lundi 26 novembre 2007

La violence en Angleterre...

Évidemment, il y a des gestes violents partout dans le monde, et nous n'en sommes pas épargnés. L'important, selon moi, est de ne pas être "immunisé" contre toute cette violence. Toutefois sur cet aspect, je pense qu'il est déjà trop tard. Je ne crois pas que les gens des siècles passées étaient moins ou plus "habitués" à la violence; des meurtres crapuleux dans les ruelles, batailles à coups de haches ou d'épées, crimes de guerres multiples... Mais peut-être étaient-ils, de par leurs communautés davantage "tricotées serrées", sensibles aux malheurs de leurs voisins.

Je mélange un peu deux propos ici, ce n'est pas tout à fait clair, mais j'y viens...

Depuis que je suis arrivée à Londres, je constate en lisant les journaux qu'il y a beaucoup d'assassinats gratuits, sauvages, dégoûtants, à travers le pays. Le genre qu'on voit rarement au Québec, même s'il y en a tout de même. Un père assassiné à coups de pieds par une bande de jeunes devant sa fille de 18 ans pour leur avoir fait la morale. Un homme battu à mort dans un autobus à coups de poings par un psychopathe drogué parce que l'homme en question lui avait dit d'arrêter de jeter des croustilles sur tout le monde, dont sa copine. Un jeune homme qui voulait "prouver sa maladie mentale" en tuant - encore à coups de pieds, ça semble populaire ici, et c'est pas des farces - une femme de 15 ans son aînée le soir de la St-Valentin, après qu'elle l'ait ramené chez elle...C'était un acte qu'il voulait réaliser, qu'il a dit en cour... tuer quelqu'un. Brrrr. 24 ans le gars, sorti d'une bonne école privée au Devon, là où j'étais initialement supposée aller travailler (pas que je dise ici que je suis chanceuse d'être à Londres plutôt qu'au Devon, Londres est assurément plus violente). Depuis un mois aussi, ils ne parlent que d'une pauvre étudiante britannique de 20 ans assassinée dans son appart en Italie, à demi-déshabillée et la gorge tranchée, probablement tuée pour avoir refusé de participer une orgie, peut-être même par sa propre coloc américaine. Disons que c'est pas mal le cas qui a pris le dessus pendant que s'estompe (très) tranquillement l'affaire Maddie (qui fait tout de même la une au moins une fois semaine).

Il y a aussi de pauvres jeunes tués trop tôt, un petit garçon de 11-12 ans tué d'une balle dans la tête dans un parc, et tout plein de jeunes pas plus vieux que 15-17 ans qui se font tirés à peu près toutes les semaines, souvent en banlieue nord de la ville (pas très rassurant, je suis au nord ouest).

Je suppose que le nombre de crimes est proportionnel à la population; en Angleterre (et non en Grande-Bretagne), ils sont 50 millions, dont 8 millions à Londres en 2001 (mais "région métropolitaine 13 millions). (Aujourd'hui même une pure londonienne m'a dit qu'elle pensait qu'ils étaient 50 millions juste à Londres...hummm...ça sent la prétention parisienne tout ça, bande de nombrilistes).

Bref...je vous raconte tout ça, ces trucs horribles, parce que j'ai été surprise ce soir de mes propres réactions. Je me suis toujours dit que si j'étais témoin d'un acte violent....j'essayerais de faire quelque chose. Que je viendrais en aide à la victime...

Je n'ai rien vu ce soir, rassurez-vous. Mais alors que j'étais presque rendue à la maison, plus que 3-4 minutes et entrain d'escalader la fameuse pente de notre rue, j'ai entendu de très forts haletements, je n'arrivais pas à dire si c'était un gars qui étaient dehors entrain de simuler l'acte sexuel avec ses amis, si c'était effectivement quelqu'un ENTRAIN de faire l'acte la fenêtre grande ouverte (et la tête sortie, presque), ou si c'était d'étranges cris de douleur...

Puis les cris, plutôt que de décroître comme je m'y attendais (puisque je m'éloignais) se sont mis à se rapprocher. Ça m'a un peu inquiéter, je venais de dépasser un gars à l'air louche, il était 19h et il faisait déjà bien noir sur la rue semi-passante quoiqu'assez bien éclairée. Puis j'ai entendu un pas de course, et les halements se sont rapprochés... "Han! Han! Han! Han! Haan! Han!" Un gars m'a dépassé au pas de course, en criant "Help! Help! Call an ambulance, help!!" C'était lui qui haletait depuis tout à l'heure. Il me dépasse et arrête les filles qui sont à peine à quelques mètres devant moi. Se met devant eux en joggant et en répétant "Help! Call an ambulance! A thief took my money and he hit me at the chest!"

Ok, si vous ne lisez que les paroles, vous vous dites, mon dieu le pauvre homme, il a été attaqué lâchement (dans un coin sombre qui fait office de raccourci dans le coin, lequel je prends d'ailleurs tous les matins, ha ha! Et que je refuse de prendre le soir, même si Guillaume m'accompagne, je sais pourquoi maintenant!), j'aurais dû appeler l'ambulance "drette là". Oui mais... le gars avait l'air louche. En fait, la vérité, c'est qu'il avait pas l'air mal en point du tout. À part le fait qu'il faisait beaucoup, beaucoup de bruit, il tenait le haut de son manteau ensemle avec ses deux mains et continuait de jogger sur place devant moi... et je trouvais pas qu'il avait l'air du genre de gars qui aurait pu se faire poignarder, tirer ou même juste entailler quelques secondes plus tôt.

J'en étais encore entrain d'étudier l'expression sur son visage, il n'avait pas l'air si paniqué... et puis je me suis dit "J'aime pas ça, je n'arrête pas de marcher, le gars a l'air trop bizarre, je sais même pas s'il essaie de nous niaiser ou s'il est sérieux." Et j'ai continué mon chemin... les deux filles devant moi (je dois avouer lâchement que si je n'avais pas été seule j'aurais probablement considéré davantage l'option de m'arrêter pour lui venir en aide et éclaircir la chose..) ont continué de regarder le gars, qui joggait maintenant vers une bâtisse tout près, en criant encore "Call an ambulance, I live here". Les filles lui ont crié de loin "Which flat?" Et il a répondu, tout en pesant sur l'interphone à l'entrée, tenant toujours son manteau fermé près de son cou.

J'ai passé le reste du chemin à me demander s'il déconnait ou s'il était sérieux... tout en ouvrant - par mesure de précaution totalement inutile - mon canif suisse (lame d'environ 1 pouce et demi) dans ma poche de manteau... Le voisinage me semblait moins "safe" tout d'un coup, que ce soit à cause des voleurs fous, ou des joggeurs étranges... Je me suis sentie encore plus mal quand j'ai entendu une ambulance passer tout près... J'ai honte de moi, j'ai omis de venir en aide à une personne en détresse, juste parce que j'étais suspicieuse... Quelle lâche je serais alors, si j'étais devant l'agresseur et l'agressé?

Entk, il serait temps que je trouve comment me procurer du poivre de cayenne....

Dans le même thème de la violence, puisque ça adonne comme ça, je vous informe que j'ai passé une sale nuit parce que notre couple vedette "Brasil-Polonia", parents de la petite fée/monstre mascotte de l'appartement, se sont disputés une partie de la nuit (en fait, de minuit trente à 2h du mat) hier. Évidemment, pour ne pas réveiller la petite qui dort tout en haut, ils viennent s'astiner dans la cuisine, sous notre chambre. Et comme je vous l'ai déjà dit, on entend TRÈS BIEN, et même PAS MAL TOUT de notre chambre. Je tente de leur faire comprendre qu'ils dérangent en marchant bruyamment au-dessus de leur tête, avec notre plancher qui craque à qui mieux-mieux. C'est un échec. Je tape carrément du pied, en sautant presque à chaque pas, à bout de patience. Puis je dis à Guillaume: je leur laisse 20 min...qu'ils règlent leur chicane, mais dans 20min, je veux la paix - et le sommeil.

Le décompte était presque terminé...quand elle s'est mise à pleurer. Tiens, soudainement j'avais plus envie d'aller leur jeter un regard meurtrier en me rendant aux toilettes...J'en ai déduis que ce n'était pas le moment, mais surtout, pour mon petit moi personnel, je n'avais pas le goût de voir ça et d'être impliquée. Ça devient plus personnel quand c'est rendu là....alors on attend, ya rien d'autre à faire, ils font trop de bruit pour dormir. Ils haussent le ton... Puis on entend quelque chose bardasser par terre, comme si quelque chose était tombé. Puis des pas dans l'escalier... la lumière de l'escalier (à notre grand désespoir, on a un pied de fenêtre en haut de notre porte, ce qui fait que si qqun ouvre la lumière en pleine nuit, on l'a dans les yeux), ça monte, ça descend, ça réveille la maisonnée au complet. J'ai les nerfs à fleur de peau, je vais aux toilettes...en passant je ferme la lumière, j'en ai rien à foutre qu'ils se plantent dans les escaliers lors de leur prochaine descente-remontée, ça va juste leur montrer que certaines personnes recherchent le calme et la noirceur. Juste avant que je regarde ma chambre avec un semblant d'espoir de pouvoir enfin dormir... J'entends madame pousser un cri encore plus aigu que les autres...

Je rentre en sacrant dans ma barbe (plus très dans ma barbe, j'avoue... ils veulent pas jouer dans la subtilité, pourquoi on broderait nous autres pour être discrets... J'ai pas beaucoup dormi cette nuit.

Guillaume me raconte ce soir en soupant qu'il a parlé avec le Polonais... qu'elle lui a jeté à 2 reprises une tasse dessus (il a maintenant un beau bleu sur la cuisse...mais la tasse est encore intacte, wow!), puis qu'ils sont montés en haut, que là elle s'est jetée sur lui, qu'elle l'a frappé et qu'il en a saigné du nez pendant une bonne partie de la nuit... et finalement, il est allé réveillé sa soeur qui vit dans la petite pièce près de l'entrée, et lui a demandé de venir dormir avec lui (avait-il peur de se faire attaquer dans son sommeil?), et c'est sa blonde qui est allée dormir dans la petite pièce...

Ce matin ils se sont excusés pour avoir tenu la maisonnée au complet réveillée pendant 1h. Je les plains, franchement... leur vie de couple est un enfer, et ce depuis qu'on vit ici... ils ne s'entendent sur rien... leurs efforts sont louables pour leur petite fille... mais tout de même...pfff.
Ce que je suis contente d'avoir un namoureux qui pense à me faire de la tisane parce que je suis balade ;o)

dimanche 25 novembre 2007

Ma fin de semaine à Londres


Bonjour à tous!

J'ai passé une agréable fin de semaine, je pensais la partager avec vous, pour une fois que je vous décris un peu mon environnement et mes activités londoniennes ;o)

Vendredi soir j'ai célébré la fin de la semaine avec Guillaume en me reposant le cerveau. Le début de la semaine a été très dur, psychologiquement et physiquement... Ma boss est une machine, j'ai énormément de respect pour elle et pour tout ce qu'elle arrive à faire dans une seule journée (bien que le prix à payer soit de partir de la maison à 5h30 du mat et de partir du bureau parfois genre...à 11h du soir). Mais elle demande le même sacrifice à ses employés, et je réalise que je ne suis pas prête à le faire...entk pas au salaire pour lequel je suis payée. Et même avec un meilleur salaire... Je réalise peu à peu qu'il me faudra trouver un emploi près de chez moi, plus tard... Peut-être qu'avec une voiture ce serait moins pire (je sais que c'est plus long qu'en métro parfois, mais au moins, on est dans ses affaires et on a pas besoin de se battre pour son mètre carré vital).

Tout de même... vendredi, on a bien mangé, puis on a ouvert une bouteille de vin rouge sucré à faire chauffer (du vin aux aromes de cannelle, agrumes, coriandre, cardamome, bleuets, etc...) et on a écouté Harry Potter 5... jusqu'à ce que, évidemment, je m'endorme dessus (shame on me, pas capable d'écouter un film au complet, mon chum est trop confortable ;o))

Puis samedi on s'est levé relativement tôt (ok, 10h, c'est pas très tôt non ;)) on a mangé des crêpes, gracieuseté de môsieur-le-cook, et on est partis pour le British Museum, après quelques hésitations. J'ai refait avec Guillaume la section Égypte ancienne que j'avais fait avec Karine, mais cette fois à la "historian's way", ce qui veut dire qu'on a passé 3 heures à parcourir 6 pièces. (Ce qui n'est pas humainement tolérable pour quiconque n'a pas étudié en Histoire *hahah*). C'est vrai que leur collection est géniale... Paris a le Livre des Morts (un magnifique papyrus de plusieurs dizaines de mètres de long, avec des dessins représentants les étapes de la pesée du coeur, les dieux à têtes d'animaux, l'entrée au "paradis", etc...). Mais ils n'ont qu'une petite momie cachée dans un coin en-dessous d'un escalier...c'est assez étrange qu'ils la cachent comme ça d'ailleurs. Ils ont beaucoup de sarcophages par contre. Mais nous, les morbides, on veut des cadavres (beurk!).

