau package deal), c'etait un autre 10 euros... nous avons fait notre choix; rester a la simili-fraicheur du musee, plutot qu'au soleil tapant. Nous avons vu plusieurs Rafael, Titien, et autres peintres de la Renaissance italienne, inspires fortement par les artistes des Pays-Bas (la, va falloir que je revise mon histoire de l'art, parce que j'ai oublie que les peintres flamands avaient influence les peintres italiens... ca aurait du etre l'inverse, non?). Un autre peinture superbe dont j'ai oublie le nom etait egalement tres bon...(ca ne vous dis rien, je sais bien..Menghis? Menning? on se rappelle plus..) Bref, apres 1h de Madonne nourrissant au sein Jesus, on en avait un peu marre..mais ensuite les appartements royaux, qui parfois ressemblaient a s'y meprendre a Versailles, en valaient la peine, surtout que les murs etaient absolument recouverts de toiles...c'est avec plaisir que j'ai trouve les portraits de Louis XIII et de sa mere Marie de Medicis, tous les deux ages de 10 ans... plusieurs toiles des monarques francais, etait-ce seulement par interet pour cette grande mornarchie, ou parce que la famille Medicis a pourvu la couronne de France de deux reines Medicis, non directement apparentees d'ailleurs, Catherine au 16e siecle (dont je n'ai vu aucun portrait, le palais ne devait donc pas etre fonde par sa branche Medicis) et Marie au 17e siecle, cette femme qui a donne ses filles a toutes les couronnes d'Europe ou presque...

Notre auberge est geniale, avant-hier nous avons passe la soiree sur une terrasse magnifique, entouree de statues romaines et de fleurs, avec des Britanniques, Americains, Australiens... l'Anglais avec qui nous avons discute m'a plutot reconcilie avec Londres, je me suis rendue compte en parlant de Wembley, ou nous vivions et ou il a un ami, que je n'y retournerais jamais, et ca m'a fait un petit pincement, c'est un pan de ma vie que j'ai quitte en partant de la, un simili-chez-moi temporaire mais que j'ai vite fait mien pour ne pas me sentir trop depayse... instinct de survie... Et il avait le petit accent, il a ete barman donc nous avons parle biere et pubs anglais (leur plus precieux tresor, les pubs!!!), education et universites huppees... ce fut bien agreable, mais apres ma demie-bouteille de vin et un fond de vin de liqueur de citron (une specialite italienne, fallait que j'essaie!), j'aurais du laisser faire la biere... le petit dejeuner du lendemain n'a pas ete accepte de plein coeur par mon estomac, meme s'il a eu la gentillesse de le garder... Mais bon, on fait du social si peu souvent, et c'est tellement agreable, boire entre globe-trotteurs sur une terrasse d'auberge de jeunesse a Florence... *hahaha* ah oui, on a rencontre une Californienne notre premiere soiree, elle nous a accompagne le lendemain matin pour la visite guidee de 3h, gratuite, fournie par l'auberge (le luxe, je vous dis, la meilleure auberge de jeunesse que j'ai vu de ma vie!!), et puis elle nous a accompagne pour le reste de la journee...tres gentille, et un nom sympatique, Carrie (SATC!!!).

Bon...temps de partir maintenant... notre train pour Naples est dans 1h... 5h de train encore, j'espere que celui-ci aura une climatisation fonctionnelle, parce que sinon, c'est affreusement penible...demain, nous planifions de voir Pompei, et le surlendemain, de grimper le Vesuve..*hahahaah* (faut savoir, il y a des bus qui nous amenent a 20min du sommet...une chance, parce qu'une soiree ou nous avions bu un tout petit peu, Guillaume et moi, nous revions d'escalader le Vesuve au complet..eh bien a la chaleur qu'il fait, pas question!!! ;o)).

