vendredi 18 avril 2008
Mr the Prime Minister
Juste pour le voir se faire aller le popotin, cette vidéo est très précieuse...mais en plus, la chanson est tellement entraînante, comment résister, humm..? (à la chanson, pas à Hugh, voyons!!)
Bassesses politiques et gastronomie écossaise...
Tant et aussi longtemps que son nom me rappelait la chanson Golden Brown, des Stranglers, ça allait.
Maintenant c'est foutu...il me fera penser à du Haggis.
Dans le Métro ce matin, "bitchage" en règle entre membres du même parti politique, le Labor Party (au pouvoir).
Mr Brown fait en ce moment sa tournée aux USA, serrant la main à qui-mieux-mieux à tous les candidats potentiels à la prochaine présidentielle (j'y reviens dans un instant).
His gloomy day began with an extraordinary attack by Labour peer Lord Desai, who said: "Blair was like champagne and caviar, Brown is more like porridge or Haggis. He is very solid, very nourishing but not exciting."
C'est du couteau dans le dos ça...surtout quand le même homme rajoute: He also branded the prime minister a "worrier" who looked "weak" and "indecisive". Ya pas grand chose qui accote ça par chez-nous, sauf l'acharnement contre le pauvre intello qu'est Stéphane Dion ;o)
Et je tiens à vous expliquer en quoi c'est si insultant, se faire traîter de Haggis.
C'est un plat traditionnel écossais, que je soupçonne être l'ancêtre de notre paté chinois. (Pour les Français, un pâté chinois n'a RIEN de commun avec la cuisine asiatique). Le haggis un plat divisé en trois parties, mais sur le sens de la largeur plutôt que sur la hauteur;
- Purée de pomme de terre,
- Viande hachée mélangée avec de l'avoine (peut être remplacée par mixture végé/avoine)
- Purée de navet.
Alors..ça vous fait pas penser à notre pâté chinois?!? (Petite explication rapido du pâté chinois; au fond: viande hachée; au milieu: maïs en conserve; au-dessus: purée de pommes de terre, appelées patates pilées. Le tout souvent agrémenté de ketchup dans un repas familial sans prétention... hautement impopulaire chez-nous, puisqu'on ne tolère pas que ma mère s'abaisse à cette cuisine "de base" quand elle peut faire tellement, tellement mieux.) Moi la purée de navet, je déteste profondément... la mixture végétarienne mélangée d'avoine était un peu pâteuse, mais pas trop mauvaise, avec des épices assez intéressantes. Quant à la purée de patates... ben...c'était de la purée de patates. J'ai pas détesté, finalement (en boudant un peu la partie de gauche au navet). Guillaume par contre, après 2 repas comme ça d'affilée (oui, ils le servent au petit déj. aussi) en avait plutôt marre.
Alors, selon vous, est-ce que le pâté chinois pourrait venir de nos ancêtres écossais, venus en assez bonne quantité peupler les terres vierges d'Amérique?
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Pour en revenir à la visite de Gordon Brown aux États-Unis, je trouve un peu pathétique, quoique relativement normal, qu'il ait fait la tournée de tous les candidats, et qu'on le voit à la fois souriant et serrant la pince à Bush, Obama, Mrs Clinton et McCain... et les journalistes ont ressorti un cliché d'un de mes films favoris, Love Actually;
But they (Brown & Bush) both put on a smiling, united front as they repeatedly insisted the "special relationship" was getting stronger by the day.
Ça m'a fait pensé à un discours bien cliché, bien mélo, et bien senti qu'avait prononcé Hugh Grant, qui occupait le rôle du jeune et good-looking Premier Ministre (voir ici Tony Blair avec plus de couilles, selon la suite:), réalisant enfin le fantasme du peuple anglais; mettre ses culottes contre ces arrogants d'Américains. Le beau Hugh faisait l'éloge des grandes réalisations et grands personnages de l'Angleterre...mais je vous laisse Hugh le dire lui-même, les Anglais en sont si fiers, que j'ai vu un extrait du discours sur un panneau publicitaire dans le métro:
L'Europe nous envoie ses odeurs de m****

Eh bien, les autorités ont tenu à rassurer tout ce beau monde, nous expliquant que "the smell was caused by a combination of agricultural and industrial pollution carried from Northern Europe." Oui, nous avons été victimes de grands vents provenant de l'est, chargé de pollution et de mauvaises odeurs européennes, alors que nous respirons habituellement l'air pur, non pollué (c'est leurs mots) de l'océan Atlantique.

lundi 14 avril 2008
Petits plaisirs pour les sens...
Le retour au travail n'a pas été de tout repos...
Mais le retour à la maison a été très agréable...
Rangée d'arbres tout en fleurs d'une riche couleur fushia.
Les narines qui frétillent à force de tenter de capter l'odeur subtile qui virevolte avec la brise.