Le British Museum nous donne notre lot de morbide. Et de quoi satisfaire notre curiosité. Ils se sont bien rendus compte que de déballer les momies les abîmait beaucoup. Maintenant, ils les sortent de leurs multiples sarcophages, mais leur laisse leurs centaines de mètres de bandelettes (ceci est une approximation, s'il-vous-plaît ne pas prendre mes qualifications d'historienne à la lettre lorsque l'on parle d'un sujet aussi lointain de mes connaissances approfondies!). Ce que les chercheurs ont fait plutôt, c'est prendre des scans ultra-modernes pour voir ce qu'il y avait sous les bandelettes. Et c'est fas-ci-nant. Les radios ne sont pas si grandes (semble que ça n'intéresse pas autant de monde que ça devrait...quoique si on se fie au nombre de touristes qui se sont exclamés "oh! la momie de Cléopâtre!!!" simplement parce qu'une momie s'intitulait "Cléopâtre, une jeune fille de 17 ans"... (me voyez vous une main sur le front, hochant la tête de désespoir?)), bref peut-être que ça n'intéresse pas la majorité des personnes qui parcourent le British Museum à la course comme le Louvre, en voulant en voir le maximum dans le peu de temps alloué.

Bref, j'ai appris un peu d'ancien égyptien, j'ai vu leurs jouets, leurs portraits, leurs trips phalliques (que pensez-vous d'un dieu assez puissant pour s'auto-féconder en s'""infligeant"" lui-même une relation orale, ein? Oui oui, ya des papyrus de ça!), leurs graffitis (des traces de pieds, notamment, sur une roche, dirigés vers une pyramide je pense...), etc etc. J'ai vu 2 momies toutes nues, bien en chair et en os, en cheveux et en ongles, ce qui est plutôt troublant. Pleins d'os tout seuls aussi, des signes d'arthrite, de malnutrition et de dents abîmées par le sable soufflé par le vent. Ils peuvent déterminer la (les!) raison de la mort d'une personne, notamment en fouillant dans son estomac, en inspectant les poumons plein de traces de fumées (les feux de cuisine). Franchement, j'ai beaucoup apprécié. Il y a toujours un tas d'informations dans une pièce de musée, on a souvent simplement pas la patience de lire tous ces secrets livrés sur un plateau d'argent...

Puisque l'entrée du musée est gratuite, on risque d'y retourner souvent, je suis pas arrivée à retrouver l'homme de Lindow, retrouvé en Angleterre, mort il y a 2000 ans, selon un rituel complexe (coups sur la tête, entaille sur la poitrine, gorge coupée). Il a été retrouvé dans la boue, toute sa peau est encore quasi intacte, quoiqu'on dirait que ses os ont un peu "fondu" en-dessous, dont son crâne... mais on voit encore ses cheveux et sa barbe, et ils ont essayé de reconstituer de quoi il avait l'air... Je vous invite à jeter un petit coup d'oeil sur une photo de lui ici http://www.britishmuseum.org/explore/highlights/highlight_objects/pe_prb/l/lindow_man.aspx et en même temps, regardez le corps dans la petite image "Related objects", Predynastic Egyptian Man, un autre homme mort il y a 5400 ans, en 3400 av. JC. Mommifié naturellement. Je me répète: fas-ci-nant).

Bon sinon ensuite nous avons marché un peu, et pour une fois je savais ce que j'avais envie de manger: des sushiiiiis!! Alors on a trouvé un resto de sushis (habituellement, c'est toujours quand on cherche un type de cuisine en particulier qu'on trouve pas, mais on a été chanceux). Après un bon repas bien complet pour 10-12 pounds chaque (entrée de dumplings, giga-soupe et plusieurs sushis), nous avons décidé d'inspecter un peu la jolie rue sur laquelle nous étions, en attendant d'aller rejoindre Katrin, l'assistante autrichienne de langue qui travaille avec Guillaume, pour un verre. Mais nous avons eu la malchance (le bonheur!) de tomber sur une bouquinerie de livres neufs à des prix scandaleux (tous les classiques de la littérature à 1,75 pounds, un ptit 3,50$ pour Dickens, Dumas, Shakespeare, Fitzgerald, Wolfe, Wilde, etc etc!!!

On a dû passer une bonne heure là, ou Guillaume a acheté un livre sur la guerre (le très sérieux "On War" à 5 pounds) et un d'Oscar Wilde (Dorian Gray) et moi j'ai acheté un recueil de 5 nouvelles sur Noel de Dickens (moi je préfère rester dans le thématique, je sens Noel me gagner lentement...). Qui sait, ça me mettra peut-être de bonne humeur dans le métro ;o)
Pendant notre bouquinage, nous avons entendu des cris qui se sont avérés être le résultat d'une manifestation....très féminine. C'était effectivement une grande manif contre la violence faite aux femmes, et ou les filles criaient "Yes means yes while no means no". Ça paraîtra peut-être un peu basic à certains... Mais j'ai lu la semaine dernière dans le journal que près de 50% des étudiants universitaires masculins disaient que cela pouvait être acceptable de "forcer" une fille à avoir une relation sexuelle "sous certaines conditions". Vous allez peut-être vous demander "oui mais lesquelles?". C'est la première question qui m'est venue, pendant une fraction de seconde. Puis une réponse s'est imposée, sans plus de question: il n'y en a pas. Aucune. Aucune condition ne peut motiver le fait de forcer une fille. Qu'elle soit saoûle, qu'elle ait d'abord dit oui pour ensuite dire non, qu'elle soit même la propre copine du gars. Non mais c'est quoi cette histoire de ""certaines conditions""??? Ça m'a choqué. Alors j'en ai convenu que cette manifestation avait tout son lieu d'être, et pas seulement ici ou les Anglais semblent avoir besoin qu'on leur rappelle quelques petites règles de base, comme la signification toute simple des mots "oui" et "non", mais un peu partout dans le monde. Cette manif coincidait avec l'événement contre la violence faite aux femmes à Paris. Ma seule déception, c'est que cette manif s'est tenue à petite échelle, un samedi soir aux alentours de 19h, sans avoir fait beaucoup de vague. Je ne monterai pas sur mes grands chevaux en mettant tous les hommes dans un même panier; je dis simplement, je suis contente que ces filles posent ce geste.
(J'ai trouvé un site qui en parlait, et voici les stats pour la Grande-Bretagne:
With a rape occuring on average every 11 minutes and domestic violence a reality for some women every 27 seconds, the march is an extremely important reminder that even in our 21st century modern society, women are still being abused.According to the British Crime Survey there are around 40,000 attempted rapes as well as 300,000 cases of sexual assualt every year. This is even more shocking when you consider that the conviction rate in the UK is the lowest it has ever been and one of the lowest in Europe, meaning that there were more rapists convicted in the 1970s when the Reclaim the Night marches were started.

Puis en sortant de la bouquinerie, nous avons marché dans Soho à la recherche d'un dessert, mais finalement j'ai préféré manger les vitrines des pâtisseries des yeux, parce qu'il n'y avait rien d'assez chocolaté-toutefois-pas-trop-sucré à mon goût...

Puis nous nous sommes fait poser un lapin (poliment, tout de même, alors ça va!) par Katrin, et nous avons décidé d'aller prendre un verre tous les deux. Nous avons marché dans les alentours de Picadilly, puis sur la très chic Regent Street (l'équivalent commercial des Champs Élysées, magnifiquement illuminée elle aussi), et jusqu'à la vitrine magique d'un magasin sur cette rue, spécialement conçue pour le temps des fêtes...je ne sais si je vous en ai parlé précédemment, mais c'est une bande de nounours tous plus craquants les uns que les autres, faisant les "mongols" dans l'atelier du Père Noel... ils jouent des instruments, font un sapin, peignent un tableau avec la queue d'un autre, se chamaillent un peu entre eux... tout cela animé par de fines cordes reliées au plafond... Et avec une jolie musique de xylophone, touuuut à fait Noel. J'oublie toujours de traîner ma caméra lorsque je pars pour le British Museum, puisque je me dis chaque fois que j'y retournerai des dizaines de fois, mais j'oublie qu'ensuite, je SORS du musée et je vois des choses magnifiques que j'aimerais partager avec vous... Alors voilà, je compte bien repasser encore devant cette vitrine, et je vais faire comme l'attroupement qui y est toujours, je vais FILMER la scène et je vous la montrerai.

Nous sommes entrés dans le magasin, qui ressemble à un genre de La Baie encore plus chic... On a regardé pour trouver un parfum à Guillaume, mais finalement nous en sommes ressortis avec un Guillaume qui sentait la guidoune après avoir essayé UN PARFUM seulement, parce que le premier vendeur sur lequel on est tombé a voulu s'assurer (bêtement, on rage encore contre lui) qu'il ne sente plus aucun parfum de la soirée: il lui en a d'abord mis sur le poignet (je me suis dit, zut, la manche de son beau nouveau manteau de feutre va sentir), puis quand on a dit, mi-polis mi-sincères, que ça sentait bon, le gars est sorti de derrière son comptoir, semble-t-il, avant qu'on réalise ce qu'il était entrain de faire, et il a fait le tour de Guillaume en lui en ASPERGEANT le cou, le foulard et le col de son manteau d'au moins 5-6 "spoutchs". DAAAAAAH. Au moment ou je vous écris, son manteau est encore dehors, sur la corde à linge, à prendre l'air parce qu'on en a marre que la CHAMBRE sente la guidoune.

Puis on a cherché notre pub avec des giga-divans en cuir sur lesquels ont s'étaient effouèrés comme des pachas ya déjà presque un mois... caché tout près du métro Baker Street, mais derrière une toute petite rue...finalement, on a pas trouvé... mais on a trouvé bien mieux: en tournant un coin, la magie de Noel nous est encore sautée au visage. Des anges blancs de 3 mètres de haut bordaient une rue complète, c'était féérique... J'espère que vous appréciez la photo que j'ai mis en haut de mon message, parce que ça m'a pris presque 30min la trouver (perfectionniste la fille...si elle avait eu sa caméra, la fille, aussi, elle perdrait peut-être moins de temps...humm).
On s'est trouvé un pub au coin de cette rue là, au tout début de la rue. Il y avait une terrasse et plusieurs irréductibles qui buvaient dehors..la soirée était relativement clémente pour un 24 novembre à Londres, alors nous nous sommes joints à eux. Assis sur la terrasse, mon cidre dans la main, auprès de mon chéri, à regarder les anges de lumière et la pleine lune bien ronde au-dessus de nous, qui éclipsait même les anges... j'étais vraiment bien.
Nous sommes rentrés tranquillement, un peu refroidis c'est vrai, vers 11h, avec un petit crochet vers un resto fast food pour que Guillaume satisfasse son appétit (effectivement, quelques sushis et un grand bol de bouillon, pour un gars, ça tient pas longtemps...et je suppose que le whisky ça rince le tout? *hahaha*). Puis on a commencé Ding et Dong mais on a pas eu le courage de le finir...
Et aujourd'hui, je me suis réveillée avec les beaux symptômes du rhume habituels, merci à TOUTES mes collègues de travail qui ont touché à tout dans le bureau cette semaine alors qu'elles avaient le virus de l'année. J'ai eu beau me servir de petits linges désinfectants pour les poignées de porte et tout le reste, je suppose que je ne peux pas m'arrêter de respirer en leur présence... Bon je ne me suis pas aidé en restant une petite heure dehors hier soir à siroter mon cidre, mais... c'était tellement agréable ;o) On devait sortir aujourd'hui aussi, et puis finalement, fallait faire les courses, alors on a fait les courses, on s'est permis des folies, vu ma première paye imminente, en achetant un drap (donc même si on se bat pour le couvre-lit, on dort pas le derrière à l'air), puis une rallonge d'un mètre, et euh....bref, plein de produits de luxe comme ça *hahaha*. Ah oui, et du steak de thon, que Guillaume a délicieusement préparé dans des graines de sésame et avec des légumes en papillote... j'en salive encore (agrémenté d'un petit cidre à la poire, miam!). Et ce soir, après avoir fait le lavage et raccomoder des boutons (sans ma frustration de "je n'ai que ça à faire de mes journées puisque je ne trouve pas d'emploi), on a terminé la bouteille de vin épicé et chaud (il restait un ptit fond). Ah oui, et on a joué au YUM avec les Polonais avant le souper, ce qui ne peut que vous confirmer encore plus que c'était un dimanche de farniente bien classique.
Maintenant, je dois être d'attaque pour demain, parce que je m'expatrie encore (je sors de Londres pour aller au satané collège ou je suis allée lundi dernier, ça devrait me prendre 1h30 m'y rendre demain matin, puis presque 2h retourner au bureau, puis 1h30 rentrer chez moi, wouhou!), j'espère que la grippe ne sera pas pire qu'elle est aujourd'hui (et pourtant, je me doute que si!!).
On est toujours à se demander ce qu'on fera pour Noel, mais si la tendance se maintient... Tania vous annonce, à minuit vingt-neuf en ce 26 novembre, que les vacances de Noel 2007 se dérouleront à Londres, oui mesdames et messieurs, je répète, à Londres. Bah, ça ne devrait pas être si mal que ça.... après tout ;o) Londres...c'est tout de même Londres, non?

lundi 19 novembre 2007

Un lundi "à la Garfield"...