Je vous redonne des nouvelles...bientot. Apres Naples et Pompei, c'est Bari sur l'autre cote italienne pour prendre le ferry qui nous menera vers Patras, en Grece... puis Athenes une petite journee (il parait qu'il n'en faut pas plus, cette ville etant tres betonnee, grise et polluee), puis escapade a Santorin, ile grecque des Cyclades, pour 4 jours... plages de sable noir (chaud!!), couchers de soleil poetique vus de Oia, et farniente...peut-etre meme promenades a travers les villes a dos d'ane (a condition que Guillaume trouve des medicaments pour ses allergies...sinon, nous essayerons de trouver un 4 roues, parait que ca se trouve...).

Voila, nous essayerons donc de relaxer un peu, avant notre retour qui approche a grands pas... (deja presque finies, les vacances????)

A tres bientot, j'ai (tout de meme!) bien hate de vous revoir, gens du Quebec... ;o)

(PS: MES photos suivront a mon retour... pour l'instant, c'est trop penible transferer 650 images sur l'ordi pour trouver les bonnes!)

samedi 21 juin 2008

Madrid, Barcelone, Marseille, Nice, Cannes...

Voila les dernieres villes que j'ai faites depuis mon dernier mot sur ce blog...toutes mes excuses. J'ai meme pris du retard dans mon carnet de voyage ou je note tout en attendant de vous partager mes impressions; je n'ai meme pas fini de raconter Barcelone, mais je reprendrai assurement mon retard demain, dans le train direction Venise, puisqu'on passe une bonne partie de la journee dans le train...

Mon ordi est dans l'archi gele en ce moment, je sais pas si je pourrai ajouter des photos a ce message, ou sur facebook... je les ai transferees sur CD aujourd'hui, de peur que ma camera lache, ou qqchose du genre... mais je n'ai rien supprime encore, "tout d'un coup" qu'il arrive quelque chose au CD (qui est dans une enveloppe de papier, brrr).



Madrid etait sympathique, disons, vivante, animee, commerciale, mais sans etre tres attachante... Surtout que nous avions notre hotel dans le quartier gay, a deux pas du quartier "chaud" (comprendre; avec des prostituees qui faisaient le trottoir a partir de midi, ce que nous avons decouvert un jour en cherchant un endroit pas cher ou diner dans les rues environnantes), eh bien, apres une nuit dans 2 lits simples colles ensemble (j'hais ca, je me retrouve toujours a dormir dans la craque pour retrouver mon chauffe-lit ;oP), bref nous avons demande une autre chambre... le surlendemain (nous restions 4 nuits), nous l'avions...a notre plus grand desespoir; elle donnait sur la rue, et l'air clim ne fonctionnait pas... un vendredi soir. On a pas dormi de la NUIT. Je pense que j'ai jamais aussi mal dormi dans un hotel... on a reussi a fermer l'oeil a 5h du mat, quand les gens se sont calmes en bas (4 etages plus bas quand meme!), mais a 7h, la plomberie de la chambre d'en haut s'est mise a faire un boucan d'enfer, sur-aigu...je voulais tuer qqun... on a encore change de chambre, elle etait minuscule et vraiment laide, mais etait plus calme...disons qu'avec les journees qu'on fait, la derniere chose qu'on veut, c'est passer une nuit "sur la corde".



Sinon, je dirais, pas assez de trucs excitants pour y rester 4 jours...



Puis Barcelone, qui elle, en valait grandement la peine... une super ville, nous vivions dans le vieux Barcelone, le quartier "Gotic" comme ils appellent, a 4-5 minutes de La Rambla, la rue principale, pleine d'animation, d'amuseurs de rues et de commerces; animaleries (specialisees dans les oiseaux: perruches, coqs, pigeons *?*, cacatoes...), fleuristes de tout genre, puis des amuseurs de toutes sortes qui se creusent les meninges et investissent pas mal d'argent pour attirer l'oeil des touristes et les inciter a payer pour etre pris en photos avec eux... un travelo deguise en nonne qui montre ses dessous tres sexy, un pecheur recouvert de peinture doree et conduisant un bateau qui tangue de gauche a droite, un homme invisible, une fee (tres reussie!), etc... j'ai adore l'ambiance, il faut regarder partout a la fois, les amuseurs doivent faire de bonnes affaires, ca m'a rappele ceux de Montreal dans le Vieux-Port...mais... pourquoi les gens marchent tant sur cette rue, parce que c'est vrai, il n'y a pas vraiment de commerce mis a part ce qu'il y a "a voir"!!! Mais...ca va dans l'ambiance de Barcelone...