Le soleil qui perce les nuages après une journée où se sont alternés pluie et beau temps (et gros nuages pour le petit vingt minutes que j'ai passé à l'extérieur pendant mon heure de dîner).
Le bruit d'un marchant de glace ambulant avec sa sirène qui évoque tous les plaisirs glacés de l'été (il faudrait bien que je le trouve et que je l'arrête, un bon jour...c'est si rare dans ma campagne natale des marchants de glace ambulants...)
Et juste avant de rentrer, j'ai un aperçu très agréable des arbres dans la rue derrière notre appartement; de grands arbres couverts de pompons blancs, qui donnent l'impression que les arbres sont recouverts de ouate (euh pour les Français... coton facial? *hahahahahah* ouuff c'est moins poétique soudain!)
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Vous avez sans doute (hum!) remarqué mon changement de style...
Je tenais simplement à vous avertir que ça pourrait changer encore...je me cherche *hahaha*
Même si j'aimais beaucoup les couleurs de l'ancien style, elles ont fini par me tomber royalement sur le coeur....et puis c'était pas évident, je crois, de lire du blanc sur vert... et vu la quantité de textes que je mets ici, j'ai voulu épargner vos yeux et vos méninges ;o) Voilà, c'est plus aéré, plus facile à lire... mais c'est MOOOOCHE!!! *(Merci tout de même Véro pour tes compliments...mais c'est pas encore tout à fait à mon goût....mais merci beaucoup quand même ;o)) Bon voilà, je trouve ça un peu fade... et la petite maison (asiatique? un phare?) en haut à gauche...bof. Il fut un temps jadis où je faisais mes sites web moi-même en html.... mais voilà, il y a près d'une décennie de cela, et je dois aussi avouer que les "frames" n'ont jamais été mon fort, alors pour un blog, c'est pas gagnant... Alors je vous demande d'excuser les changements de style, s'ils venaient à survenir (tout d'un coup, ein, paf!).
dimanche 13 avril 2008
Mme Tussaud (billet tout en image!!)
Le billet d'entrée est normalement de 25 pounds pour un adulte. Lorsqu'on vient directement du Canada, ou des États-Unis, cela représente la rondelette somme de 50$, ou même un peu plus. Ce qui, en soi, est t-o-t-a-l-e-m-e-n-t scandaleux. Mais j'avais trouvé un petit encadré dans un journal à potins (ma lecture quotidienne, vu que j'essaie d'éviter maintenant tout ce qui est sanglant avant 9h le matin), qui offrait un billet gratuit à l'achat d'un autre plein prix... Ça revenait à 12 pounds chaque, c'est tout de même cher, mais "la pilule passe mieux".
L'exposition débute avec une grande salle remplie de "célébrités", hollywoodiennes et anglaises. Morgan Freeman (très réussi), Kate Moss (frileuse), Naomi Campbell (la panthère), Jean-Paul Gaultier (honte à moi, je n'arrivais pas à mettre un nom sur ce visage!), Brangelina (eh ouais, pourquoi séparer leurs noms ein, soyons aussi kitsch et paresseux que les médias) (d'ailleurs Brad est un échec retentissant, quelle déception! - ce qui n'a pas empêché certaines visiteuses de lui tâter le derrière), Jennifer Aniston (on devine qu'il y a eu un déplacement de statues il y a quelques années...*hum*), Tom Cruise, Nicole Kidman (magnifique) (étrangement, à moins de 3 mètres de distance l'un de l'autre), John Travolta (manqué), Britney Spears (grimpée sur un poteau de danseuse, la tête à l'envers, et qui RESPIRE, oui!! ça fait peur!!), etc, etc...
Voici un petit extrait de nos folies "reconstitution de rencontre avec les stars";
Remarquez à quel point chéri est galant, se préoccupant de la température corporelle de la chétive Kate Moss, et à quel point Nicole Kidman est plus vraie que nature... petit chanceux, il a réellement l'air de poser avec la grande et belle Nicole ;o)
Puis il y a une petite pièce "Charlie's Angels", un de mes films cultes (et cu-cul, oui oui!), et j'ai eu un grand plaisir à jouer la "troisième Angel"... Mes idoles de Girl Power!!! *hahahaa*
Puis suivait une salle remplie de "personnages de films", Johnny Depp dans les Pirates des Caraïbes (s'il ressemble réellement à sa statue, et ça semble très ressemblant... eh ben en vrai il est aussi bavant qu'en photo.... hummmmm :D), le gigantesque Incroyable Hulk, Indiana Jones, Superman (le seul et unique, authentique, Christopher Reeves... celui qui fut, dans mon enfance, l'homme de mes rêves et mon futur époux, oui!!!! Dans mes rêves, il m'amenait à l'école tous les matins, en volant ;oP), James Dean (petit!), Elvis (raté...zut), John Wayne, Nicolas Cage, Robin Williams...