Ça a commencé avec un lion.

Un cauchemar où un lion me pourchassait dans une giga-cage qui ressemblait plus à une grange... Très, très gros lion, en fait c'était une lionne, évidemment que c'était une lionne, c'est elle la chasseuse. Elle avait une tête éééénorme. Je parcourais les allées de la grange-zoo en me disant que c'était insensé de garder des animaux dans des stalles à portes basses, comme pour les chevaux. 2 minutes après, ce que je craignais arriva: la lionne sautait sa barrière ridicule et voyait en moi son prochain repas... Je ne sais comment, je suis arrivée à grimper un étage plus haut, puis j'ai rampé sur un "faux sol" en barreaux, et je voyais la lionne sous moi, qui se pourlèchait les babines. Puis il y en a eu une autre qui arrivait vers moi, et j'ai dû me laisser glisser entre les barreaux et me suspendre par les bras, avec la lionne d'au-dessus qui commençait à me dévorer les doigts pendant que celle d'en-dessous attendait que le "snack" tombe...

Puis, (je suppose que j'ai fini par tomber et je suis morte dévorée par un duo de lionnes diaboliques), j'étais à la maison, chez mes parents, et un malade mental nous poursuivait, moi et mon frère, en essayant de nous assassiner tous les deux. Justin avait des plans machiavéliques à la "Maman j'ai raté l'avion", il préparait de l'huile brûlante pour lui déverser sur la tête, pendant que moi je lui criais de plutôt foutre le camp par mon balcon pour qu'on s'éloigne le plus possible.

Après ces rêves mouvementés, ouvrir les yeux, essayer de ralentir ma respiration et me coller sur mon ronflant de chum (c'est pas vrai il ronfle pas...ben pas souvent) n'ont rien fait pour me calmer, et j'ai passé les 30 minutes suivantes à essayer de me rendormir. Puis je me suis réveillée une seconde fois parce que mes petits mumuscles exténués du patin à glace de la veille élançaient comme s'ils voulaient se venger de s'être fait imposer un peu d'exercice.

Puis je me suis réveillée avant mon cadran, bien avant (bien trop avant!) mon cadran que je craignais d'entendre sonner à tout moment... il a dû sonné 30min plus tard, 30 minutes d'attente craintive que la nuit - de toute façon merdique - soit déjà terminée.

Ensuite je suis sortie dehors, il faisait froid, humide, et il pleuvait. Mon soulier droit faisait encore "skwick skwich" de la veille où j'avais mis le pied dans une giga-flaque d'eau sans m'en rendre compte. Ça m'énervait.

Rendue au métro, je savais que je ne pouvais pas me contenter de me jeter dans le premier train venu; il fallait d'abord que j'ajoute -ENCORE- de l'argent sur ma carte de transport...évidemment, vous allez dire, si je mettais plus que 10 pounds à la fois (un aller étant 2,50), je n'aurais pas besoin d'en mettre tous les 2 jours... la machine a failli me bouffer un 10 pounds en lui donnant une valeur de 5 pounds...j'ai pesé frénétiquement sur "Cancel" jusqu'à ce qu'il me rende mon 10 pounds... ouf.

Puis je me suis engouffrée dans le métro bondé, les vitres couvertes de buée, pendant mon heure de transport matinal. Je ne me dirigeais pas vers le bureau; ce matin, j'avais pour mission d'aller dans un collège, partenaire d'un de nos projets, "Roots2Grow". Le projet vaut, si j'ai bien compris, son pesant d'argent: plus d'un million de livres en subvention gouvernementale, si le tout se déroule convenablement. Le problème, c'est ce que collège vient tout faire fouèrer. J'ai perdu presque 2 heures de ma matinée là-bas pour RIEN. R-I-E-N. Toute la semaine dernière, j'avais envoyé des emails au responsable de ce collège, pour qu'il récolte les pièces manquantes pour les dossiers de ses élèves. Elles sont juste 14, et même maintenant, puisqu'il y en a au moins 2 qui quittent par semaine, elles ne sont que 10. Mais c'est un chiard paaaas possiiiiiible d'avoir les petites signatures qu'il nous faut. Ce qui n'aide pas, c'est que les jeunes ne se présentent pas à leur seule journée de cours par semaine...elles s'en foutent, c'est un cours de service à la clientèle / réceptionniste pour les salons de coiffure. À cet âge-là, les filles veulent aller directement en coiffure, elles veulent pas passer par le "front desk" pendant un an avant qu'on leur laisser toucher à une paire de ciseau. Bref... toute la semaine dernière, j'ai appris mes dossiers par coeur (fallait bien, j'ai dû les classer et reclasser au moins 5 fois), et j'ai fait une belle liste bien claire qui disait, par élève, les pièces qui n'étaient pas dans le dossier. Le gars me dit, parfait, je vous donne ça au meeting de lundi matin.

Mon c**, oui!!! J'avais fait une liste d'une trentaine de formulaires manquants... il m'a donné 5-6 feuilles, certaines que j'avais déjà aux dossiers, d'autres qui n'étaient même pas complétées...Eille, il essaie de se convaincre qu'il ne s'est pas pogné le beigne en me donnant ces 5 feuilles-là, et yen a là-dedans qui ne sont même pas signées par l'élève, LA SEULE CHOSE QU'ON LUI DEMANDE!! Bref, j'ai passé 2 heures, avec la fille responsable d'un autre collège (et qui m'a montré comment démêler les dossiers) à m'astiner avec le gars, à lui dire que ça devait être prêt pour mercredi matin, date à laquelle la responsable ultra-super-stiff vient scruter à la loupe nos dossiers, sinon, ils pourraient bien donner leurs cours autant qu'ils voudraient, ils ne recevraient plus d'argent. Il a essayé de mettre ça sur la faute de la terre entière, il voulait que j'aille chercher tous les dossiers au bureau (un plein tiroir de classeur, 1h de métro), pour lui ramener et que les élèves puissent "compléter à la source". Mais quand il me dit qu'il y a 1, puis 3 élèves dans le cours (comme je vous disais, sont pas beaucoup!), et que je lui demande leurs noms pour qu'on s'occupe au moins d'eux, VU QU'ON S'EST DÉPLACÉES POUR ÇA, il me dit "ah non non, j'ai pas voulu interrompre le cours... ils partent en dîner à 13h". DAAAAH!!!!!

Bref, je suis sortie de là complètement dégoûtée, en me disant que j'avais été reviré à l'extrême sud de Londres (je vis au nord-ouest) pour rien...Et juste comme je me disais "bon ça y est, le mal de bloc vient de me pogner", ya un MAUVAIS CAVE qui m'a croisé sur le trottoir en me RENTRANT DEDANS avec une force complètement démesurée... Je vous jure, je ne me suis JAMAIS fait rentrer dedans dans la rue aussi violemment... PIRE, il s'est même pas excusé, ni même ARRËTÉ. J'en ai eu l'épaule engourdie pendant 2min. J'ai pensé le poursuivre avec mon parapluie pour lui en foutre un coup sur la tête, mais puisque j'étais avec une collègue, je me suis dit que ça paraîtrait mal si elle venait à dire "vous savez, je pense que Tania est un peu **impulsive** et **agressive**...".

Puis un trois-quart d'heure pour rentrer au bureau (la journée n'est pas finie, non), là où déjà trois personnes faisait les 100 pas dans la pièce (une pièce à peine assez grande pour contenir 2 bureaux face à face), mon bureau était pris par ma boss, qui parlait au cellulaire debout devant ma chaise, et qui a très mal pris les mauvaises nouvelles que je lui amenais. Quand elle a appelé un gars qui nous aide à préparer les dossiers pour le gouvernement, et qu'elle lui a dit qu'il devait écrire un email suffisamment bête au gars du collège parce qu'elle en pouvait plus, qu'elle passait son temps à l'hopital (elle a été diagnostiqué d'un cancer du sein, elle doit se faire opérer en décembre, et d'ici là, elle fait un marathon insensé pour que tout soit correct pendant son mois d'absence...je l'admire énormément, mais je sais pas comment lui dire qu'elle ne peut pas jouer à la superwoman tout le temps...elle reste au bureau jusqu'à 10h, minuit, 3h du mat desfois), et puis elle s'est mis à avoir les trémolos dans la voix...il était temps pour moi d'aller aux toilettes pour prendre pleinement conscience de ma migraine.

Je reviens dans le bureau, l'assistante de ma boss me dit "tiens, on a besoin d'un double de cette clé, vas nous faire ça!" Euh... et OÙ est-ce que je suis supposée faire faire un double de clé, moi là? Elle savait pas plus que moi, et a eu l'air surprise que je ne le sache pas... Et elle m'a regardé comme une extra-terrestre l'espace d'un instant quand elle m'a donné une lettre à poster, et que je lui ai demandé de quelle couleur était les boîtes aux lettres ici... (elles sont jaunes en France, j'ai pas pris la chance de confondre une boîte à malle avec une poubelle!!! (elles se ressemblent d'ailleurs, sauf la couleur, JUSTEMENT!).

Ça m'a pris 45min revenir au bureau... j'ai erré dans le quartier indien (pâtisseries trop sucrées, restaurants végétariens et marchands de tissus à chaque 3 pas), puis je me suis rendue à l'évidence que je n'en trouverais pas sur cette rue-là (j'ai dû rentrer dans au moins 6 épiceries pour leur demander où je pourrais trouver un "keymaker"... et ne me dites pas que c'est pas le bon terme! mon cerveau est à off, je trouve que ça fait plein de sens!). Puis j'ai changé de rue et j'ai enfin pu passer plus près de la giga-mosquée qui est au coin de notre rue... ça m'étonne qu'ils n'aient pas de problème avec la ville; de mon bureau, la fenêtre fermée, et eux en face de la rue un peu plus loin, j'entends leurs chants de prière à 10h, 12h30, 2h, 4h.... Bon ça ne dure pas longtemps, et c'est plutôt irréel de les entendre... c'est pas laid, mais assez étonnant la première fois, je me demandais d'où ça venait... Finalement, il a fallu que je me rende jusqu'à la prochaine station de métro... mes pieds avançaient tout seuls, méchaniquement, mes jambes ne me suivaient que parce qu'elles étaient bien obligées... *soupir*. Il avait recommencé à pleuvoir, et puisque je ne pensais pas être sortie pour plus de 10min, j'avais laissé mon parapluie au bureau... grrrr...

Puis je suis rentrée au boulot où j'ai finalement pu reprendre possession de mon bureau... le gars du collège m'appelle pour me dire qu'il a pu compléter une douzaine de papiers de plus.. finalement, encore le tiers n'était pas nécessaire...je vous jure, on dirait qu'il ne lit pas mes emails... *soupir*

La migraine devenant de plus en plus envahissante, à 5h pile, j'étais debout avec mon manteau, prête à n'importe quoi pour éviter qu'elles me gardent plus longtemps (elles étaient 3 en meeting, sûrement un peu jalouses de me voir me sauver).

En sortant, il mouillait encore à sio. J'ai été chanceuse avec les métros, pour une fois, je ne les ai pas attendus plus de 5min chaque. Mais, comme je vous l'expliquerai éventuellement, les banquettes sont mal faites dans le train que je prend le plus longtemps, c'est du genre de 1 1/2 place, ou 2 1/2 places, plutôt que 2 ou 3... Ce qui veut dire que, quand j'étais enfin entrain de récupérer de ma journée, bien assise alors que tout le monde était debout (le seul avantage de partir d'aussi loin), ya une madame TROP LARGE qui a décidé qu'elle fitait entre moi et le gars sur notre banquette. Elle s'est écroulée à moitié sur moi, il a fallu que je me tasse, puis que je me tasse encore... finalement, j'ai passé le reste du trajet (un bon 20min) une fesse sur le banc, l'autre dans le vide, à m'accoter sur la banquette d'à côté avec mon bras pour ne pas tomber dans l'allée... DAAAAAAAH.