Nous avons fait une journee "Gaudi", la Sagrada Familia d'abord, cette eglise commencee il y a a peine un siecle, loin d'etre finie (je pourrai dire que je suis deja allee sur un chantier de cathedrale, c'est pas donne a tout le monde!!), avec une architecture completement disjonctee, mais je dois l'avouer, je n'ai pas deteste, ce qui m'a surpris... Des piliers d'eglise en forme d'arbres, des vitraux pleins de couleur mais sans reelles formes, les facades completement folles... j'ai pris des photos, je vous montrerai... ;)

Puis dans la meme journee, le parc Guel, avec ses vues completement epoustouflantes sur la ville et la mer, ses bancs en ceramique multicolores (encore par Gaudi) tout le long de la terrasse... absolument fabuleux.

Nous avons visite un peu la plage la-bas aussi, mais juste le temps de s'arreter prendre une biere achetee a un vendeur ambulant, un apres-midi pluvieux... vendeur qui s'est empresse de nous demander si par la meme occasion, nous voulions du hash ou de la coke... Barcelone est assurement une ville de vacances, une ville de jeunes, tous les soirs dans les ruelles mouvementees et pleines de mondes, nous nous sommes faits offrir de la drogue... Mais sans que ca devienne vraiment inquietant, les rues etant toujours pleines de monde, justement... de petites ruelles, certaines ou on pouvait toucher les murs d'une main et d'un pied de l'autre.... une qui sentait particulierement les toilettes publiques, d'ailleurs, on est surs que la nuit tombee, elle servait principalement a ca... un "bon spot", tranquille, sombre un peu...beaaaaaah.

Puis Marseille, que nous avons a peine effleure... l'apres-midi de notre arrivee, j'etait completement crevee, plus capable de suivre, mes jambes refusaient tout... et la chaleur faisait le reste... Nous avons a peine vu le port, marcher un peu, puis je suis allee m'effondrer dans la chambre d'hotel... bien cheap, la chambre d'hotel, pas de verre, faut queter les serviettes et le papier de toilette, 4 etages bien pleines a grimper a pied (pour ajouter a ma souffrance), mais a 40 euros la nuit, bah! une aubaine!

Le lendemain, nous nous sommes gates un peu, nous avons visite le chateau d'If sur l'ile du meme nom, les lecteurs du Comte de Monte-Cristo de Dumas saurons de quoi je parle... le fort en tant que tel n'avait rien de tres excitant, puisque sans la prose de Dumas, il ne serait rien...alors que la, il est connu de par le monde entier... c'est la qu'aurait ete enferme pendant 14 ans son personnage principal, avant d'etre pris pour mort et jeter en bas des falaises par une nuit de tempete sur mer... c'est comme ca qu'il s'est enfui, pour ensuite aller prendre sa revanche sur ceux qui l'avaient envoye en prison...

Bref, une belle facon de mettre des images sur un livre que nous avions tous les deux lu il y a quelques mois a peine... et une tres belle balade en traversier, d'a peine 20-30 min l'aller, mais avec le soleil eclatant, la mer, Marseille vue de loin, son eglise toute en haut, Notre-Dame-de-la-Garde...que nous avons visite a notre retour... superbe, et surtout, superbe point de vue de la ville, et du large...magnifique, avec le soleil qui nous accompagne enfin...

Et tres rapidement, parce qu'on me fout dehors du cafe internet, depuis hier nous sommes a Nice, hier nous avons fait un apres-midi de plage, termine par une bouteille de rose bue au goulot (20min que ca a pris, et 2h pour dessaouler, pour ma part...j'etait completement paf, on avait pas encore mange...*hahaha* tout ca sur la plage, la belle vie!!)