Puis venait la salle des sportifs, avec Mohammed Ali, Tiger Woods, Lance Armstrong, David Beckam, et tout plein d'athlètes que je ne connais pas du tout... Nous avons tous les deux pris des photos avec Tiger Woods, tentant de lui montrer dans quel angle putter... ;o) Très amusant (photos prises expressément pour mon père, évidemment ;o))
Puis venait enfin le clou de l'exposition... et j'ai nommé...
LA FAMILLE ROYALE, oui, mesdames et messieurs, j'ai rencontré, en personne (j'évite l'expression "en chair et en os", *hahah*), tous les membres de la famille royale. Vivants, et trépassés. Ils y étaient tous; la reine mère (celle de Beth II), Sa Majesté Son Altesse Royale (vaut mieux donner trop de titres que pas assez...*hahaha*), son mari-accessoire (il paraît que non, mais j'aime bien penser que oui) le prince d'Édimbourg, son A.R le Prince de Galles, sa mal-aimée d'épouse (en tout cas, moi je me demande ce qu'elle fait là!!), le fabuleux 2e héritier du trône Williams et son frère qui commence à être pas mal good looking lui aussi, le fêtard prince Harry, et Diana, qui était un peu en retrait en face du portrait "familial", un peu tristounette du regard et des lèvres pincées, mais elle y était. Vous aurez constaté à la première photo de ce billet que je suis très à l'aise avec la royauté - ça doit être parce que je les ai étudié et que je connais tous leurs petits secrets *niafniafniaf* J'ai aussi fait une "bine sur l'épaule" à la reine, mais j'avais trop le fou rire, alors elle n'a pas très bien sorti... tant pis, je garde celle avec la pose officielle et réservée...NE PAS TOUCHER LA REINE, PROTOCOLE, PROTOCOLE GUILLAUME!!
Puis venaient les icônes de la peinture, de la science et quelques uns de la musique; Einstein, Van Gogh, Picasso, les Beatles (j'ai touché à Paul, wooow! *hahaha*), Christina Aguilera (quessé qu'elle fait là?...bon vous verrez que Guillaume a préféré ne retenir que son atout principal...*hum* on voit où les gars regardent...) et Freddy Mercury (rock on!!), pour ne nommer que ceux-là...Puis se sont enchaînés les hommes politiques et religieux, Castro, Arafat, le Pape (le vrai de vrai, JP2!!!!), le Dalaï-Lama, Poutine (avec sa gueule d'enterrement que j'ai sans succès tenté d'illuminer un tout ptit peu), Bush (extrêmement peu ressemblant, mais ça ne m'a pas empêché de lui faire des grimaces), Blair (beaucoup plus bel homme que Gordon Brown!), et tout plein d'hommes politiques des temps passés; JFK, Reegan, Tatcher (femme, scusez!), Churchill, Lincoln, Washington, etc, etc, etc... Ce fut plutôt drôle de poser avec eux...mais je dois remettre à César ce qui revient à César: Guillaume est bien meilleur improvisateur de "postures hilarantes en compagnie de personnages célèbres"... c'est donc pour ça que vous le voyez plus souvent que moi... ;o)
Ah oui, tiens...et je vais terminer avec le bout "dégoûtant" de l'exposition: après un petit 2min dans un labyrinthe très noir rempli d'acteurs qui sont là juste pour nous faire peur (les maudits!), il y a une petite expo sur des trucs crades... Et la pièce qui selon moi vaut le plus le détour est la lame de guillotine qui a servi à trancher la tête... de Marie-Antoinette!! Tout de même assez impressionnant à voir... et assez épouvantable!!! (voici donc la lame et la dame, lorsque sa tête tenait encore sur ses épaules....)
Puis, pour motiver un peu le prix ahurissant des billets, on a eu droit à un petit tour de train; on se serait cru en plein Walt Disney, il y avait des mannequins très réels qui bougeaient dans tous les sens...une espèce de reconstitution de l'évolution de l'histoire de la Grande-Bretagne, d'Élizabeth Iere à aujourd'hui... très joli... mais plutôt court.
Et ensuite, le clou du spectacle (hum!), un petit film animé, projeté sur le plafond d'un gros dôme, et plus particulièrement adapté pour les enfants.... bref, franchement pas intéressant, mais ce n'était que 8 minutes...une éloge peu subtile du "les stars sont essentielles, sont magnifiques, sont géniales" (comprendre; merci aux célébrités d'être venues poser pendant des heures pour qu'on fasse leurs silhouettes).