Puis, home sweet home, j'arrive dans la chambre, et je me mets à faire une Harry Potter de moi, j'étais prise d'une crampe dans le front, je m'écroule sur le lit en maudissant tous les acteurs de cette journée pourrie... Je vais quêter une tylenol à une coloc, ma tête commence à peine à se calmer...quand MA BOSS M'APPELLE. À 19H. MAIS POURQUOOOOI???

Elle voulait changer les plans pour demain. Me faire promener, ENCORE. Je devais passer la journée au bureau, à mettre de l'ordre dans les dossiers pour la visite de la fille du gouvernement...ben non, je dois être au bureau LE MATIN, (2h), puis je dois me rendre à l'aaaaaaautre bout de la ville, au sud, sud, SUD (encore plus que ce matin), genre 30min à partir d'un métro qui est déjà à 45min de notre appart... plus 10min de marche... et elle veut que je sois là pour midi. (on dirait qu'elle a oublié de me ménager une petite demi-heure (j'ai droit à une heure) de dîner dans tout ça...). Puis je vais passer la journée à apprendre sur un autre programme, (les gérantes de salons de coiffure que je vois tous les mercredis), et à comprendre comment LEURS dossiers se gèrent... pauvre petit cerveau... :o( J'imagine déjà ma fin de journée demain, je serai pas à la maison avant 7h encore...

Marre, marre, marre.

Sur ce, je vais aller enterrer mon lundi merdique en écoutant le Tout le Monde en Parle de la semaine dernière... eh oui, on reste connectés à votre actualité même si on est pas mal loin... .

Sur une note plus positive, le patin dans l'aréna disco, hier, c'était vraiment l'fun ;o)
J'avais un bon instructeur, faut dire ;oP J'ai même pas tombé une fois, niania!
J'espère bien qu'on pourra y retourner... ou trouver un endroit moins cher peut-être...ou peut-être même en faire dehors éventuellement! (on peut toujours rêver, dans la capitale de la pluie). Mais hey, yé tombé une bonne quantité de neige plus au nord de l'Angleterre, c'est cool!
Et vous? Je sais qu'à Chicoutimi, il y a déjà un pied... mais ailleurs? (Parlez-moi de neige, ça me fait plaisir tout plein, preuve flagrante que je ne prévois pas en voir de l'hiver ;oP)

dimanche 11 novembre 2007

Vivre à Londres...ou à Rio? ou à Bagdad?

Ça fait une semaine aujourd'hui qu'on vit sous les explosions. Ça pétarade toutes les soirées dès la tombée de la nuit. De 18h à 22h30. Sans arrêt. Une explosion à chaque 2 secondes, parfois plus rapprochées encore.... On devient fous.

Non, ce ne sont pas des bombes. Quoique parfois ça a pété tellement fort que j'ai eu peur que ce soit des coups de fusil...

Mais non, ce ne sont que des MAUDITS feux d'artifices!!!

La semaine dernière, pour une raison inconnue, il y avait environ 5-7 feux d'artifices par jour, samedi et dimanche. Une fête X = feux dans tous les parcs de la région londonienne. Bon on s'est pas trop interrogé, on a évité d'y aller un peu par manque d'intérêt (on a notre dose avec les feux de la Ronde normalement), à cause de la distance à parcourir du centre jusqu'aux parcs en question, et aussi parce que franchement, il y avait plus à montrer à Karine que des feux d'artifices de parc. Pis surtout, il fait froid le soir ici, c't'idée de faire leurs feux d'artifices au début novembre!!

Nous n'étions pas très étonnés quand, ces soirs-là, il y a eu quelques explosions dans le voisinage. Comme je vous l'ai déjà raconté, j'ai failli être embrochée par une fusée projetée à l'horizontale par les ptits voisins d'en face, un soir qu'ils s'amusaient dangereusement avec des feux d'artifices...Puis il y en a eu le lundi le 5. Ah, c'est le "Bonfire Night", qu'on apprend, le "Guy Fawkes Day", le gars qui a voulu faire sauter le Parlement avec des barrils de poudre à canon en 1605, pendant que le roi Jacques Ier était à l'intérieur. Puisque nous n'en avons jamais entendu parlé, cela veut dire qu'il a été capturé avant de réussir, et il a été exécuté.
(http://golondon.about.com/od/novemberannualevents/a/bonfire_night.htm)

Bon mais si le jour est nommé en son nom...les feux d'artifices, est-ce une manifestation grossièrement impertinente d'anti-monarchistes? Le ciel s'illuminant des couleurs flamboyantes de milliers de gens qui honorent la mémoire de Guy Fawkes et ses idées de méchoui royaux?

Il y a même une comptine pour les enfants... Morbide, je vous laisse en déduire par vous-mêmes:

Remember, remember, the 5th of November
Gunpowder, treason, and plot
I know of no reason why Gunpowder Treason
Should ever be forgot

Il paraît que les jeunes ici ne passent pas tant l'Halloween....(bon j'en ai entendu qquns quand même venir sonner à notre porte). Ils font des genre d'épouvantails avec du vieux linge et ils les bourrent de papier journal... Puis ils font le tour des maisons avec leurs épouvantails, en demandant de l'argent pour leur "Guy". Ça servait à l'époque à s'acheter ensuite des pétards. (tiens tiens). Puis ils font brûler le Guy, ils brûlent le Guy!!! (on est dans la vieille Europe, si vous l'aviez oublié!!).

Encore, si on avait eu la paix à partir du 6... Mais non, ça a continué TOUTE LA SEMAINE. Tous les soirs... Avec un sommet atteint vendredi le 9. Pourquoi, POURQUOI??? C'était assourdissant. On était dans notre chambre et on se sentait envahis. Bombardés. Chaque seconde avait son explosion. Et c'était tout près, pas à des kilomètres! Tout le voisinage y allait de leurs petits feux-d'artifices-maisons... Moi j'ai réussi à somnoler tout de même un peu en lisant Harry Potter... Guillaume a eu plus de courage (ah, ce goût de l'aventure!) et il est sorti faire un tour pour enfin mettre une image sur tous ces sons... Avoir enfin un endroit vers où pointer notre poing accusateur!!!

Il y en avait partout...et nulle part à la fois. Je ne témoignerai pas pour lui... Mais le lendemain soir, hier, nous sommes revenus du centre-ville vers 9h, et j'ai pu constaté moi aussi de quoi ça avait l'air... Il y avait des feux d'artifices aux quatre coins du ciel. Sur un cadran, il y en avait à 2h, à 4h, à 5h, à 8h, à 10h, à minuit...Complètement fou! Sur le chemin du retour, j'ai presque eu peur... Ça fusait tout près de nous, et ça éclatait au-dessus de nos têtes... Mais jamais très longtemps à chaque fois, pas assez pour s'installer et regarder pendant 5 ou 10 minutes. 4-5 feux, rien pendant 15min...l'autre voisin prend le relai... ainsi de suite. Alors pendant 4h, tous les soirs, on entend un mélange assourdissant de bruits aigus de fusée qui s'envole, puis d'explosion qui nous éclate dans les tympans.

Ce que c'est? Le Nouvel An indien. Ta da, on a trouvé. Divâlî, Diwali, vous pouvez choisir, fêté le jour de la nouvelle lune de novembre:
"C'est la fête hindoue des lumières, qui se tient le dernier jour du calendrier Vikram, l'un des calendriers hindous utilisés par les Indiens du Nord. Le jour suivant est le début de la nouvelle année appelée par les Indiens du Nord Annakut."
(Merci Wiki! http://fr.wikipedia.org/wiki/Divali)

Évidemment, ils ne pouvaient pas passer leur réserve d'explosifs en une seule soirée.... Fallait...PROLONGER LE PLAISIR. Ce qui fait qu'en ce dimanche soir, nos oreilles ont encore fait les frais de leurs festivités... Nous vivons en plein quartier indien, si j'avais encore des doutes sur l'uniformité du quartier...je n'en ai plus; les Occidentaux sont en minorité. Échanges culturels souvent très intéressants... Mais dites-vous bien que si vous avez des problèmes avec les accommodements raisonnables à la maison, au moins les Indiens de Montréal ne vous pètent pas les oreilles pendant une semaine à faire sauter des feux d'artifices de leurs balcons! Nia!

Changement de sujet, Mateusz a spoté une télévision qui traînait sur le bord de la rue, près d'ici... et l'a dit à Guillaume, qui s'est élancé, nus pieds dans ses running shoes, à la quête d'un écran cathodique. Alleluya, il était encore fonctionnel: nous avons maintenant une télévision d'environ 21 pouces qui trône sur un non-moins-rebut meuble de rangement 2 étages trouvés dans un tas de déchets tout près... Wouhou! On vient de se faire une télévision gratuite!!! Je vais enfin pouvoir fouiller véritablement la culture anglaise... Écouter les nouvelles, les sitcoms... quand on vit entre Québécois-Polonais-Brésiliens, ce n'est pas chez-soi qu'on trouve la meilleure source d'information purement British...

Ah oui et en terminant... j'ai le regret de vous annoncer que nous avons manquer la Reine ce matin; ben oui, j'ai préféré dormir que de respecter mon rendez-vous dominical avec Beth. C'était jour du Souvenir aujourd'hui (petite pensée pour tous les Anciens Combattants, d'ailleurs), et elle était sur Whitehall (la rue de tous les bâtiments du gouvernement) pour une cérémonie commémorative qui avait lieu devant un Mémorial de la guerre. C'était à 10h30, il était 9h50 quand je l'ai appris sur internet, et Guillaume ronflait sporadiquement à mes côtés. Rien à faire, l'ours ne serait pas présentable à la reine dans la prochaine demi-heure (ok, je l'avoue, c'est Miss la Princesse (aka moi-même) qui aurait refusé de se passer de sa douche matinale, même si ça lui coûtait de rater la reine!!!). Ne vous inquiétez pas, l'occasion se représentera... et ce jour-là, comme je l'ai assuré à ma mère (je peux pas jurer là-dessus, c'est au-dessus de mes capacités), je me ferai prendre en photo avec elle...À la bonne franquette québécoise: Bras-dessus, bras-dessous!

mardi 6 novembre 2007

Vivre dans une commune...