Et aujourd'hui, petit tour a Cannes, la ou les plages sont bien plus belles et confortables parce qu'en sable (nice, c'est les galets, arf), et beaucoup de soleil...

Demain, depart pour Venise!!!! VIVA ITALIA!!!

mercredi 11 juin 2008

Petit retour en arrière...à Bordeaux!

Alors...par où commencer, ein? Il y a tant à dire, Guillaume reviendra assurément de son café avant que j'aie terminé...mais je vais essayer...

Samedi matin, il a fallu quitter Paris. Ça a été tristounet, comme d'habitude. Paris est, jusqu'à présent, ma ville "âme soeur". Je la comprends, je l'apprécie, elle n'a même plus à déployer tous ses artifices pour que je m'y sente bien. J'aime tous ses coins et racoins, toutes ses rues et ruelles, son accent et ses gens, sa gastronomie et ses pâtisseries, ses chocolateries et ses tartes aux fruits, j'aime sa douceur de vivre, j'aime tout ce qu'elle a à m'offrir. Bien entendu, il y a certains points négatifs, le traffic, le bruit dans certains quartiers, le coût exorbitant de la vie... Mais pour aimer pleinement une entité, ne faut-il pas aimer aussi ses défauts?

Pendant 6 jours, nous avons arpenté les rues de Paris, nous avons revisité nos endroits favoris, nous avons marché dans nos propres traces, mais... après la folie de Londres, ses gratte-ciels, son bitume, son architecture moderne, Paris la gracieuse, la coquette, nous a fait beaucoup de bien. Nous nous sommes rappelés à quel point nous aimions Paris, et même Guillaume, qui pourtant me répétait qu'il avait suffisamment vu Paris pour ne pas avoir besoin d'y revenir. Il fait bon être à Paris.

Samedi matin, à la course, nous avons fait nos aurevoirs à Paris. C'est un peu triste de voir Denfert-Rochereau en dernier, même si c'est un quartier agréable, j'aurais préféré revoir St-Michel, le Louvre ou le Marais une dernière fois, cligner des yeux, imprimer l'image au fond de ma rétine, dire un adieu silencieux mais ô combien amoureux, puis m'engouffrer dans le métro sans un regard de plus... Mais il y aura d'autres occasions de renouer avec Paris, j'en suis sûre...Notre histoire d'amour est plus forte que ça...

Puis ce fut le train, ce TGV qui nous a mené de Paris à Bordeaux en quelques heures à peine (3 je crois?). Les blues de Paris n'ont pas durés longtemps; on nous attendait à la gare de Bordeaux, le meilleur accueil qui soit pour des globe-trotters qui ont l'habitude de se dé(merder)brouiller seuls avec leurs gros sacs et leur sens de l'orientation pas toujours infaillible en descendant des trains.

Véro de Bordeaux et son mari Jenfi nous attendaient sur le quai, pile devant notre porte, visages inconnus mais pourtant familiers qui ont achevés de nous rassurer sur notre destination; quelle bonne idée, mais surtout quelle chance d'avoir eu cette invitation qui nous a permis d'arrêter à Bordeaux...

Comme le disait déjà Véro sur son blog, c'est vrai que ce n'est pas facile, à prime abord, de rencontrer des gens pour la première fois, et pourtant, de savoir tant de choses sur leur vie, sur leurs affections, leurs passe-temps... La communication n'est pas la même que sur un blog, et pourtant, leur gentillesse et leur générosité ont facilité le tout. Un mélange étrange de "faire de nouvelles rencontres" et "revoir des amis de "longue" date" (ben quoi, un bon 8 mois, non? *hahah*).