Et voilà! C'était ma visite chez la très célèbre Mme Tussaud... l'exposition n'était pas très bien organisée, les mannequins étaient souvent placés trop près l'un de l'autre, ce qui rendait difficile la "pose de photo avec la célébrité"... et il y avait tellement de gens, même un lundi après-midi d'avril, qu'on avait pas le temps d'examiner le travail de moine des concepteurs de statues; c'était plutôt du "hop on prend la photo! hop on s'en va et on laisse la place au prochain!" Et l'explication du processus de conception des statues...est à la fin. Ce qui prouve bien sûr que les responsables savent très bien que les gens veulent d'abord se faire photographier... et qu'ils se foutraient de la conception au tout début... (comme la Chapelle Sixtine qui est tout au fond et à la toute fin du musée du Vatican...tout le monde court jusqu'à la Chapelle, et ensuite, on peut plus retourner sur nos pas!! faut savoir...zut!). Bref...plusieurs lacunes... et le soulagement de n'avoir pas payé le plein prix... d'ailleurs, je ne vous le recommande pas tant que ça!!
dimanche 6 avril 2008
Week-end of Tourizzzz-mmmmm
Bref, si un jour vous passez par la Tour de Londres, ça vaut le détour, même à 14 pounds la visite... ;o) Mais prenez la journée au complet, parce qu'il y a une tonne, une TONNE de choses à voir...
Y NEIGE!!!!!!!!!!
Les deux photos du dessus sont juste à côté de chez moi, la première presqu'en face de notre appart (ce qui veut dire que je passe dessous avec émerveillement tous les jours), et la deuxième, la magnifique rangée d'arbres fushia, j'ai les narines qui frétillent allègrement pendant la minute exquise où je les longe.... bonheur olfactif assuré ;o)
Et ces trois-là, c'est au St. James Park, au bout duquel est le Buckingham Palace... je vous le montrerai davantage la prochaine fois ;o) (Et pour la dernière photo, on a fait le tour du plan d'eau juste pour lui, il était magnifique au soleil couchant... ET LÀ IL NEIGE!!!!!!! YOUPPI!!!!!)
samedi 5 avril 2008
Vendredi mouvementé (boulot, argumentations politiques & religieuses...et une B.A)
C'était la folie furieuse.
Nous organisons un événement à grand déploiement, le 20 avril, et rien n'est prêt. Depuis janvier qu'elles sont supposées s'en occuper, mais avec la boss constamment à l'hôpital pour ses traitements, une stagiaire qui vient de retourner avec joie en Allemagne, l'assistante de la boss qui essaie de tout faire en même temps mais qui a une certaine limite (ça m'étonnerait pas de la voir en burn-out avant mon départ), et moi qui est occupée à plein temps avec un projet tout à fait différent de celui du 20 avril...Eh ben ya rien de fait. Et oui, nous sommes le 5 avril. Tant pis pour elles? Naaa... tant pis pour moi et tout le monde, parce qu'on va en baver.
Je n'étais d'ailleurs pas supposée avoir "droit" à mes vacances avant cet événement, vu les préparatifs monstres. Mais puisque j'avais fait du bon travail pour l'inspection des dossiers de mon projet (ok, ok... je vais être réaliste; puisqu'elles ont maintenant peur que je m'en aille: ...), ma boss m'a donné ma semaine de congé... en échange (!?! ein? j'y ai droit à ces vacances, 20 jours par années, 20 jours!) que je vienne travailler les dimanches pour aider la pauvre assistante qui travaille 6 jours/semaine. Ben j'ai des petites nouvelles; je pars de l'Angleterre dans 2 mois, et d'ici là, je tiens à mes w-e. Déjà que le 20 avril c'est un dimanche, et que je devrai probablement aussi travaillé le samedi d'avant... donc, faites le calcul; 12 jours d'affilés. Pfff. Job miteuse. Marre marre marre.
Bref, journée de fou. Envoi postal; 1250 enveloppes, qu'il faut "remplir", affranchir avec les étiquettes d'adresses et les timbres. Nombre total de manipulations: Prendre l'enveloppe, mettre le formulaire (récalcitrant) dedans, faire le pli du rabat et coller l'enveloppe (vive les enveloppes auto-collantes, qui ont épargné ma langue), ça c'était l'étape 1. Ensuite, moi je fais ça différemment, en prétendant d'avoir la bonne méthode puisque celle qui prévaut dans la production en chaîne; je mets tous les timbres, puis toutes les étiquettes. Faut rester focusé. Finalement, j'oublie parfois des dizaines d'enveloppes à la fois dans mon processus. Pas gagnant...
J'avais de l'aide, mais j'avais surtout; autre chose à faire. On a une visite des inspecteurs la semaine prochaine, et d'habitude, je suis celle qui connaît tout des dossiers et peut répondre aux questions. Là ils devront faire sans moi. Petite punition pour notre consultant, qui est un vrai rapporte-panier lorsque vient le temps de dire à ma boss que je suis pas contente du travail, ou que Guillaume a des problèmes de visa (quels problèmes, humm mon cher? Yen a pas de problème, on FOUT LE CAMP, mais ça, j'étais pas pour te le dire). Il affrontera les inspecteurs tout seul, bon.