L'appartement dans lequel nous vivons est très bien. Quartier résidentiel, cuisine propre et fonctionnelle, belle salle de bain, grande grande chambre (la plus grande de la maison), toute meublée.
Mais il y a des jours, je vous jure, où on aimerait être ailleurs.
La semaine dernière, nous étions QUINZE à vivre ici, en incluant les invités.
Tout en haut, il y a Mateusz (Polonais), Serlini (Brésilienne) sa copine, leur fille Dia et la soeur de Mateusz, Kaya (Polonaise évidemment).
Un demi-étage plus bas, il y a Pietrek (Peter) et Carolina, tous les deux Polonais, et ils hébergent pour quelques jours le frère de Peter et sa femme.
Un autre demi-étage plus bas, c'étaient les Roumains. Dragousz (Roumain) et Katerina (Bulgare), qui hébergeaient à long terme (depuis un mois) leur cousin Kristie (Roumain).
Puis c'est nous, qui vivons dans l'ancien salon, et la semaine dernière nous avions Karine qui dormait sur notre divan.
C'est pas fini: dans le hall d'entrée, il y a une microscopique chambre, qui est davantage une salle de rangement, et là restait l'ami du cousin Kristie, un autre Roumain, Max.
À quinze, nous devions nous partager la cuisine, qui ne comporte qu'une simili-table à pique-nique collée sur le mur (donc le plus souvent 2 places plutôt que 4, car si on tire la table on perd un tiers de la cuisine) et la seule douche, en haut. Par chance, il y a 2 toilettes. Mais samedi dernier, j'ai dû attendre 1h45 avant d'avoir accès à une douche...FROIDE. Le seul truc qu'on a trouvé pour être sûrs sûrs d'avoir la douche, c'est d'aller s'asseoir dans les marches devant la porte de la salle de bain. Sinon, même si nous sommes juste en dessous de la salle de bain et que nous entendons la douche s'arrêter et la porte s'ouvrir, avant même d'avoir pris notre serviette pour se diriger un étage plus haut, c'est déjà reparti, la porte se referme et nous avons perdu notre chance pour les prochaines 20 minutes.
Si au moins ils étaient tous heureux et gentils...*hahaha* Mais bon, à 12 en temps normal, c'est difficile de vivre dans un monde parfait. Dia, la petite de 2 ans et demi, passe son temps à hurler...elle manque d'attention, et elle n'a strictement rien pour s'occuper. Ils ne la sortent pas souvent dehors (j'ai l'impression de parler d'un chien), elle n'a pas de jeux...qu'une poupée et quelques dvds et livres sur des princesses. On pense lui acheter des crayons de cire et un livre à colorier éventuellement... Peut-être que ça l'occuperait quelques fois...
Il y a aussi ses parents, qui sont comme chat et chien la plupart du temps. J'ai appris qu'elle était tombée enceinte de lui puis était retournée au Brésil pour accoucher, puisqu'ils venaient de rompre. Elle semble avoir eu un copain entre-temps là-bas... Lui aussi je suppose. Depuis juillet, elle est de retour à Londres, je crois qu'ils ont voulu se donner une autre chance pour la petite. Mais c'est ultra-passionnel leur truc, ils s'adorent et se détestent dans le même 15min. Ces derniers temps, par contre, je pencherais plus vers la haine... Ils ne peuvent pas s'engueuler dans leur chambre tout en haut, devant la petite et la tante, donc ils descendent dans la cuisine...Juste en-dessous de nous, et c'est très mal insonorisé. Alors on les entend se crier par la tête non-stop, et ça finit par devenir très agressant, les entendre crier F*** YOU, SHUT UP!!! à tue-tête tous les jours. Alors quand il me vient une boule dans l'estomac à force de les entendre crier, Guillaume et moi on se regarde et un des deux dit: "lequel de nous deux met de la musique?" Ou bien on sort prendre une bière... Maudit qu'on est chanceux de pas avoir leur vie de couple, ça a l'air épuisant.
Ya les Roumains, qui viennent de quitter le navire hier matin, qui n'étaient pas un cadeau non plus. Ils fumaient dans leur chambre, et ça sentait partout dans la maison. Ils sociabilisaient jamais (ça m'a pris 3 semaines savoir le nom du cousin qui avait fait éruption dans ma chambre...finalement je pense que c'est parce qu'il parle très peu anglais). On se croisait souvent dans l'escalier étroit, sans se dire un mot, moi et les Roumains. Katerina était un peu plus gentille, mais elle a une voix suraiguë (oui plus que moi) et sa recette préférée consistait à matraquer des steaks avec un marteau en bois pendant 30min un soir sur deux. Le disjonctage n'est jamais loin ici...*hahaha* Quand le marteau s'ajoute à Dia qui crie pendant 10min "TIA!!" (tante) du bas de l'escalier... ouf.
Ya aussi le chien du voisin. Un maudit vieux chien qui reste tout seul toute la journée. Il se prend pour un loup, à notre grand désespoir. De 9h à 17h, il pleure et il hurle à la lune. Il n'arrête presque pas. Notre mur de chambre donne sur leur maison, et nous ne sommes qu'au premier étage, il doit être au rez-de-chaussée, on l'entend très clairement. Ça aussi, ça nous fait flipper desfois. Il le fait en ce moment depuis une heure déjà, j'essaie d'en faire abstraction mais ça marche pas toujours. J'ai déjà essayé de frapper avec le plat de ma main sur notre mur mitoyen. Les larmes me sont venues aux yeux: c'est du béton solide, ça a même pas fait de bruit, et ça a pincé en tabarnouche!!! *hahaha* Je suis sortie à deux reprises pendant la journée pour cogner à leur porte, en me doutant bien qu'ils sont pas là (sinon le chien ferait pas ce bruit-là, ya personne de stable émotionnellement pour pas tuer un chien dans la même pièce que soi qui fait un bruit pareil), mais juste...pour me défouler. Évidemment, ensuite, le chien jappe de manière enragée pendant au moins 20min...Mais au moins, cette fois, je sais qu'il fait du bruit pour une raison... et japper, c'est moins gossant que awouuuuuuuuuuuuuuuuu - ouuuu - ou -ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu.
Là-dessus aussi à 12, il faut le dire, l'entretien n'est pas de tout repos. C'est vrai que depuis qu'on est arrivés on aurait pu faire un peu plus notre part. On tient la cuisine le plus propre possible, la remettant toujours au minimum dans l'état où on l'a trouvé, sinon mieux. Mais la toilette, j'ai pas encore eu le courage, je l'avoue. Pour la cuisine de toute façon, yavait pas grand chose à faire tant que les Roumains étaient là. Toujours des chaudrons sales pas lavés, semi-rincés avec de l'eau graisseuse qui stagne depuis 3 jours... de la bouffe entrain de pourrir sur le bord de la fenêtre...un plein chaudron de soupe là depuis une semaine qui se met à puer... On veut bien se ramassser, mais on ne tient pas non plus à ramasser les autres. Serlini en fait de l'urticaire, c'est une maniaque du ménage, elle ne parle que de ça...et elle chiale tous les jours à son pauvre chum à ce sujet. On le plaint. Mais en même temps, c'est grâce à elle que c'est aussi propre ici, alors... on endure quand elle radote tous les soirs que c'est sale et qu'elle sait plus quoi faire. Maintenant que les Roumains sont partis (hier matin), elle a fait un giga-ménage (elle s'est poussée à bout, s'est fatiguée, et ensuite s'est mise à crier contre son chum qui n'a aucune reconnaissance, c'est sûr), et elle va instaurer de nouvelles règles. Chaque chambre aura sa tâche ménagère hebdomadaire. Je trouve que c'est une bonne idée. Si elle peut arrêter de chialer...
On a maintenant une chambre vide, à louer d'ici le 9, sinon ils vont être dans le trou de 500 pounds. Kaya (la soeur de Mateusz) a déménagé dans la chambre de l'entrée. Les 2 Polonais en visite quitteront demain. Pour quelques jours, on expérimentera la vie à 8. Wow, la paisible vie à huit dans une maison... Le gros luxe ;)

lundi 5 novembre 2007

Mon premier jour au travail





Et voilà!!

C'est fait, j'ai enfin, ENFIN un travail!!
300 cvs, 2 entrevues...1 travail.

C'est une entreprise pas mal jeune, 3 ans en fait, subventionnée en partie par des fonds gouvernementaux (je pense que c'est d'eux d'ailleurs que je reçois une bonne partie de mon salaire! *hahaha*) qui s'occupe d'aider et de conseiller les salons spécialisés dans la beauté/coiffure ethnique.

J'avais postulé pour un poste d'adjointe-administratrice, je me retrouve, sur mon contrat, "Administrator". Wouaaaaa... vous pouvez pas savoir à quel point je vais être contente de mettre ça sur mon cv, ADMINISTRATOR, Salon Strategies, London. C'est pas tout à fait le salaire que je visais, mais c'est décent, ça permettra à Guillaume de ne plus payer le loyer seul, ça nous permettra d'arrêter de compter nos cennes, et même de faire quelques petits voyages. Entk, enfin, on va pouvoir se mettre à VIVRE un peu.

Ce long mois de disette aura au moins eu ça de bon que j'ai enfin su que le niveau de vie d'une étudiante n'était pas si mal que ça (lorsque subventionné grassement par les parents, en plus, ya pas de quoi se plaindre). Mais de tout d'un coup me savoir sans emploi, avec le compte en banque qui descend, descend, descend...jusqu'à ne plus pouvoir descendre davantage... ça, ça fait mal à l'orgueil..et au moral. Ne penser qu'à comment on va pouvoir arriver à survivre jusqu'au prochain mois, ça ramène les deux pieds sur la terre assez vite... Plus de latitude pour aller "sneaker" du côté des nuages.

Je devrais pas parler trop vite, les 2 prochaines semaines ne seront pas faciles... À Londres, on est payés à chaque mois seulement, et franchement, ce que ça peut être long un mois après avoir donné 500 pounds pour le loyer, arrrg!!

Mais bon voilà, on gagnera le double, et même presque, (presque) le triple de ce sur quoi on (sur)vit en ce moment.... Ce qui est franchement agréable comme idée ;o)

Pour en revenir à mon travail, je ne sais pas trop en quoi il consiste, sincèrement... Aujourd'hui, nous sommes allées, ma boss et moi, dans un collège pour recruter des jeunes 16-19 ans dans un cours de "customer care" spécialisé dans la coiffure. Salon Strategies semble faire le lien entre les jeunes et les salons. Ils font aussi des gros happenings de coiffure, avec parades, photoshots, kiosques de salons et de fournisseurs, etc... Le dernier était dans le hall de la mairie de Londres (pour ceux qui sont sur mon facebook, c'est le bâtiment de forme bizarre en arrière-plan de la photo où Guillaume se gratte la tête devant une "oeuvre moderne", un grain de riz noir géant).

Je ne travaille pas demain. Mercredi je la rencontre dans un autre "happening", et vendredi aussi... entk... je vais bien finir par m'asseoir derrière un bureau, mais je sais pas quand...quand elle aura le temps de me dire quoi faire pendant qu'elle elle court partout...on verra quand ce sera!

Merci à tous pour votre support dans ce mois difficile ;o)
Vous avez été super encourageants, et bien patients de m'écouter me plaindre sur mon triste sort de sans-emploi londonienne...

Bon, maintenant je vais avoir le temps de vous raconter des choses le fun, parce que je passe plus mes journées et mes soirées à scanner les sites d'emploi, les uns après les autres, ad nauseum! QUE C'EST AGRÉABLE TRAVAILLER!!! wouaaaahouuuuu!!!

lundi 29 octobre 2007

Comment devenir un fonctionnaire... en 274 étapes faciles

Aujourd'hui, c'était la journée des examens de la fonction publique du Canada pour les "aboard, London" en Angleterre.

Le premier examen était à 8h30. Il fallait arriver 30 min d'avance, pour avoir le temps de se faire identifier par le "bouncer" en cravate à l'entrée, lui faire comprendre nos noms (Leduc et Guillaume étant les plus difficiles), s'installer, se faire lire les directives, etc. Alors selon nos tristes calculs de la veille, il fallait qu'on se lève à 6h du matin, qu'on parte à 7h, 15min de marche vers le métro, 30min de métro, environ 10min jusqu'à l'Ambassade. Finalement, avec peu de retard sur notre horaire, nous partons à 7h10. Il fait encore nuit noire, la lune bien haute dans le ciel....on constate que l'hiver est à notre porte, et que le jour tarde de plus en plus à se pointer le bout du nez. Rien pour réveillez les marmottes que nous sommes. On se bouge les fesses quand même, question d'arriver le plus près possible de 8h.

8h03, le drapeau gigantesque du Canada est en vue, et des gens sur le trottoir qui attendent. Le temps qu'on approche, ils étaient entrés. On espérait qu'ils ne nous aient pas fermé la porte au nez. Eh bien non, par chance, on entre et on se présente au comptoir de la réception. "Bonjour, nous sommes là pour les examens de la fonction publique!" "À quelle heure étiez-vous attendus?" "Humm..mais 8h monsieur, l'examen est à 8h30, on nous a dit d'arriver 30min plus tôt"........."Eh bien monsieur madame, il semble que vous n'ayiez pas été avertis, mais nous AVONS RECULÉ L'HEURE CE WEEK-END, IL EST SEULEMENT 7H05 DU MATIN!!!" DAAAAAAAAAAAAAH!!!!

Ce qui veut dire qu'on s'est levés à CINQ HEURE du matin, on est partis à 6h, et là, avec un déficit d'une heure de sommeil, on avait une heure à perdre avant de pouvoir commencer nos tests... AAAH!!! Évidemment, on a pas la télé ici, on n'écoute pas la radio, et le site de nouvelles que je consulte le plus souvent est cyberpresse....puisque VOUS changez l'heure une semaine plus tard que nous....BEN ON LE SAVAIT PAS!!!!

La journée commençait mal, et s'annonçait plutôt ardue pour nos petits méninges endormis et légèrement endoloris....
Premier examen: Examen de recrutement des diplômés, 8h30.
Il est à noter que le terme joliement tourné dissimule une réalité bien plus effrayante: un vrai test de QI. 55 questions à choix multiples (noircir les cases...arg ça me rappelle mon secondaire!), 90 minutes top chrono pour y répondre.
Au menu: association de mots (espérer - crainte, haine - sourire, persévérance - espérer, sourire - larme, haine - crainte...facile, HEIN?), évolution de formes géométriques (losange noir + ligne diagonale avec un ptit bout de demi-cercle au bout, donne losange blanc avec ptit bout de triangle au bout, le tout viré à 90degrés....donc rectangle carrelé jaune et vert avec une limette à l'intérieur, ça donne dans la case d'après...??(ok ça c'était une exagération, mais pas loin tout de même!)), suite de nombre (2,4,8,21,37,...? arf il y en avait de tellement difficiles!!) et le pire, les formules... ils vous énoncent un problème pendant 10 lignes (genre dans les plus faciles: Marie fait 6 rapports en 2 jours, Paul prend 1/3 plus de temps pour le même nombre de rapport. À eux deux, combien leur faudra-t-il de temps pour faire 22 rapports? TROUVEZ LA FORMULE CORRESPONDANTE: 22x[1/3(6/2)+(6/2)], 1/3+[22x(2/6)], (6/2)+(6/2)x1/3, etc...). Ils veulent pas la réponse, ils veulent la formule, et c'est bien pire!!