Ils nous ont amenés dans leur chez-soi, dans leur antre, leur jolie maison pleine de couleurs et de joie de vivre, une maison vivante et animée par leurs trois adorables filles. Les couleurs vives cadrent vraiment avec cette famille... peut-être que ça influence leurs humeurs? Ou peut-être que leurs humeurs ont influencé la déco...oui, j'opte davantage sur la dernière option...

On a commencé par une petite bière sur leur terrasse, avec les fameux canelés bordelais (wouppi, moi qui en salivais en les voyant sur le blog de Véro il y a quelques mois...conclusion; c'est une délicieuse pâtisserie française comme les Français savent en faire, mais avec cette petite particularité, probablement régionale, qui fait tout son charme...par politesse, je n'en ai mangé qu'un, parce que vous savez bien que si on m'avait laissé seule avec l'assiette, ils auraient tous disparu...*hahahah* bah non quand même!) Julie s'est jointe à nous, nous avons discuté des chevaux, de la campagne, du Québec surtout... aah, après coup, on aurait bien aimé en savoir davantage sur les régions françaises de nos hôtes, mais je crois tout de même, sans prétention aucune, que nous en savons un tout petit peu plus sur la France que les Français en savent sur le Québec, alors on s'est fait une joie de leur en dire davantage sur notre bout de pays qui nous manque...en parler, c'est un peu le matérialiser!

Puis ils nous ont fait la "fleur" de nous faire visiter un coin de pays à eux, Saint-Émilion... franchement, c'est une occasion en or d'avoir des gens pour nous faire visiter, qui connaissent le coin, et sont assez généreux pour le partager avec nous, partager leur temps, leur présence, et, bien accessoirement mais chose rare pour nous ici, partager leur voiture! *hahaha* Eh ben oui, je rêve de petits villages cachés, de villages ayant un cachet, une personnalité, un secret bien gardé, mais en voyageant en train, en visitant de grandes villes, des capitales, c'est un luxe très rare, et je leur suis extrêmement reconnaissante pour cela.

Saint-Émilion est un très joli village, entouré de vignobles, très paisible malgré ses touristes. J'étais tout de même surprise qu'il n'y ait pas plus de gens...c'était un samedi après-midi tranquille, appaisant après l'animation des grandes capitales anglaise et française...un petit bout de paix dans la folie de notre voyage. Les rues pavées, escarpés, la couleur sable, beige, partout, avec des fleurs, un petit bassin près d'une terrasse qui donne envie de se prélasser, le soleil qui s'est pointé le nez spécialement pour l'occasion alors qu'on ne l'avait pas vu depuis le début de notre voyage (et même avant, en Angleterre, il se faisait désirer depuis plusieurs jours!)...et une famille adorable pour nous guider. Nous avons lentement escaladé la ville, jetant un coup d'oeil au passage aux petites places de la ville, aux boutiques d'artisanat, de vin et de pâtisseries... Il y avait une très vieille église, datant du 12e siècle, et une autre, qui malgré son peu de fenêtres, laissant entrer beaucoup de soleil par sa porte d'entrée et ses quelques ouvertures...il y avait sur les murs des peintures murales très vieilles, dont une d'un évêque qui exorcisait des possédées (notez le féminin!). Zoé prenait tous les pamphlets d'information disponibles dans l'église, ce qui nous a permis de savoir tout ce qu'il y avait à savoir, en espagnol, en italien, en anglais..*hahaha*. Je plains Véro qui doit faire preuve d'une grande ruse de maman pour prétendre que ces pamphlets seront gardés précieusement, tout en s'assurant qu'ils disparaîtront dans les prochains jours afin que leur maison ne deviennent pas un office de tourisme ;oP (la mienne faisait pareil, je crois *hahah*)

Puis doucement, après avoir arpenté la ville et goûté de ses charmes (parmi ceux-ci, leurs délicieuses crème glacée faite maison....miaaam), nous sommes rentrés à Bordeaux. Nous avons même pu donner des nouvelles à nos parents avides d'information sur leur progéniture, grâcieuseté encore une fois de nos hôtes... Mon père me parlait de vins, Saint-Emilion et Sauternes, et je m'évertuais à lui faire comprendre que notre budget ne nous permettait malheureusement pas ce genre de folies, il persistait... Il m'a aussi passé sa commande de cadeau de fête des Pères, je devrai être à l'affût en Italie... ;o) Ma mère me narguait avec ses 35C, mais depuis j'ai pris ma vengeance en l'appelant pour lui faire écouter les vagues de San Sebastian, *niafniafniaf*.