Mais entre-temps, fond de culpabilité et sens des responsabilités obligent, j'avais des tonnes de trucs que je voulais faire avant mon départ. Éviter les erreurs à tout pris. Quand les collèges envoient leur paperasse à la dernière minute, c'est difficile à gérer. Je peux passer 2 jours à ne psa savoir quoi faire de mes 10 petits doigts, et pouf tout d'un coup, c'est l'alerte générale, le branle-bas de combat...mais ça ne regarde que moi, alors ein, l'assistante, elle en a rien à foutre, et elle me lâche un coup de fil pour bien s'assurer que la petite nouvelle ne fait pas toutes les enveloppes toute seule; "T'avais bien planifié, n'est-ce pas, dans ton planning de la journée, que TOUTES LES ENVELOPPES doivent être envoyées ce soir?" (ben oui, mais ya 2 semaines, on a fait un envoi de 1000 enveloppes aux mêmes personnes, pourquoi ya personne qui a pensé à mettre ce formulaire dans l'envoi en même temps, ein?? et les frais d'envoi qui s'en trouvent doublés, et le papier, ein, mes forêts à moi, t'en a rien à foutre de mes forêts???)
Bref, j'avais la tête "grosse de même", alors quand le gars qui vient nous faire des livraisons de fourniture de bureau est venu, comme d'hab, avec sa giga-pile de boîtes (9 encore), et qu'il avait l'air pressé, et que je l'étais beaucoup dans ma tête aussi... alors quand il m'a demandé de signer au no. 1, et que j'ai vu que c'était pas le bon nom de compagnie, et que je lui ai dit, et qu'il m'a dit "c'est pas grave, signez au no. 1 quand même", et que j'ai trouvé ça bizarre, mais puisque je suis pas au courant de ce qu'on commande j'en savais rien...eh bien j'ai signé, et il est parti. Et après, je me suis faite tomber sur la tomate parce que c'était effectivement pas pour nous. Aaah et puis j'en ai quoi à foutre ein?!?!
J'en avais davantage à foutre quand, entre 4 choses que j'étais entrain de faire, j'ai voulu acheter par internet ma passe de transport mensuelle (à 135 pounds/mois). Ben oui, je fais ça au travail, mais faut bien que je rentre le soir, et j'ai pas envie de leur donner 2,50 livres sterling juste comme ça pour le plaisir. Chaque fois que je pesais sur le bouton "passez la transaction" ils me disaient toujours qu'une erreur avait eu lieu, et qu'il fallait que je recommence. J'ai recommencé 4 fois. Là-dessus, (seulement!) deux transactions sont passées. Je venais d'acheter 2 passes mensuelles, pour le mois d'avril, à 135 livres sterling (285$ environ) chaque. AAAAAAAAAH! Bordel. Mauvaise, mauvaise journée.
J'ai fait une heure d'overtime, juste pour être sûre que tout était en ordre dans mes papiers...avec Guillaume à mes côtés. Oui, chéri était venu me rejoindre au travail parce qu'on avait rendez-vous avec une ancienne collègue, Nasima, pour souper dans un resto Thaï avec ses copains.
Nous sommes allés dans une brasserie "extérieure", avec des tables à pique-nique partout dans la cour intérieure, une ambiance très jeune et presque familiale selon les tables. Nous avions des Britanniques à notre droite, des Espagnoles à notre gauche...sympathique. Une bonne grosse bouteille de Magners (cidre) plus tard, mon cerveau se débarrassait à grands coups de pelle des détails chiants du travail.
Puisqu'il nous restait du temps, nous avons marché sur la rue Bricklane, quartier indien mais aussi très jeune et multiculturel, c'est fou ce qu'un beau coucher de soleil peut faire sur les quartiers les plus moches...*hahahaha* Nous sommes entrés dans un café/bar au décor ecclectique, mélange d'indien/perse avec ses tissus plein de petits bouts de miroir, de gigantesques et moelleuses causeuses, un oiseau empaillé, une photo du boxeur M. Ali, Stallone, une tapisserie en macramé..... La serveuse (qui avait l'air un peu gelée) avait un très léger accent, j'ai suivi mon instinct et je lui ai demandé si elle parlait français; c'était une Française, wouppi! Je vous dis j'ai l'oreille pour ça (quoique la plupart des Français parlant anglais me laissent la tâche plutôt facile!!).