(Voir la pratique de ce test, que j'avais réussi haut la main avec un résultat de 33 bonnes réponses sur 40 questions, 82%, alors qu'ils ne demandaient qu'une note de passage de 60 (Guillaume a eu un résultat similaire...on était sûrs de passer ça (presque) les doigts dans le nez!):
http://www.psc-cfp.gc.ca/ppc/grt_practice_test_info_f.htm

Ce test-là nous a grillé les cellules du cerveau, j'vous jure... les questions du vrai test étaient beaucoup plus difficiles que celle du test de pratique, et elles deviennent de plus en plus dures à mesure que l'examen avance; conséquence, si vous prenez trop de temps pour les questions faciles, et que vous en sautez quelques unes....n'imaginez surtout pas que vous aurez le temps de terminer l'examen ou de revenir vérifier... pfff... On a répondu aux 10-15 dernières questions *totalement à l'aveuglette*, moi sans même commencer à lire les problèmes...Je me suis jetée sur les associations de mots, les seuls problèmes qui sont rapidement résolvables... mais pour les formules, rien à faire.

On est sortis de là en se désolant d'être aussi câncres, persuadés que nous venions de rater notre carrière dans la fonction publique...

Mais ce n'était pas terminé!
30min plus tard, examen de jugement situationnel (http://www.psc-cfp.gc.ca/ppc/sjt_317_f.htm). Là, ce qu'ils testent, c'est votre capacité à bien travailler en équipe, et à gérer les problèmes qui surviennent en milieu de travail. Pour chaque situation, 5 choix de réponses, parmi lesquels il faut dire laquelle est la plus efficace façon de réagir, et la moins efficace. Après 50 mises en situation, je commençais à pomper contre les maudits employés qui faisaient du trouble dans les travaux d'équipe....*hahaha*. DEHORS! OUSTE DE L'ÉQUIPE! Maaaais non, il faut dire "Gentils gentils, nous organisons une réunion d'équipe pour réévaluer les fonctions et les tâches de chacun", la réaction la moins efficace étant "je demande à mon collègue qui n'a pas remis sa partie pourquoi il m'a effrontément menti en disant que c'était "presque prêt" et je fomente un complot avec les autres pour l'éjecter de l'équipe", *genre*.

Un dîner plus tard dans le café "L'apostrophe", très frenchy, où les sandwichs ont tous des noms de villes françaises (Lyon, Paris, Chambord...ah, la France!) mais où il faut commander son sandwich en disant "Cawwwcawwssonnn'" pour avoir le hummus-roquette-noix de pin grillés Carcassonne et que les Britishs au comptoir nous comprennent (scandaleux), on était de retour pour le dernier examen, de loin le plus facile, celui de la "compétence en communication écrite"(http://www.psc-cfp.gc.ca/ppc/ppc_wcpt_f.htm). Mais je vous jure, parfois, on était insultés parce que ce n'était pas toujours mal formulé pour nous tester....les textes qu'on devait lire (et parfois reformuler ou corriger) étaient écrits par des Anglais, c'est presque sûr... Vraiment enrageant, quand on pense qu'ils essaient de ménager notre petit francophone sensible, nous flattant dans le sens du poil en lisant les instructions de l'examen en FRANÇAIS (pénible, pééééénible!!), mais qu'ils sont pas capables d'écrire leurs foutus examens de compréhension de texte dans un français correct!

Voilà, c'était ma montée de lait.
À la fin du dernier examen, j'ai fait ma têteuse, comme toujours quand vient le temps d'imaginer qu'un jour, je pourrais faire la formidable et épanouissante carrière de fonctionnaire du Canada. J'ai retâté le terrain, j'ai mis dans ma poche le nom de la 2e fille qui s'occupe du recrutement (n'ayant jamais plus entendu parlé de la première), et je compte bien lui signifier que j'existe dans les plus brefs délais. Entre-temps, je dois m'habituer, comme me l'a fait remarquer Guillaume (je suis tellement désespérée que je m'en rends plus compte) à arrêter de dire "ah non mais vraiment, je prendrais n'importe quoi...non non, mais n'importe quoi..vous savez, N'I-M-P-O-R-T-E--Q-U-O-I".
Ça fait effectivement un peu pathétique, et surtout, désespérée, alors que voyons, tout le monde sait que j'ai un potentiel phénoménal, les jobs pleuvent, j'ai un quotient intellectuel (selon facebook...*hum*) de 142 (est-ce que je peux remplacer mon résultat du test de ce matin par celui de facebook????), bref, je suis une employée géniale, venez me supplier de travailler pour le gouvernement, allez!

En attendant, j'ai une entrevue demain après-midi....
Ça a pas l'air d'être la job du siècle (réceptionniste / vendeuse de portes et fenêtres si j'ai bien compris...mais j'suis pas sûre), mais ça paye décemment, je vous en redonne des nouvelles!!!

dimanche 28 octobre 2007

Chercher du travail à Londres...

Maintenant installés, et Guillaume qui a commencé à travailler, je dois me mettre moi aussi à la recherche d'un emploi...

Vous le savez, je suis diplômée (du moins, j'ai le diplôme du bacc encadré dans ma chambre, mais j'attends toujours celui de la maîtrise...*soupir* c'est long corriger 175 pages) d'Histoire. J'ai toujours su que ce serait un peu plus difficile se trouver un emploi avec des études en Histoire qu'en ayant étudié en Marketing au HEC, disons. Mais j'ai décidé de suivre mes passions, et j'ai pu voir, cet été, qu'à Montréal ce ne serait pas facile d'avoir un emploi épanouissant pour mon cerveau et réconfortant pour mon porte-feuilles à la fois.

Et bien à Londres, on dirait bien que c'est pire.

Récit-choc de mes désillusions londoniennes: (encore du remâché pour certains, ne vous découragez pas de venir sur mon blog, les prochains billets seront du tout nouveau tout frais!)

En une semaine, j'ai envoyé plus de 200 cvs par courriel... En une fin de semaine, 75....et le lundi... deux appels. Deux minuscules appels, pour 75 cvs... ARG! Là-dessus, il y a une 'agence' de placement pour professeurs, qui m'a demandé, super enthousiaste, de leur envoyer mon cv et de m'inscrire sur leur site web....pour réaliser, une fois sur leur site...que le SEUL, le SEUL ET UNIQUE emploi disponible, pour un site qui dit couvrir les jobs d'enseignement à travers LA TERRE ENTIÈRE... c'est un poste de prof d'art dramatique. Oui, d'art dramatique. Je m'en vais leur apprendre à pleurer de découragement, moi! Donc bref...fausse alerte.

Un peu plus encourageant cette fois, une agence que m'a recommandé les Polonais ici... c'est pour du travail de bureau, mais hey, c'est pas si mal...j'ai désespéré de trouver un boulot épanouissant dans un musée ou comme prof...ah ça veut pas dire que je continue pas d'appliquer... mais en attendant, faut que je renfloue mon compte en banque, alors... J'ai eu une entrevue, je leur ai prouvé que je tape vite au clavier (en anglais c'est un peu plus lent qu'en français, que 70 mots/minute, quelle honte!). C'est tout de même mieux que la moyenne... ils m'ont fait signé un contrat où ils me garantissent un merveilleux 7,50 livres/heure, en espérant pouvoir miser sur ma vitesse de dactylo pour me trouver un emploi épanouissant et mieux payé (!!!) que la moyenne. Wow, génial, enfin une aptitude supérieure aux exigences londoniennes!!

Bon j'ai l'air un peu 'aigrie', comme ça... C'est que toutes les réponses que j'ai reçu jusqu'à date par courriel sont négatives, c'est un peu décourageant...mais je ne lâcherai pas pour autant, c'est moi qui les aurai à l'usure, pas l'inverse!! Guillaume et moi on a un r-v le 29 octobre à l'ambassade du Canada, pour les examens de la fonction publique...évidemment, comme toute chose à la fonction publique, les résultats sont extrêmements longs à sortir.... je pensais (j'en croyais pas mes yeux) qu'ils sortiraient en mars 2008...finalement, il paraît que ça prend 6 semaines (ah ah les coquins, ils veulent qu'on soit soudainement surpris par leur rapidité!!)... D'ici là, ce sera Noël... puis les vacances de janvier....ah bah oui. Qui sait, peut-être qu'on m'acceptera enfin en février au poste d'officier des frontières (ou de l'immigration? Je me rappelle même plus du poste pour lequel j'ai appliqué...bah, peu importe, tant que je peux écrire sur mon cv 'GOUVERNEMENT DU CANADA', je peux bien passer la moppe s'il le faut)..

Je suis allée à une journée-carrière jeudi dernier à l'hôtel de ville de notre banlieue... Après 30min là, je savais déjà que je perdais mon temps... Police, pompiers, armée, supermarché du coin, compagnie d'assurance bidon où il faut aller soi-même chez les clients vendre nos produits... et plusieurs écoles pour nous proposer, à nous chercheurs d'emploi, de poursuivre notre formation pour nous donner davantage de chances de trouver! Non, merci, ça va, assez pour moi, si avec une maîtrise je trouve pas, j'irai pas encore réchauffer les bancs d'école pour le fun! Bref le seul employeur intéressant était le métro de Londres, qui était là pour les 16-19 ans... Tsé juste pour vous dire, quand je dis aux gens des kiosques que j'ai une maîtrise, ils me regardent avec compassion, presque, en me disant 'ouais, évidemment, on a rien pour toi ici'. Sauf le métro..qui m'a dit d'appliquer, que le métro cherchait spécifiquement des 'Graduates' dans les prochaines semaines... Je suis allée sur le site en sortant de là-bas, et idéalement, il aurait fallu que j'aie un diplôme en finances, en logistique du transport ou en marketing... Il me restait l'environnement, auquel j'ai appliqué... Je sème, je sème...j'ai hâte de récolter...

L'agence de travail de bureau m'a rappelé cette semaine... Il était 9h10, Guillaume est en congé pour la semaine alors on dormait encore, pour une fois... Ils me disent 'bonjour, c'est pour un travail débutant aujourd'hui, à 10h... réceptionniste.. (ah, bah, pourquoi pas, en attendant!). Jusqu'au 9 novembre (mouais, ça sera pas long que je vais devoir trouver autre chose...). 7 livres de l'heure, à 30min de bus de chez vous.' Là les brumes de mon cerveau commencent à se tasser, je dis, sans vouloir faire la capricieuse 'vous m'aviez pas écrit *sur mon contrat* que ça ne pouvait pas descendre plus bas que 7,50?' 'Oui, mais vous comprenez, on pensait pouvoir miser sur vos 'typing skills' pour vous avoir un meilleur salaire, mais réceptionniste, ça ne fait que du 'front desk', accueillir les clients, c'est tout... donc c'est 7.00.' Grrr.. Et là, probablement inconsciemment et dû à ma déception, j'ai dit 'Et si je dois m'absenter lundi prochain le 29 pour aller à l'ambassade du Canada, est-ce que ça pose problème?' Elle a dit que oui, puisque c'était un contrat à aussi court terme (à qui le dis-tu), ils ne pouvaient se permettre d'envoyer qqun qui savait déjà qu'il devait s'absenter... mais que ce n'était pas grave, elle me rappellerait lundi prochain (elle a rien compris) pour m'offrir d'autres postes.

Après avoir raccroché...je me suis senti affreusement coupable. Je venais de refuser un emploi, moi qui chiale depuis un mois que personne ne m'en offre. Puis j'ai fait le calcul, 7/h de 10h à 5h30, ça fait même pas 45 pounds/jour après avoir enlevé le dîner. Donc moins de 250 par semaine. Donc 1000 par mois, le même salaire que Guillaume, à travailler 40h/semaine. Ça fait 12 000 par année, ça. 12 000! C'est dans les plus bas salaires que j'ai vu depuis que je cherche. Et cette agence n'a que ça à proposer, j'ai vu leurs offres d'emplois. Néanmoins... 250 x 3 semaines, ça aurait quand même fait 750 pounds... Ça aurait vraiment fait du bien. Bref, tout ça pour dire, après avoir refuser une job merdique, je suis rongée de remords.