Puis nous nous sommes mis à table, et commença "l'épreuve gastronomique française". Car oui, avis aux non-initiés, s'asseoir à une table française est une véritable épreuve, qui vise à tester si vous êtes dignes d'être invités. Déjà chez les parents de Bertrand on nous gave à chaque fois de délicieuse bouffe, et depuis le temps j'avais compris que je ne devais pas, ô réflexe de néophyte d'Amérique, me jeter sur l'apéro. Non, à l'apéro, il faut manger avec parcimonie, car ce ne sont que des AMUSE-GUEULES, des encas, seulement pour titiller, vous comprenez? Rappelez-vous en... Pareil pour l'entré ein, c'est toujours super bon, mais il faut y aller avec réserve, RÉSERVE. Prenez note, ça vous sauvera l'estomac un jour...*hahaha*

Alors, forte de mes expériences passées et délicieuses chez Bertrand, je me croyais prête pour la table de Véro et Jenfi...ERREUR!!!!

Vous vous rappelez Les 12 travaux d'Astérix ? Vous vous rappelez la scène où Obélix doit TOUT MANGER, ABSOLUMENT TOUT JUSQU'À la dernière miette, et qu'on lui amène poules, poulettes, veau, lama, chameaux, éléphant, troupeaux?!?!? Eh bien..voilà à quoi il faut s'attendre chez certains Français, et plus particulièrement chez Véro et Jenfi (quoique, je dois m'en convaincre à voir la taille de guêpe de Véro (ne croyez rien de ses fausses "remises en forme", elle n'en a guère besoin...quant à Jenfi...ben quoi, c'est un homme, il a le droit de manger davantage, non??), bref, je doute qu'ils mangent comme ça tous les jours ein, ce serait sinon à mettre dans le livre des Records Guiness ;o))

Bref... ils ont commencé avec l'apéro, et comme une débutante, je me suis jetée sur les nachos, le guacamole, le surimi, et Guillaume sur le jambon... le tout qui passait trop bien avec de la sangria. Sans égards pour ce qui allait suivre, bien sûr je ne pouvais savoir, mais je pouvais deviner, ein!!

Alors... qu'est-ce qu'ils nous ont servi en plat"S" de résistance, hum??

Je vous le dirai une autre fois... *hahaha* Pour l'instant, j'ai un train qui part pour Madrid dans moins d'une heure trente, et ben, vous savez, San Sebastian, ça mérite un dernier petit tour, avec ses plages... (mouhahaha)

Allez, je vous dis à très bientôt!!

mardi 10 juin 2008

Des nouvelles vite vite, de San Sebastian!


Je n'ai pas vraiment le temps de vous jaser, mais je vous joins deux adresses où j'ai mis mes photos de voyage, France et Espagne (San Sebastian seulement pour l'instant)...

Tout va pour le mieux ici, on est pleins de coups de soleil meme si c'est plutot nuageux ici (zut)

On a passe un super w-e chez Vero de Bordeaux, je vous conseille fortement d'aller jeter un coup d'oeil à son recit de notre passage chez elle, en attendant que je puisse moi-meme lui faire un eloge convenable... ;o) C'est ici.

http://www.facebook.com/album.php?aid=41470&l=7b0d8&id=742887976

http://www.facebook.com/album.php?aid=41363&l=55148&id=742887976

Demain depart pour Madrid, je vous redonne des nouvelles de la-bas! (mais...quand est-ce que je vais avoir le temps de blogger moi dans tout ça?? ;o) )

¡Viva España, muchos besos al todo el mundo!

Ciao!!!