Nasima est venue nous chercher au pub avec la fourgonette d'un ami. Nous nous asseoyons sur la banquette du milieu; Farhad, à peine assis, se met à nous hurler dans les oreilles "Hey guys, you studied History, right??? I LOVE HISTORY SO MUCH GUYS, THIS IS SO NICE, WE HAVE TO TALK ABOUT THAT!!!" Nasima me glisse en douce; "il a bu chez-moi, il a un peu trop abusé sur le vodka-jus d'orange". Ah...oui je vois... non en fait...J'entends. Il me casse les oreilles, c'est assez pénible. Et pendant qu'il tente de maintenir (infructueusement) une conversation logique et structurée avec nous, il hurle à son ami-conducteur le chemin à prendre. On sent que ce sera pénible.
Arrivés au resto, relativement chic (avec un trio jouant du jazz dans le fond de la salle, humm agréable), Farhad s'asseoit devant Guillaume au bout de la table, moi à la gauche de Guillaume... zut, on va être pris avec lui toute la soirée... aaaarg. Il continue d'hurler sans s'en rendre compte, tout le monde lui dit de baisser le ton mais il n'en a rien à foutre... Il me redemande pour la 4e fois ce que j'ai étudié (les reines de France, man, c'est-tu si dur que ça à se rappeler?!? t'écoutais pas, dans l'auto?!!). Le sujet de Guillaume, il s'en rappelait. Il adore l'histoire des États-Unis et de la France, alors les 2 ensemble, Guillaume ne pouvait même pas placer un mot tellement le gars était emballé par son sujet de maîtrise (c'est fou ça, le gars est passionné par la spécialité de Guillaume, mais le laisse pas faire une phrase complète... aaaaaarg l'alcool!!!!).
Farhad mélangeait critique historique (j'aime beaucoup parler d'histoire avec les gens, mais dès qu'ils se mettent à parler à travers leur chapeau, ça m'irrite au plus haut point. Et pourtant, je pense que je suis une rare minorité de diplômés en Histoire qui, plutôt que de monologuer sur leur sujet d'expertise, vont avoir l'humilité de reconnaître qu'il y en a tant à savoir, que je ne sais presque rien... alors quand on prétend devant moi faire l'analyse de circonstances historiques sur un sujet X d'il y a 400 ans, souvent, je ronge mon frein) et discours...attention... anti-démocratique. Selon lui (d'accord, pour la précision, il est musul..., mais semble avoir grandi en Angleterre), le régime démocratique est plein de failles, et (si j'ai bien suivi son argumentation baignée d'alcool) brime le droit à la liberté d'expression (!?!?!). Il disait que c'était une erreur que de tenter d'imposer le même régime politique à tous les pays du monde, parce que certains n'en étaient pas au même point dans l'évolution. Je tentais d'amener mon point, qui est que tout de même, selon moi, la démocratie est l'ultime étape, la dernière, mais je n'avais pas le droit, moi non plus, à ma minute de droit de parole (dur d'argumenter avec une personne ivre, à noter!).
Ça devenait lourd, alors j'ai commencé à parler avec son ami Don, en face de moi. Lui aussi était contre la démocratie. Je recommence ma tentative d'argumentation; toujours le même problème, j'écoute un monologue sans avoir la permission d'y ajouter mon grain de sel. Ça commence à m'énerver. Je me désintéresse, et je tente d'avoir une conversation avec les filles, mais on est enterrés par les 2 gars. Guillaume profite d'une seconde où Farhad est aux toilettes pour parler avec Don, qui lui semblait plus ouvert à la discussion (ouais mon oeil).
C'est quand il a mentionné la chari*a, pour ensuite en faire l'éloge, que j'ai décroché. J'ai bien tenté de me répéter mentalement que, dans le fond, je ne connaissais presque rien à cette loi, ce mode de justice. Qu'au Canada on s'était insurgé contre la tentative d'avoir une cour de justice parallèle à Toronto qui aurait le droit d'appliquer la chari*a. Que j'étais donc par définition, toute aussi subjective que lui. Mais j'en étais bien incapable. Alors je me suis complètement fermée à la discussion. C'est pas bien, dans le fond. Guillaume avait la bonne façon d'utiliser cette discussion; tenter d'en apprendre davantage, de comprendre. Moi, quand on parle de lois et de cultures qui répriment les femmes, il n'y a rien qui va me faire comprendre, rien qui me fera pencher vers un compromis, vers un "je comprends ton point de vue". Non, je comprends pas, et je ne veux pas comprendre. Je suis contre, point.