Ah et c'est pas tout! Mais non, parce que je ne fais que ça de mes SEMAINES, chercher des emplois, j'ai cherché plus que ça! Je me suis fait rappelé par une autre agence, ça m'a pris 1h15 juste me rendre là en transport en commun, et rendue là j'ai appris que tous les jobs de cette agence était dans les environs... plus proche de 15min, plus loin de 15min... *soupir*. Pas grave. Encore là, beaucoup, beaucoup de jobs à 12-13 000 par année. Le gars les skippait pour moi, ce qui me rassurait un peu... Je ne suis pas la seule qui espère qu'avec une maîtrise je suis capable de gagner plus qu'un salaire miteux qui ne demande même pas d'avoir un secondaire 5. Il y avait quelques jobs relativement intéressantes, une qui demandait un vendeur pour des comptoirs de cuisine et de salle de bain...eh he, c'est ce que j'ai fait pendant 4 ans chez Sears, je gagnerais avec plaisir 25 000 pounds pour faire ça!

Après être allée à cette agence, je me suis dirigée vers les bureaux d'une autre agence, celle-là spécialisée dans les candidats qui maîtrisent une deuxième langue...tous les emplois qu'ils affichent sont assez intéressants, et mettent un de mes (rares) points forts ici: le FRANÇAIS (les autres points forts ne semblant pas être très considérés...). Après avoir appliqué à plusieurs de leurs emplois sans réponse concluante, j'ai décidé d'aller les voirs en personne, comme pour les autres agences... Donc après la première agence (1h15 de transport, 2,50 pounds l'aller), je me rends à celle-ci... Ça me prend un bout la trouver, la porte n'est pas bien indiquée, par chance j'avais pris l'adresse exacte. Finalement, elle est verrouillée, je pèse sur le bouton du bureau (on se croirait dans des bureaux secrets, ya le nom de l'agence tapé à la dactylo sur un petit bouton), et je me présente à la réceptionniste, qui semble avoir un *fort* accent français. Je lui explique en anglais pourquoi je viens, elle me demande si j'ai un r-v... Je dis non, mais j'espérais les voir pour discuter de leurs opportunités d'emploi...je lui demande en même temps 'Vous parlez français?' sans qu'elle daigne me répondre, et elle continue en anglais en m'expliquant que je dois avoir un r-v, et pour avoir un r-v, je dois envoyer mon cv pour un emploi affiché sur leur site. Je lui dis que c'est déjà fait, elle dit d'attendre entre 5-7 jours, et qu'ils me contacteront s'ils sont intéressés pour prendre un r-v... %(*$(!*%

(La journée était pas terminée, j'ai visité le quartier Soho ensuite, mélange de 'Red Light' et de Quartier étudiant chic... tout dépendant d'à quel point on s'enfonce dans le quartier...humm...Puis je suis rentrée à l'appart, 1h de transport et 2,50pounds, puis on est allés rejoindre les assistants d'enseignement pour prendre une bière à 6h30 (2,50), qui n'étaient pas là, alors on s'est fait passé un lapin..mais on a mangé les meilleurs nachos de ma vie et un bon souper dans un pub, et on a bu dans...3 pubs différents, Guillaume et moi...*hahaha* On était encore juste les deux, mais on est revenus pompettes et joyeux (2 pounds le retour, 12 pounds, 24$ de transport en une journée, juste pour du métro!).)

Je ne sais pas si vous voyez le vilain cercle vicieux dans lequel je suis plongée... J'envoie mon cv sans cesse, mais je sens que si je pouvais me vendre en personne j'aurais peut-être une petite chance de plus..Mais quand j'essaie de me présenter en personne, on me revire de bord... Pareil quand j'étais allée dans 2 musées un après-midi....les 2 fois on m'a dit d'aller appliquer par internet, ils ne voulaient même pas prendre mon cv même si je leur tendais à bout de bras... DAAAH!

La 2e agence (celle des comptoirs) m'a rappelé hier matin pour me dire parler d'une job, j'avoue que j'ai pas compris le titre du poste (ça doit être du travail de bureau)...il m'a dit, 8h à 5h (si je dois être là à 8h et que c'est à 15min de son bureau, donc à 1h30 d'ici, et que je suis à 15min de marche du métro..wouhou! Mais hey, il faut ce qu'il faut), 25 000/année, donc déjà plus dans mes intérêts (ça les dépasse mon grand, vas-y!), il m'a demandé si je voulais qu'il postule pour moi... J'espère être rappelée, une petite entrevue, même si ça marche pas, ça me remonterait le moral un peu...

Mais le pire, c'est quand je suis allée à une AUTRE journée carrière spécialement pour les Gradués, cette fois-ci... Je me suis dit, hey, c'est PARFAIT, enfin des emplois motivants, et enfin je vais pouvoir les voir en face! Je vais enfin me vendre un peu... J'arrive là-bas, pas tout à fait convaincue que ça sert à quelque chose, mais déterminée à faire tout ce que je peux.... Je fais le tour des kiosques... je sais pas par quel bout commencer. La plupart des compagnies, je ne les connais pas... Au Qc, je sais ce que fait IGA, Brick, Pratt & Witney ou...vous voyez le genre. Là-bas, rien du tout. Alors je me présente aux kiosques en demandant quelles sont les opportunités d'emplois qu'ils offrent... (après réflexion, ce n'était peut-être pas la bonne façon se procéder...après m'être faite répondre plusieurs fois: Mais vous, que cherchez vous comme emploi? La réponse innacceptable étant 'N'importe quoi?'). Puis ils m'énumèrent, parfois, les opportunités. Les autres fois, ils me demandent ce que je cherche, et je dis...euh....communication, marketing, ressources humaines? (il n'y avait évidemment RIEN de culturel là-bas). On me dit..d'accord, quelles études avez-vous? Euh...maîtrise en histoire? Parfois, on me dit 'ok, on peut sûrement vous trouver qqchose...' et d'autres fois...'ah désolé...il nous faut qqun qui a des études en finances'...(ce qui arrivait souvent). S'ils étaient intéressés, on continuait, tout allait bien...jusqu'à ce que je dise 'j'ai un visa vacances-travail, est-ce que ça peut fonctionner?' *IIIIIIIIIIIIIIIINNNN* EXIT TANIA! Ah ben oui...vous saviez pas ein, vous non plus, que tous les employeurs intéressés par les gradués semblent leur faire signer des contrats de 2 ans, systématiquement? Ils donnent une formation béton, mais en échange, faut rester là 2 ans. Mais si mon visa ne me permet de travailler en Angleterre qu'un an, qu'est-ce qu'on fait? ON EST ÉLIMINÉ!!!

Alors qu'est-ce que j'ai commencé à faire après une quinzaine de kiosques? 'If I have a master degree in history, would it fit somehow in your company?' Réponses possibles: 'Aaah non désolé' / 'Of course, sure!!' Là je les arrêtais presque immédiatement: 'Ok, and if I have a working & holiday visa, is it ok? I am allowed to work for a whole year, but then I would need to be sponsorised to have a work permit'. (Me suis renseignée). Et là, merci bonsoir, c'était la fin de la plupart de mes conversations avec les 'kiosques' (à noter: les employeurs ne sont pas là...là aussi, ils ne font que parler de leurs entreprises, parfois, PARFOIS ils prennent nos cvs, mais la plupart du temps ils disent d'aller s'inscrire par internet sur leur site, pareil comme si je m'étais pas présentée à la journée carrière).

Je suis revenue complètement débinée... 2h passées à me faire refuser..même par Bombardier, VOUS IMAGINEZ? Quand même une compagnie de chez-soi veut pas de moi parce que je dois rester à leur emploi pendant 2 ans (hey, je peux continuer en revenant chez nous!) ici... Pire, j'ai failli me faire tuer sur le chemin du retour...je déconne pas là! J'étais presque rendue à la maison, il me restait 30-40 mètres à faire... je vois une bande de jeunes, 11-15 ans entrain de fumer en rond devant une bâtisse près d'ici...soudain ils se mettent tous à courrir en riant, mais comme s'ils avaient peur, et ils se cachent derrière les bâtiments environnant... je trouve ça un peu bizarre, je continue d'avancer.... 5 secondes après, un feu d'artifice cheapette (le genre qu'on achète dans les dépanneurs à la St-Jean) fuse à 10 mètres de moi, juste où j'étais 15 secondes avant. Sérieux... j'avais qu'une rue à traverser pour être enfin dans l'appart, mais je me suis cachée derrière un mur quelques secondes avant de traverser, parce qu'ils continuaient d'en envoyer... J'ai enfin compris pourquoi tous les soirs on entendant toujours 5-6 feux d'artifices exploser. On s'était dit en premier que c'était (excusez l'idée préconçue et saugrenue) que c'était les musulmans du coin qui envoyaient des feux à la tombée du jour pour fêter le ramadan (il doit être fini le ramadan en ce moment par contre non?). Finalement non, ce sont une gang de jeunes twits qui se procurent des feux d'artifices je ne sais comment et qui en envoient de manière totalement non-sécuritaire tous les soirs...

Bref... le désert de la recherche de travail n'est pas encore franchi... Je continue de me croiser les doigts!

Chercher un logement à Londres...

(Avis à mes correspondants habituels, ce billet est une retranscription légèrement améliorée de ce que vous avez déjà reçu par courriel...je vous le dis, pour vous éviter une relecture, comme si la première n'avait pas déjà été assez longue...*hahaha*)

La première chose en arrivant dans un pays étranger, lorsque l'on compte y rester pour une longue période, c'est de se trouver un logement décent (ou pas si décent que ça, en autant qu'on ait un toit sur la tête, parfois!).

Après avoir trouvé par internet, la veille de notre départ, une auberge qui semblait potable (et surtout, qui offrait les nuitées les plus abordables), nous sommes partis à sa recherche dès après avoir posé les pieds sur le territoire anglais. Mais le site web avait tout de même ses désavantages: notamment le principal, celui de ne pas noter l'adresse de l'auberge... *hum*. Seulement le métro le plus près (pff et encore!), puis ils disaient de les appeler une fois arrivés là, parce que, service hors pair, ils offraient de venir nous chercher en voiture à la station de métro! Eh bien, première chose que nous faisons, nous achetons une carte d'appel pour pouvoir les contacter, et pour sauver du temps, avant même d'entrer dans le métro (après être sortis de l'aéroport). Première mauvaise nouvelle: après de multiple essais, nous devons nous rendre à l'évidence: le numéro de téléphone ne fonctionne pas.

De là commence l'errance de deux touristes nouvellement arrivés en terre étrangère, pendant 3 longues heures, 3 aller-retours, 2 tournages en rond et 4 bras en compote (30kg de bagage chacun, ha ah! j'ai beau avoir un chum galant qui traînait plus que son lot de bagage, le silence a fini par régner entre nous deux, afin d'éviter tout risque d'accrochage...par chance, nous étions tous les 2 d'accord là-dessus...*hahaha*).

Finalement, 3 heures plus tard, crevés et affamés, nous avons trouvé la BONNE STATION de métro et ensuite, je ne sais plus par quel miracle, le BON numéro...et nous nous sommes installés dans l'auberge de jeunesse, dans leur meilleure chambre (4 lits plutôt que 6 ou 8, une salle de bain et une cuisine juste pour nous).

Là commençait le plus difficile: la recherche d'appart, qui s'est avérée extrêmement éreintante et...décourageante... (mais moins bizarre, par chance, qu'à Paris! Pas d'exhibitionniste, pas de névrosée..mais de la CRASSE!!!!). (Par contre, à Paris, j'avais eu la chance (!) *hum* d'être seule et donc de faire bien pitié en masse, ce qui m'avait permis de me trouver une place gééééniale pour vivre, la Maison des Étudiants Canadiens, en allant pleurer un peu aux bons responsables...étant maintenant bien protégée par un chum/bodygard, je ne fais plus pitié du tout... *hahaha*)

Bon alors... on a épluché les annonces sur internet pendant des jours, et on avait enfin, finalement, suffisamment de 'comeback' pour se faire une soirée-visites.

Le premier appart était super clean, neuf, 3 chambres totalement rénovée..mais celle qu'on nous proposait était trop petite, 6 personnes sur une seule salle de bain et une petite cuisine, et surtout, c'était pas mal loin de tout (Guillaume pouvait aller travailler à pied, moi j'étais dans la zone 5, le centre-ville étant dans la zone 1... arf).

Pour se rendre au 2e appart, ya fallu marcher une bonne demi-heure...plus on marchait, et plus on se disait...no way, pas question, c'est bien trop loin...MAIS...on avait rendez-vous, valait mieux en voir trop que pas assez, question de se faire une idée sur ce qui nous était offert pour le prix que nous étions prêts à payer...Vaut mieux savoir tout de suite si nos standards sont trop élevés pour nos moyens... finalement, c'était une maison à partager avec les 2 proprios, 2 frères indiens, la chambre voisine à la nôtre occupée par une femme d'Europe de l'Est avec sa fille de 3-4 ans, la cuisine était pas géniale, la chambre franchement pas plus... mais il y avait un salon, mon dieu, luxe indescriptible!!!