Alors, pour ne plus entendre ce que je considérais comme des conneries, je me suis tournée vers Nasima et je lui ai fait part de mon malaise. Je lui ai dit qu'au Canada, on était contre la chari*a, on s'y était opposé, que je considérais que c'était sexiste et que les décisions lésaient les femmes. Elle m'a dit qu'elle, et la plupart des femmes musulm*anes, n'avaient rien contre la charia. Que comme n'importe quoi, il y avait des extrémistes, minoritaires, mais que la majorité était modérée et s'en satisfaisait. Elle m'a aussi dit, un verre de vin à la main, qu'elle se sentait mal à l'aise de me parler de ça en buvant de l'alcool (évidemment, les musulm*ans ne sont pas supposés boire de l'alcool... je constate qu'ils respectent peu cette restriction), mais qu'une fois sobre, elle me ferait part de sa vision des choses. Ça m'a un peu rassurer. J'aimerais avoir l'opinion d'une femme musulm*ane. Elle semble assez (beaucoup) modérée, pas de voile, elle boit, elle fume, je ne sais pas si elle fait le ram*dam, mais je sais qu'elle fête les deux fêtes importantes de l'année musulm*ane (c'est comme s'ils avaient 2 Noël, les petits chanceux!).
On devait sortir ensuite, mais il était trop tard pour nous, il fallait rentrer.
Une fois rendue sur la fameuse pente à l'approche de notre appart (j'aime faire semblant qu'elle est inhumaine, mais bon... avec de l'entraînement, on la sent presque plus *hum*), il y avait une jeune maman qui poussait, faiblement, une poussette avec sa petite fille de 3-4 ans dedans. Elle semblait avoir toute la misère du monde à pousser, et pourtant, elle était au tout début de la pente. Je lui ai demandé si elle avait besoin d'aide. Allons, il est 11h30, elle semble épuisée, j'ai encore de l'énergie, j'offre mon aide.
Elle avait l'air tellement heureuse. Évidemment, Guillaume a insisté pour pousser la poussette (il a son honneur!). Pendant ce temps, la jeune femme nous remerciait sans cesse. Mon "détecteur d'accent" se met à bipper. Je pose ma question habituelle: Do you speak french? Ah ha, je l'avais encore!!!! Elle était Congolaise, et avait fait ses études universitaires en Belgique. Elle semblait aussi bien contente de parler en français, et n'avait pas le petit air déçu de la Française du bar plus tôt, quand on lui a dit qu'on était Québécois (je suppose qu'elle espérait des compatriotes!). Une fois rendus à destination, la Congolaise nous a remercié une autre dizaine de fois, et nous a dit 3 fois "Que Dieu vous bénisse".
À la fin d'une dure journée, juste avant d'aller dormir... nous avons tous les deux trouvé ça étonnament bienfaisant... Étonnant comme une personne, en nous parlant d'une entité de plus en plus ignorée et négligée, peut nous mettre un petit velours... C'est une formulation que nous utilisons très peu au Québec...en fait, pas du tout. Les anglophones disent "Bless you" quand on éternue... alors que nous disons un très laïque "À vos souhaits", comme je fais un souhait quand il est 11:11, quand je lève les pieds en passant en voiture au-dessus d'un chemin de fer (je sais c'est bizarre), quand je souffle mes chandelles sur mon gâteau d'anniversaire... Mais que Dieu me bénisse, ouais, ça n'arrive pas souvent. Et quand c'est en remerciement d'une bonne action...
Bon, on peut y croire, on peut ne pas y croire. Mais c'est tout de même l'expression d'une belle gratitude, et d'un souhait sincère que quelque chose de bien nous arrive, de la part d'une inconnue totale... Ça a fait du bien.
(désolée pour les *, je reçois beaucoup de commentaires sp*am sur ce message en particulier, je me suis dit que c'était peut-être à cause des mots-clés que j'ai utilisé pour rédiger mon billet...)
vendredi 4 avril 2008
Filature

C’est la deuxième fois ce matin qu’il me fait le coup. Cette fois-ci, il a surgit d’entre deux voitures, alors que la dernière fois, il semblait attendre « quelque chose » sur le banc qui borde le trottoir.
Nos regards se sont croisés. Je ne l’ai pas vraiment reconnu, mais à la façon qu’il a eu de me fixer, je savais que c’était lui, puisqu’il m’avait reconnu. Plutôt qu’un regard « qui balaie », lorsque l’on croise le regard de quelqu’un dans la rue, et qu’une fraction de seconde plus tard on veut poser ailleurs, il m’a fixé quelques secondes de plus. Je me suis dit « ça y est, c’est encore lui ». Je l’ai dépassé. Je fais des grandes enjambées, je pensais le devancer suffisamment pour avoir la paix. Il y avait des gens devant et derrière moi, à quelques mètres, ça aurait du suffire à me rassurer. Mais je l’entendais, quelques pas derrière moi. De manière un peu puérile, un peu naïve, j’ai sorti mon canif que j’ai miraculeusement retrouvé ce matin (depuis 2 semaines je le cherchais!)…il était dans ma poche de manteau où il est toujours. Triple nouille. J’ai ouvert la ridicule lame de 2 pouces, et je l’ai remise dans ma poche. Évidemment, je me suis piqué avec, et dans l’état de nervosité où j’étais, ça m’a fait sursauté. Puis, des pas de course. Mais qu’est-ce qu’il me veut?!?! J’ai bifurqué dans le stationnement devant un logement, mon chemin habituel, celui qui mène au raccourci (celui d’où est sorti un gars qui venait de se faire poignarder, du moins à ses dires, vous vous souvenez?). Il a dépassé le stationnement, mais je l’ai vu accélérer le pas, et je me suis dit; merde, il prend le chemin perpendiculaire, quelques mètres plus loin, celui qui est bordé d’une haute haie. Ce qui veut dire qu’une fois que j’aurai longé le derrière du bâtiment, il me prendra par surprise lorsque je serai obligée de passer à travers le chemin étroit qui s’est fait un trou dans les buissons. L’embuscade parfaite.
Tout aussi puérilement, je remonte la fermeture éclair de mon gros manteau duveteux. S’il m’attend avec une lame, peut-être que mon manteau amortira le coup.
J’avais encore les mains occupées sur ma fermeture éclair, et donc les mains hors des poches, et donc le canif hors de portée, lorsque je l’ai vu. Il m’avait pris d’avance, je ne m’attendais pas à le voir là. Il se tenait, appuyé, sur le mur de brique du bâtiment que je longeais. J’ai sursauté, mais je n’ai pas voulu montrer ma peur. Tout en continuant de marcher, j’ai lancé, en mettant le plus d’assurance possible dans ma voix; « Why are you following me?!?! »
Il a répondu quelque chose qui ressemblait à « Ago, Ago ». Tout aussi incompréhensible que la première fois qu’il m’avait suivi, et qu’il m’avait crié quelque chose d’inaudible… mais cette première fois, il s’était tenu pas mal plus loin. Il semble prendre de l’assurance à chaque fois, et fait de moins en moins d’efforts pour se cacher.
Je l’ai dépassé. J’ai continué ma route, comme quelqu’un qui ne s’inquiète pas outre mesure. Mais j’ai passé mon temps à me retourner. Et jusqu’au bout du raccourci, je le voyais de loin, qui me gardait à l’œil. Je n’ai été rassurée que lorsque j’ai été rejointe par d’autres qui sortaient du stationnement/cour à scrap où je m’étais aventurée.
Maintenant, je me demande réellement si je vais continuer à prendre ce raccourci…
La question ne se poserait pas, s’il était grand, fort et semblait dangereux.
Mais il n’a pas plus de 11 ou 12 ans.
Eh oui, ce n’est qu’un enfant. Est-ce Londres qui me rend parano à ce point-là? Est-ce la criminalité des jeunes ici qui m’épouvante, et plus particulièrement (désolée mais c’est la réalité) des jeunes noirs? Toujours est-il que je me sens plutôt ridicule d’avoir peur d’un enfant… Évidemment, je suis très bonne pour me faire 10 000 scénarios dans ma tête. Pour moi, il y a trois possibilités;
1. Il est dangereux et n’attend que le bon moment pour me sauter dessus avec un couteau, possiblement pour commettre son premier crime et s’en vanter à ses petits copains (je sais, dit comme ça, ça parait encore plus ridicule).
2. Il a un complice plus âgé qui l’attend dans le raccourci, et au moment opportun, quand le chemin sera complètement libre, il lui fera signe et ils me sauteront dessus à deux.
3. Il sait que c’est un coin dangereux (et effectivement ce l’est à la nuit tombée, en tout cas selon mon propre avis… mais à 8h du matin, il me semblait que c’était « too early for crime »), et puisqu’il sait, lorsqu’on se croise au début de mon chemin, que j’emprunterai ce fameux raccourci semé de dangers, il tient à me suivre et à s’assurer que s’il arrive quelque chose, il pourra intervenir ou aller chercher des secours (ce qui expliquerait pourquoi la dernière fois, il m’a crié quelque chose lorsque j’étais rendue à l’amas de déchets et de gros containers qui est effectivement une bonne planque, du moins dans le noir).
Il y a aussi une quatrième option, que je trouve totalement ridicule (oui, plus que les 3 autres!), et c’est l’idée de Guillaume; le petit aurait un « kick » sur moi (béguin), et il me suivrait pour cette raison, toute innocente et enfantine d’un premier amour visuel et à distance.
N’importe quoi.
Maintenant, je n’espère qu’une chose; croiser le petit morveux alors que je suis avec Guillaume (qui m’accompagne environ un matin par semaine, lorsqu’il commence tôt), et lui demander, dans le blanc des yeux, « C’est quoi ton problème?!?! ».
Néanmoins, s’il est réellement là pour surveiller le passage et s’assurer que j’arrive à bon port au bout du raccourci, ça pourrait être relativement rassurant (tout le contraire d’en ce moment…) et même plutôt galant…
Ah, moi et ma parano!
Jukebox matinal