Veuillez noter, ce sera le seul salon que nous verrons de toutes nos visites. Les salons n'existent pas ici, un salon ne se loue pas, ne rapporte donc pas de revenus = n'est donc pas utile, et même indésirable.

Bref, cet appart-là était déjà éliminé avant même qu'on y entre: on s'était tellement gelé le derrière à trouver la place, et puis ensuite pour trouver un bus qui nous ramènerait à une station de métro... pas pratique du tout. Mais ensuite...arf....ensuite!! Pire!!! Cette fois-ci, encore un Indien (veuillez s'il-vous-plaît noter que je n'ai strictement rien contre les Indiens... mais malheureusement, les maisons qu'on a vu leur appartenant étaient tellement sales... ça a pas de bon sens!!! Je continue d'essayer de ne pas généraliser...mais... eeeeeurrrk), qui lui nous a montré 2 de ses maisons (!). La première avait une grande chambre, avec une baie vitrée... mais le reste de la maison était en décomposition, officiellement 'en rénovation', quelqu'un vivait en haut, et toutes les pièces seraient habitées/"habitables" d'ici notre installation... mais tout était à l'envers, il manquait du plancher, la cuisine était pas finie... Et c'était à au moins 20-25min de marche du métro (évidemment, il était venu nous chercher en auto, tiens tiens!! que nous vaut ce luxe??). La deuxième? Sale, SALE, SALE!!! Les murs, les planchers, TOUT, TOUT ÉTAIT COUVERT DE CRASSE. J'ose pas vous parler des toilettes, et même de la ''cuisine'' (4 pieds de comptoir, une vieille armoire pleine de coulis d'origine inconnue, un four en décomposition) à partager encore là avec... je sais pas, 5 personnes? Une cour qui ressemblait à un champ de bataille... On voulait se sauver en courant... Les gens étaient étranges... On était même pas encore partis que je demandais à Guillaume de me prêter son cellulaire pour rappeler le proprio du premier appart visité, (celui qui était trop loin), pour lui dire qu'on le prenait... (faut avoir un plan B dans ces circonstances). Celui-ci m'annonce que c'est un contrat de six mois... (aaah non!) pas grave, pas grave, on le VEUT!! On avait 3 r-v le lendemain, yavait encore moyen de changer d'idée entre-temps (non, quand vient le temps de me trouver un endroit où vivre pour les 8 prochains mois à l'autre bout du monde, je n'ai plus aucune morale).

On est revenus en miettes à l'auberge de jeunesse, au point où on a considéré sérieusement l'éventualité d'y rester...indéfiniement. Hey, pour le même prix qu'une chambre miteuse, crasseuse, on avait une chambre relativement propre, une toilette/douche DANS NOTRE CHAMBRE et une cuisine attenante pour nous tout seuls! Seul désavantage: 2 autres personnes dans la même chambre que nous..*hahaha* Petit détail.

Après tout, on venait de se faire une petite épicerie, question de garnir le frigo de 'notre' cuisine, avoir un petit semblant de 'chez-soi'... On se laissait les visites du lendemain pour y réfléchir...

Après la veille, tout nous semblait potable...

Première visite: quartier super cossu, paisible, on entendait les oiseaux chanter... toutes les maisons étaient superbes... 3min de marche, nous étions rendus à la chambre en question. Très bonne dimension, porte-patio donnant sur la cour dans la chambre, douche dans la chambre (mais pas toilette... juste un plancher avec un pommeau de douche, le tout derrière une porte dans un coin), lit de bonne dimension (mais mou, mou!!)...désavantage: la toilette à l'étage, à partager avec des gens louches qu'on a entrevu seulement, et petite cuisine crasseuse, les armoires recouvertes de la crasse de cuisson... four à propane (j'ai peur juste d'y penser) et 4 pieds de surface de travail (en incluant le four, mouahaha). Moi, ça restait mon appart préféré...parce que le gars ne demandait pas vraiment de contrat, seulement 2 semaines de dépôt, que le coin était cute..mais rien aux alentours (genre commerce, épicerie ou pubs).

Ensuite, on a repris le métro, on a cherché pendant 30min l'autre appart... 15min de marche du métro, dans un quartier plus animé mais un peu plus 'chaud' aussi... bon, voyons l'appart avant de juger... C'était aussi dans une maison, mais cette fois-ci, elle était tellement SOMBRE, j'ai eu l'impression d'entrer dans un manoir condamné depuis des années... je me rappelle même plus de la couleur des murs de l'entrée et de la cage d'escaliers, mais dans ma tête, c'est noir...gros tapis bourgogne sur les marches, on butait à chaque fois qu'on en montait une... Toute petite chambre, giga-meuble de rangement qui prenait le quart de la chambre... à peine de la place pour un lit double (qui n'y était pas encore), et rien d'autre...il faut savoir, puisqu'il n'y a pas de salon et que la cuisine est souvent microscopique, nous allons propablement VIVRE dans la chambre... alors...faut qu'on ait suffisamment d'espace pour pouvoir chacun s'asseoir qqpart avec notre ordi, ou pour lire... question qu'on soit pas toujours embarqués un par-dessus l'autre, déjà que d'être constamment dans la même pièce ça peut être lassant à la longue (tsé il y a des limites quand même à la fusion-passionnelle). La cuisine était grande, yavait même un divan (wow, une place où faire du sôcial, presque!!), mais les toilettes étaient, encore une fois, dégueulasses. Yavait même une douche attenante à la cuisine, un peu bizarre...tu penses ouvrir la dépense, ou une porte donnant à la cave, mais non, c'est la douche, beaucoup d'intimité en sortant en petite serviette! Moi j'ai pas aimé. J'aimais le coin où était situé l'appart, même si c'était un peu loin du métro..mais le manque de lumière, j'étais sûre de virer folle à un moment donné (déjà que c'est souvent gris ici).

Puis on est allés se perdre encore une fois dans un coin qu'on connaissait pas, la fille a essayé de m'expliquer le chemin 15 fois par téléphone, je comprenais RIEN de ce qu'elle disait... alors elle et son chum sont venus nous rejoindre au coin de rue où on était... encore 15min de marche jusqu'à l'appart, mais cette fois-ci, on se croyait vraiment en banlieue, plus rien de l'animation de la ville... dommage. :o(. Mais la maison... wow!! Tooooout était clean, blanc, beige, chambre un bon 15x12', des meubles neufs, un divan (!), la cuisine full equiped (et même une laveuse, et une sécheuse en chemin!), la salle de bain super belle aussi.. l'endroit parfait, bref. Mais...c'est loin! On leur a dit comme à tous les autres, on vous rappellera demain... ils nous laissent entendre que ça doit être avant 11h le lendemain, après ça ils la font visiter à qqun d'autre... bon, ils font de la pression, tant pis.

En revenant, Guillaume et moi on a un dilemme... On préfère tous les deux le look de la 3e, mais côté pratico-pratique (distance, station de métro, quartier, etc), je préfère un peu la première, lui la deuxième... Finalement, on s'entend, je vais faire un demi-mensonge: on a encore 2 visites pour le lendemain, mais je les appellerai le lendemain matin (samedi) à 10h pour leur dire qu'on le prend, et qu'on les rencontrera dimanche avec le dépôt. Après tout, c'est le plus beau. Je les appelle, avec le gars tout a l'air beau, mais soudain la blonde commence à parler derrière, lui devient embarrassé, il dit qu'il nous rappellera... c'est elle qui me rappelle 5min après, pour me dire qu'elle doit avoir le dépôt immédiatement, qu'on peut se rencontrer au centre-ville à la sortie d'un métro pour qu'on lui donne notre dépôt de 500 livres sterling (1100$$$!!!), comme ça, vite vite, ça presse!!! J'essaie de négocier avec elle, je lui dis que je me sens pas "safe" comme ça, qu'il nous faut au moins un reçu (strict minimum!!), elle dit qu'on peut aller dans un café internet imprimer ça... est-ce qu'on peut amener juste la moitié du dépôt? (1100$ à donner à des inconnus sans même s'être installés, ouch!!). Elle veut rien savoir.. Je lui dis que je vais en parler avec mon chum, que je la rappellerai... Guillaume trouve ça vraiment louche, on a tous les deux un mauvais feeling.. Je veux appeler ma mère!! *hahaha*. Ils nous rappellent, disent qu'ils sont prêts à nous laisser le permis de conduire du gars en garantie (wow, est-ce qu'il a même un char???), elle me dit qu'elle est prête à me laisser son passeport (elle a des problèmes d'immigration (de visa), elle doit retourner au Brésil anyways, qui me dit qu'elle serait pas contente de se retrouver sans passeport et donc sans permission de voyager??). Je finis par lui dire ok, mais on n'est pas rassurés...

On court visiter les 3 autres r-v de la journée, en espérant vraiment très fort trouver qqchose de mieux d'ici notre r-v en fin d'après-midi avec eux, et pouvoir s'en sortir avec des gens qui nous inquiètent moins que ça... Mais non, pas de chance!! Le premier appart est bien mignon, tout petit mais tout est neuf aussi, le tapis, la cuisine, c'est cute, la fille est super gentille, mais l'appart est situé sur la mauvaise ligne de métro, pour Guillaume c'est vraiment du trouble, et pour moi c'est assez loin aussi du centre-ville... Et puis c'est industriel au max dans le coin, du traffic, du béton et de la saleté, c'est tout. Et il faut marcher sur le toit d'un immeuble et prendre un escalier branlant pour se rendre à l'appart (très, TRÈS mauvais pour moi!). Le deuxième est carrément traumatisant... Toujours 30min pour trouver le foutu appart, on court partout parce qu'on a du retard dans notre horaire (1 rv/heure, c'est mal calculé), au moins 15min de marche du métro... C'est au 4e étage, escalier glauque, au-dessus d'une boutique condamnée/placardée... La laveuse est sur le palier (!), la douche est DANS LE COULOIR... Oui, dans le COULOIR. En entrant, c'est une des premières choses qu'on voit: une porte vitrée, 'censurée' avec des motifs dans la porte... en plein milieu du couloir. Oubliez les verrous là!! (PS: L'appart est à partager avec deux gars). Alors en me douchant, j'aurais vu les gars passer... brrr..j'aurais jamais voulu prendre ma douche quand Guillaume était pas dans l'appart... La cuisine était dégoûtante, comme d'habitude...mais la chambre était belle. Étonnant. Seul avantage. Pas assez!

On sort de là, on court au dernier r-v... bref, on retourne sur nos pas, on se trompe de direction de train, on prend le "National Rail" plutôt que le métro, avec le risque de se faire donner des amendes de 20 livres sterling chaque (on allait plaider notre ignorance de Canadiens, je sais pas si ça aurait marché ein?). On appelle le gars pour savoir l'adresse exacte....on rappelle pour être sûrs du chemin... on rappelle pour dire qu'on est maintenant devant la maison... ah soudain c'est plus le même gars qui répond au téléphone, mais il dit qu'il arrive... étrange... bon? Finalement, après avoir sonner 3 fois... un gars nous ouvre... on demande si c'est Winter? Naon? Il nous dit...que la chambre... est louée. !!!!!!!!)%*@!$%@#!((!%*. On est parti de là en sacrant en français (pour être un minimum polis) mais on a quand même presque envoyé promener le gars en tournant les talons... Hey, 1h de viraillage pour se faire dire, SEULEMENT À LA PORTE, (alors qu'on lui parle au tél depuis 1h!!), que la chambre est louée?? méchant niaisage!!!

Alors il nous reste quoi, ein? On se demande si on a envie de donner 500 pounds à des inconnus au métro Picadilly Circus 1h plus tard...Conclusion: Non! Alors on les rappelle...on dit que ça marche pas, qu'on ne se sent pas "safe", qu'on aime pas ça du tout, que c'est pas contre eux mais on n'aime pas la situation...Et enfin, ils nous proposent quelque chose qui nous rassure: ils nous donnent r-v à leur station de métro, près de l'appart, puis on se rend dans un café imprimer un reçu en bonne et due forme, puis on se rend à l'appart, et ils nous donnent notre clé qu'on peut tester dans la serrure..ENSUITE on leur remet le dépôt. GOOD! C'est ce qu'on a fait. Et on s'est arrachés 1100$ de nos comptes de banque pour leur donner en dépôt... Et 2 jours plus tard, on leur a donné le même montant pour payer le mois qui vient. Nous sommes maintenant officiellement pauvres comme Job... *soupir*